<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425</id><updated>2011-04-21T22:58:23.516+02:00</updated><category term='Intro'/><category term='Lettres étrangères'/><category term='Nécro'/><category term='Idoles païennes'/><category term='Musique'/><category term='Poesie'/><category term='Manuels de survie'/><category term='Cinéma'/><category term='Nombrilisme'/><category term='Reflexions'/><category term='Art'/><category term='Polis'/><category term='Panthéon personnel'/><category term='Actu'/><category term='Lettres françaises'/><category term='In extenso'/><title type='text'>Cahiers d'un Anarque</title><subtitle type='html'>&lt;br&gt;&lt;img src=http://img401.imageshack.us/img401/4839/anarque4jz8.jpg&gt;

&lt;br&gt;&lt;br&gt; "Si la société devient insupportable, alors je deviens Waldgänger" E.J.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>63</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-5536724773184555682</id><published>2008-10-01T02:31:00.005+02:00</published><updated>2008-10-01T03:07:01.192+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Intro'/><title type='text'>Un an après...</title><content type='html'>Revoilà votre serviteur debout sur ces deux pieds après 365 jours d'inactivité! Une année sabbatique, en d'autres termes. Inutile de préciser que je ne sais pas si cette page internet, que l'usage veut qu'on affuble du nom grotesque de blog (merde quoi, on dirait un nom de meuble Ikea!), survivra bien à cette résurrection inopinée. Wait and see.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inutile de préciser également que l'on change toujours pas mal en une année. Des petits ajustements, certes, on a beau être anarque, on en est pas moins homme! Anarque, je le reste, plus que jamais. Mais aux quelques lecteurs qui auraient survécu à cette année d'effroyable disette, je dis :1) vous êtes des putains d'acharnés! 2)  je ne peux pas vous assurer que vous allez retrouver les lieux dans l'état où je les ai laissés. Bon, ok, on s'en tamponne, mais au moins c'est dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme je veux pas risquer une blessure malencontreuse lors de mon tour de chauffe (on est jamais trop prudent!), ce billet va s'arrêter là, et vous m'en voyez désolé.  Mais pour consoler mon&lt;span style="font-style: italic;"&gt; immense&lt;/span&gt; lectorat affamé d'art et de beauté - ne dites pas le contraire... -, j'offre une petite page de promo gratuite à mon groupe préféré du moment. Oyez donc le chant funèbre des Anges Noirs! Je vous encourage à vous saouler au rythme de leurs entêtantes compos psyché-rock, résultat garanti. Ces vidéos proviennent des deux singles du premier album et leur deuxième opus vient de sortir. Sachez enfin qu'ils seront en tournée début décembre en France (et en prime &lt;a href="http://www.theblackangels.com/shows.php"&gt;vous avez le choix dans la date&lt;/a&gt;, comme dirait l'autre).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Black Grease :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/bQTkOP60bGg&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/bQTkOP60bGg&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;First Vietnamese War :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="344"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/uzRUMUZ3Dhk&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/uzRUMUZ3Dhk&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-5536724773184555682?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/5536724773184555682/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=5536724773184555682&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/5536724773184555682'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/5536724773184555682'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2008/10/un-aprs.html' title='Un an après...'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-6587045572070661207</id><published>2007-09-30T23:56:00.000+02:00</published><updated>2007-10-01T08:41:58.680+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Art'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Reflexions'/><title type='text'>Art premier (où l'auteur, toujours chauvin, prêche de bonne foi pour sa paroisse)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Désireux de tuer le temps, j'ai saisi l'opportunité qui se présentait à moi hier de sillonner en compagnie de photographes quelques expositions officieuses du septembre de la photo qui se tient actuellement dans les Alpes Maritimes, le "sept off", comme disent ceux qui&lt;span style="font-style: italic;"&gt; en sont&lt;/span&gt;. Quelle ne fut pas ma surprise d'entendre toute la journée ces différents artistes, exposés ou non, discuter quasi-exclusivement entre eux de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;technique&lt;/span&gt; : usage du sténopé, vertus controversées du numérique, procédés de développement alternatifs et artisanaux, contact, lampe U.V., questions de format, j'en passe... Bref, toutes discussions oiseuses de "gens du métier" dont certains aspects m'échappaient un peu, s'il faut tout avouer. Seule une éminence maçonnique du coin eut l'heur d'élever le débat par diverses considérations esthétiques ou éthiques bienvenues qui n'eurent pour effet visible que de le rendre hermétique pour une partie de son auditoire, ce dont je ne pus que me réjouir bassement. Mais toutes ces arguties laborieuses m'ont avant tout permis de prendre une fois encore la mesure du fossé qui sépare la littérature de toute autre forme artistique. Notons qu'il est des gens pour dénier à la photographie ce statut d'art à part entière. Peu importe, là n'est pas le sujet! Tout art classique estampillé d'un label officiel ferait aussi bien l'affaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fait est que la littérature est la seule activité créatrice à pouvoir échapper totalement au joug de la technique, à être parfaitement libre de toute contrainte de ce genre. Tous les arts y sont soumis, à des dégrés divers, depuis la sculpture jusqu'à l'architecture en passant par la musique. Tous requierent une certaine qualité de médium, voire quantité de matériels, pour pouvoir s'exprimer. La littérature? Elle n'a que faire des traitements de texte, et même si peu d'encre et de papier! Serait-elle seulement orale qu'elle survivrait tout de même. Moins bien, certes, mais avec toujours la même force de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pénétration&lt;/span&gt;. Et ce parce que le seul matériau qu'elle nécessite est la parole, le Verbe, dont tous peuvent profiter. Son unique fondement, son véhicule attitré, c'est l'acte même qui a fait de l'homme ce qu'il est, puisque au commencement, le Verbe était. Elle est aussi, par conséquent, l'art le plus pur, et sans doute le plus sacré, plus sacré même que la musique! Car la glaise dans laquelle est taillé le premier roman de gare venu est &lt;span style="font-style: italic;"&gt;potentiellement&lt;/span&gt; la même dont furent pétris les livres saints auxquels l'humanité a suspendu toute sa foi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce sens, qui possède les mots possède le pouvoir, indéniablement. Mais s'il est le plus indépendant et le plus puissant des moyens donnés à l'homme de s'exprimer, l'art littéraire n'en est pas pour autant le plus évident, bien au contraire. Certes il est le plus détaché de toute contingence, mais pour cette raison même, il est aussi le plus lourd, le plus encombrant pour le créateur qui choisit d'en faire sa voie. Car l'outil et la technique sont de précieux appuis, et toute restriction dictée par la contingence peut être une forme confortable dans laquelle un artiste rusé aura plaisir à se glisser pour mieux y prendre assise et s'en jouer. Béquille ô combien secourable, dont celui qui ne s'appuie que sur la plume se trouve tout à fait privé! On ne triche pas avec les mots, et la liberté complète qu'ils laissent, pour grisante qu'elle semble, peut être un piège amer tendu à celui qui prétend s'en servir, puisqu'il s'agit de l'art le plus difficile à faire se mouvoir, celui qui prend vie avec le plus de lenteur, celui pour tout dire dont l'inertie accablante n'est proportionnelle qu'à l'inconcevable &lt;span style="font-style: italic;"&gt;densité&lt;/span&gt; : en bref, le secret le plus rétif à toute agitation humaine. Oui, on n'a jamais d'avantages sans contre-parties, et une liberté si grande entraîne son lot de responsabilités. De fait, quel auteur n'a pas ressenti au moins une fois cette angoisse pétrifiante face aux "espaces infinis" où seul peut se déployer le Verbe? Celui-là n'est qu'un imbécile, un irrécupérable philistin qui n'a rien compris à ce qu'il manie, un pauvre joueur inconscient des forces insoupçonnables qui gisent inanimées entre ses mains. Avis à cette engeance : le seul support sur lequel reposent le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mythos&lt;/span&gt; et le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Logos&lt;/span&gt;, c'est un désert glouton, qu'il importe de savoir féconder.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-6587045572070661207?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/6587045572070661207/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=6587045572070661207&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/6587045572070661207'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/6587045572070661207'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/09/art-premier-o-lauteur-toujours-chauvin.html' title='Art premier (où l&apos;auteur, toujours chauvin, prêche de bonne foi pour sa paroisse)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-6134115070103863948</id><published>2007-09-29T02:10:00.000+02:00</published><updated>2007-09-30T13:06:06.213+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettres françaises'/><title type='text'>Le bras désarmé du poète (comme quoi il s'avère que la mutilation peut être une vraie bénédiction)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous fêtions hier un drôle d'anniversaire. Il y a tout juste 92 ans, sur le front de Champagne, l'engagé volontaire Frédéric Sauser, citoyen helvétique défendant le sol français sous les ordres de la Légion Etrangère, perdait son bras droit au combat. Amputé jusqu'au dessus du coude, celui qui publiait depuis peu ses vers de jeunesse sous le nom de Blaise Cendrars se voyait ainsi privé par les armes de la main qui lui avait jusqu'alors servi à écrire. Sérieux handicap! Et rude baptême du feu, qui lui donna droit à une démobilisation immédiate et méritée, quelques médailles militaires de piètre consolation et une naturalisation éclair dans les mois qui suivirent. Mais la véritable récompense accordée à ce malheureux légionnaire pour ce sacrifice involontaire ne pouvait venir que de lui-même. Imprévisible, elle était placée plus haut et plus loin que tous les dérisoires honneurs patriotiques.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rv2XcwztCuI/AAAAAAAAAW0/JNG78YT5ZZE/s1600-h/cendrars.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rv2XcwztCuI/AAAAAAAAAW0/JNG78YT5ZZE/s320/cendrars.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5115411272156646114" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Car en faisant le deuil de ce bras spectral, bras droit fauché du poète singulier et inspiré d'avant-guerre, de cette main surtout qui avait fait s'enchaîner les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Séquences&lt;/span&gt;, claquer les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Poèmes élastiques&lt;/span&gt;, sonner &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Pâques&lt;/span&gt; et défiler &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La prose du transsibérien&lt;/span&gt;, en fantômisant la main par laquelle avait jailli cette semence enchanteresse et durable de la poésie française, Freddy Sauser était enfin libre de se cendrarsiser à fond. Ce coup du sort accepté, le pseudonyme n'était plus une vaine coquetterie : Sauser, ce poète suisse et droitier, était "mort pour la France"; Cendrars naissait romancier, français et gaucher. Opération orphique, véritable révolution axiale opérée autour du corps calleux : l'âme du créateur, en quelques mois, se transfusait irréversiblement, et avec quelle réussite, d'un hémisphère à l'autre! Conséquence logique d'un tel renversement, il était digne enfin de laisser couler de lui ses propres &lt;span style="font-style: italic;"&gt;écrits sinistres&lt;/span&gt;. Moravagine le boiteux, qui ruminait comme un grand fauve en cage depuis des années au fond de sa boîte crânienne, pointait déjà le bout de son nez, par les doigts agités d'une main gauche désormais esseulée. Le grand amputé pouvait alors entamer la lente dégurgitation de ce monstrueux alter ego : le moignon était la brèche idéale par où expulser ce rêve encombrant. Que dire en conclusion, si ce n'est : vive la Guerre! merci l'Allemagne! et surtout, grâce soit rendue aux terroristes de la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Main Noire&lt;/span&gt;! A croire qu'une main en chasse toujours une autre...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-6134115070103863948?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/6134115070103863948/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=6134115070103863948&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/6134115070103863948'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/6134115070103863948'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/09/le-bras-arm-du-pote-comme-quoi-il-savre.html' title='Le bras désarmé du poète (comme quoi il s&apos;avère que la mutilation peut être une vraie bénédiction)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rv2XcwztCuI/AAAAAAAAAW0/JNG78YT5ZZE/s72-c/cendrars.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-2546360173493775193</id><published>2007-09-26T20:51:00.000+02:00</published><updated>2007-09-26T22:55:00.418+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Idoles païennes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nombrilisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique'/><title type='text'>Le spleen de l'astronaute (où l'auteur connaît lui aussi le vertige solitaire et nauséeux des hautes sphères)</title><content type='html'>Des nouvelles du &lt;a href="http://culturalgangbang.blogspot.com/2007/05/planet-france-is-blue.html"&gt;Major Tom&lt;/a&gt;? Oui, chers lecteurs! Il va bien, merci. Il est même heureux, nous écrit-il! Du moins autant qu'on puisse l'être dans sa situation. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;The shrieking of nothing is killing, just pictures of jap girls in synthesis&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Like these?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RvqoaQztCpI/AAAAAAAAAWM/Z5QeuAyj1ZM/s1600-h/JG7.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RvqoaQztCpI/AAAAAAAAAWM/Z5QeuAyj1ZM/s200/JG7.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5114585495974513298" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RvqoQwztCkI/AAAAAAAAAVk/CKeny9GT4XQ/s1600-h/JG2.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RvqoQwztCkI/AAAAAAAAAVk/CKeny9GT4XQ/s200/JG2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5114585332765755970" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RvqoaAztCoI/AAAAAAAAAWE/uiAFKhXLNeI/s1600-h/JG6.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RvqoaAztCoI/AAAAAAAAAWE/uiAFKhXLNeI/s200/JG6.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5114585491679545986" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RvqoaQztCqI/AAAAAAAAAWU/XTM9LFQXmm0/s1600-h/JG8.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RvqoaQztCqI/AAAAAAAAAWU/XTM9LFQXmm0/s200/JG8.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5114585495974513314" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RvqoQwztClI/AAAAAAAAAVs/SEHT55Qqk_4/s1600-h/JG3.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RvqoQwztClI/AAAAAAAAAVs/SEHT55Qqk_4/s200/JG3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5114585332765755986" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RvqoRQztCnI/AAAAAAAAAV8/S74kY_iDqvo/s1600-h/JG5.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RvqoRQztCnI/AAAAAAAAAV8/S74kY_iDqvo/s200/JG5.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5114585341355690610" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RvqoRAztCmI/AAAAAAAAAV0/kuwklCLXR9U/s1600-h/JG4.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RvqoRAztCmI/AAAAAAAAAV0/kuwklCLXR9U/s200/JG4.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5114585337060723298" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'importe. Tout le monde sait que le Major Tom est un junkie. Wanna come down? Impossible, l'ami, je te le certifie. On n'échappe pas au vide comme ça, quelle que soit l'horreur qu'on en a.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="350"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/TGEPoP70aKU"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/TGEPoP70aKU" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="350"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Détails sordides à suivre, là aussi. Ou pas. Qui sait où l'odyssée peut nous mener?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-2546360173493775193?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/2546360173493775193/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=2546360173493775193&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/2546360173493775193'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/2546360173493775193'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/09/le-spleen-de-lastronaute-o-lauteur.html' title='Le spleen de l&apos;astronaute (où l&apos;auteur connaît lui aussi le vertige solitaire et nauséeux des hautes sphères)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RvqoaQztCpI/AAAAAAAAAWM/Z5QeuAyj1ZM/s72-c/JG7.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-8381528144736873072</id><published>2007-09-25T01:04:00.000+02:00</published><updated>2007-09-25T08:39:57.148+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Panthéon personnel'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='In extenso'/><title type='text'>Bernanos contre les robots (où l'auteur, que son écran révulse,  se range parmi les néo-luddites)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je laisse soin au bon Maître Georges de faire ce qu'il sut faire de mieux, outre propager la Grâce, à savoir &lt;span style="font-style: italic;"&gt;vitupérer l'époque&lt;/span&gt;, comme disait l'autre. Certes, désormais que la Machine a vaincu pour de bon, il nous reste au moins cet amer plaisir-là... La seule maigre consolation, c'est de se dire qu'en plus de soixante ans, les imbéciles n'ont pas changé d'un pouce!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RviqBwztChI/AAAAAAAAAVM/LBEEhGkwx00/s1600-h/GeorgesBernanos.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RviqBwztChI/AAAAAAAAAVM/LBEEhGkwx00/s320/GeorgesBernanos.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5114024324137552402" /&gt;&lt;/a&gt;"L'invasion de la Machinerie a pris cette société de surprise, elle s'est comme effondrée brusquement sous son poids, d'une manière surprenante. C'est qu'elle n'avait jamais prévu l'invasion de la Machine; l'invasion de la machine était pour elle un phénomène nouveau. Le monde n'avait guère connu jusqu'alors que des instruments, des outils, plus ou moins perfectionnés sans doute, mais qui étaient comme le prolongement des membres. La première vraie machine, le premier robot, fut cette machine à tisser le coton qui commença de fonctionner en Angleterre aux environs de 1760. Les ouvriers anglais la démolirent, et quelques années plus tard les tisserands de Lyon firent subir le même sort à d'autres semblables machines. Lorsque nous étions jeunes, nos pions s'efforçaient de nous faire rire de ces naïfs ennemis du progrès. Je ne suis pas loin de croire, pour ma part, qu'ils obéissaient à l'instinct divinatoire des femmes et des enfants. Oh! sans doute, je sais que plus d'un lecteur accueillera en souriant un tel aveu. Que voulez-vous? C'est très embêtant de réfléchir sur certains problèmes qu'on a pris l'habitude de croire résolus. On trouverait préférable de me classer tout de suite parmi les maniaques qui protestaient jadis, au nom du pittoresque, contre la disparition du fameux ruisseau boueux de la rue du Bac... Or, je ne suis nullement « passéiste », je déteste toutes les espèces de bigoteries superstitieuses qui trahissent l'Esprit pour la Lettre. Il est vrai que j'aime profondément le passé, mais parce qu'il me permet de mieux comprendre le présent - de mieux le comprendre, c'est-à-dire de mieux l'aimer, de l'aimer plus utilement, de l'aimer en dépit de ses contradictions et de ses bêtises qui, vues à travers l'Histoire, ont presque toujours une signification émouvante, qui désarment la colère ou le mépris, nous animent d'une compassion fraternelle. Bref, j'aime le passé précisément pour ne pas être un « passéiste ». Je défie qu'on trouve dans mes livres aucune de ces écoeurantes mièvreries sentimentales dont sont prodigues les dévots du « Bon Vieux Temps ». Cette expression de Bon Vieux Temps est d'ailleurs une expression anglaise, elle répond parfaitement à une certaine niaiserie de ces insulaires qui s'attendrissent sur n'importe quelle relique comme une poule couve indifféremment un oeuf de poule, de dinde, de cane ou de casoar, à seule fin d'apaiser une certaine démangeaison qu'elle ressent dans le fondement. Je n'ai jamais pensé que la question de la Machinerie fût un simple épisode de la querelle des Anciens et des Modernes. Entre le Français du XVIIème  et un Athénien de l'époque de Périclès, ou un Romain du temps d'Auguste, il y a mille traits communs, au lieu que la Machinerie nous prépare un type d'hommes...  Mais à quoi bon vous dire quel type d'hommes elle prépare. Imbéciles! n'êtes-vous pas les fils ou les petits-fils d'autres imbéciles qui, au temps de ma jeunesse, face à ce colossal bazar que fut la prétendue Exposition universelle de 1900, s'attendrissaient sur la noble émulation des concurrences commerciales, sur les luttes pacifiques de l'Industrie... A quoi bon, puisque l'expérience de 1914 ne vous a pas suffi? Celle de 1940 ne vous servira d'ailleurs pas davantage. Oh! ce n'est pas pour vous, non ce n'est pas pour vous que je parle! Trente, soixante, cent millions de morts ne vous détourneraient pas de votre idée fixe : « Aller plus vite, par n'importe quel moyen. » Aller vite? Mais aller où? Comme cela vous importe peu, imbéciles! Dans le moment même où vous lisez ces deux mots : aller vite, j'ai beau vous traiter d'imbéciles, vous ne me suivez plus. Déjà votre regard vacille, prend l'expression vague et têtue de l'enfant vicieux pressé de retourner à sa rêverie solitaire... « Le café au lait à Paris, l'apéritif à Chandernagor et le dîner à San Francisco », vous vous rendez compte!... Oh! dans la prochaine inévitable guerre, les tanks lance-flammes pourront cracher leur jet à deux mille mètres au lieu de cinquante, le visage de vos fils bouillir instantanément et leurs yeux sauter hors de l'orbite, chiens que vous êtes! La paix venue, vous recommencerez à vous féliciter du progrès mécanique. « Paris-Marseille en un quart d'heure, c'est formidable! » Car vos fils et vos filles peuvent crever : le grand problème à résoudre sera toujours de transporter vos viandes à la vitesse de l'éclair. Que fuyez-vous donc ainsi, imbéciles? Hélas! c'est vous que vous fuyez, vous-mêmes - chacun de vous se fuit soi-même, comme s'il espérait courir assez vite pour sortir enfin de sa gaine de peau... On ne comprend absolument rien à la civilisation moderne si l'on n'admet pas d'abord qu'elle est une conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure. Hélas! la liberté n'est pourtant qu'en vous, imbéciles!"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Georges Bernanos, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La France contre les robots&lt;/span&gt; (1944).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout était dit, non?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Crédit image : Georges Bernanos vu par l'excellent &lt;a href="http://www.alcorngallery.com"&gt;Stephen Alcorn&lt;/a&gt;, 1987)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-8381528144736873072?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/8381528144736873072/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=8381528144736873072&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/8381528144736873072'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/8381528144736873072'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/09/bernanos-contre-les-robots-o-lauteur.html' title='Bernanos contre les robots (où l&apos;auteur, que son écran révulse,  se range parmi les néo-luddites)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RviqBwztChI/AAAAAAAAAVM/LBEEhGkwx00/s72-c/GeorgesBernanos.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-874586427778766744</id><published>2007-09-23T23:15:00.000+02:00</published><updated>2007-09-23T23:32:22.417+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Panthéon personnel'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique'/><title type='text'>Chanson d'automne (où l'auteur, polyvalent, se transforme en DJ d'un soir)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour célébrer cette première soirée d'automne, je vous offre les accords troublants de l'amer jus de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;citrouille&lt;/span&gt; concocté par Tricky avec de vrais bouts de Smashing Pumpkins et l'agréable participation vocale d'Allison Goldfrapp. Un clip étrange et froid pour un morceau lascif tiré de l'album le plus sensuel des années 90. Mixture à déguster chaud, sous la couette, en compagnie de sa moitié. Ah, l'automne, sans conteste ma saison préférée!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="350" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Qft2TNfbF3o"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/Qft2TNfbF3o" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" height="350" width="425"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-874586427778766744?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/874586427778766744/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=874586427778766744&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/874586427778766744'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/874586427778766744'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/09/chanson-dautomne-o-lauteur-polyvalent.html' title='Chanson d&apos;automne (où l&apos;auteur, polyvalent, se transforme en DJ d&apos;un soir)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-5782924955332848461</id><published>2007-09-22T11:06:00.000+02:00</published><updated>2007-09-22T12:12:40.345+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='In extenso'/><title type='text'>Rentrée II : Une piste de réflexion</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je livre à ton analyse, sagace lecteur, une divine "scolie" - selon ses termes - du "Réactionnaire authentique", indépassable modèle du genre, l'homme aux 30 000 livres, le Colombien Nicolás Gómez Dávila. Le tranchant affilé de sa sévère lucidité puisse-t-il donner le coup de grâce à notre absurde régime littéraire, rendu véritablement pornographique à force d'obscènes surenchères faites &lt;span style="font-style: italic;"&gt;dans le vide&lt;/span&gt;. Chaque automne, rituellement, croire rendre hommage à la littérature avec un tel simulacre nauséabond! Comme si la quantité de papier déversée, sans cesse croissante, valait gage de richesse culturelle, comme si ce tribut insensé était une absolution nécessaire, un incontournable devoir à remplir. Certes, leur mauvaise conscience les ronge, mais qui pensent-ils donc tromper?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"La littérature ne périt pas parce que personne n'écrit, mais quand tout le monde écrit."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y a pas d'autre vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RvR8Qs4E08I/AAAAAAAAAVE/u7Y5ZvxOIvk/s1600-h/davilamosebach.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RvR8Qs4E08I/AAAAAAAAAVE/u7Y5ZvxOIvk/s320/davilamosebach.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112848103338464194" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-5782924955332848461?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/5782924955332848461/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=5782924955332848461&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/5782924955332848461'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/5782924955332848461'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/09/rentre-ii-une-piste-de-rflexion.html' title='Rentrée II : Une piste de réflexion'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RvR8Qs4E08I/AAAAAAAAAVE/u7Y5ZvxOIvk/s72-c/davilamosebach.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-1580084305850145247</id><published>2007-09-21T09:18:00.000+02:00</published><updated>2007-09-21T09:20:27.068+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettres françaises'/><title type='text'>Rentrée I : Ring'art</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans les milieux critiques autorisés, il &lt;span style="font-style: italic;"&gt;paraîtrait&lt;/span&gt; qu'on s'autorise à penser que le dernier roman de Yannick Haenel, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cercle&lt;/span&gt;, vaut le coup d'être lu. Pouf pouf. Oui, je double-poufffe, mesdames et messieurs, car Haenel est avec François Meyronnis l'une des demie-têtes pensantes de la revue &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ligne de risque&lt;/span&gt;, cet étrange organe propagandiste proprement illisible de la secte sollersienne - première salve de rires. En tant que tel (quel?), et selon la loi qui veut que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute, il est donc l'un des petits protégés du pape Sollers, ce qui pourrait expliquer quelque peu l'accueil critique favorable dont son volume fit l'objet, surtout si l'on songe qu'il a précisément été édité par Gallimard dans la collection... "L'infini" - deuxième éclat de rires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ai-je l'air sceptique? Plutôt deux fois qu'une! Et d'autant plus que l'oeuvre de ce triste sire vient de se retrouver citée dans la première sélection pour le prix Goncourt - déchaînement rigolard convulsif. Quand on voit qui l'accompagne sur cette improbable liste, qu'ajouter de plus? Ah si, si, bien sûr, je concluerai volontiers par ceci : &lt;a href="http://revuetsimtsoum.free.fr/v2/?menu=auteur&amp;amp;titre=jourdesollers"&gt;l'article que consacra l'excellent Monsieur Jourde&lt;/a&gt; aux compères Haenel et Meyronnis dans la trop rare revue TsimTsoûm vaut son pesant de cacahuètes. Là, je crois que tout est dit... Voilà peut-être un achat imprudent que je vous aurai épargné, chers lecteurs. Ne me dites pas merci, entre amis c'est tout naturel.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-1580084305850145247?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/1580084305850145247/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=1580084305850145247&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/1580084305850145247'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/1580084305850145247'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/09/rentre-i-ringart.html' title='Rentrée I : Ring&apos;art'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-4393871708864267178</id><published>2007-09-21T01:28:00.000+02:00</published><updated>2007-09-21T08:53:58.627+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Reflexions'/><title type='text'>L'immortalité du principe désirant (où l'auteur en manque de titre fait son Sollers et en trouve un bien pompeux)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Girard, ce bougre d'académicien, a bien sûr levé un sacré lièvre, avec sa théorie du "désir mimétique". Mais au fond, peu importe qu'il soit mimétique ou non : pour ma part, je me refuse à considérer l'homme simplement pris dans la tourmente de la foule, aussi grégaire soit-il. Il ne me parle qu'en tant qu'il reste une entité singulière, et le désir oui, est bien alors, strictement, le plus petit dénominateur commun entre les êtres. Tout en nous n'est mué que par l'éternel cycle inchangé du désir et de la violence, ces deux faces complémentaires d'une même dynamique, très animale, celle-ci, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;l'élan vital&lt;/span&gt; tant pointé du doigt par l'amer Schopenhauer. Y a-t-il au fond rien d'autre pour expliquer nos actes, des plus nobles aux plus barbares? Cherchez, fouillez bien votre carcasse, sondez profondément, comme Dieu, votre coeur et vos reins. Toujours, et parfois bien malgré vous, renaîtra dans l'âtre le plus froid, à la faveur de circonstances imprévisibles, le feu dévorateur du désir. Constantes, les braises jusqu'alors étouffées raviveront la cendre, et votre raison ne vous sera sans doute que de bien peu de secours pour tenter de circonscrire le brasier gourmand.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'homme n'avance qu'à l'état d'incendie, candide Phoénix involontaire qui relance sans cesse son propre mouvement perpétuel. Et le désir, pareil au tonneau des Danaïdes, n'est jamais comblé : toujours repoussé, reporté, déplacé. Sommes-nous à peine étanchés que déjà en quête d'une autre soif, simplement parce qu'il n'y a pas moyen de faire autrement, tout être privé de cet élan n'étant jamais qu'un automate. Qu'importent alors les conséquences funestes que ne peuvent manquer d'engendrer les emballements! Le désir n'a pas attendu notre société consumériste pour se faire fort d'être respecté, et assouvi autant qu'il est possible par les moyens les plus divers, et souvent les plus détournés... Notre histoire, aussi grande soit-elle, ne résonne en tous points que de l'écho de cette volonté intrépide : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Flamme je fais ce que tu veux"&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-4393871708864267178?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/4393871708864267178/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=4393871708864267178&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/4393871708864267178'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/4393871708864267178'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/09/sans-titre-o-lauteur-dcide-de-ne-mme.html' title='L&apos;immortalité du principe désirant (où l&apos;auteur en manque de titre fait son Sollers et en trouve un bien pompeux)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-6798086267304762294</id><published>2007-09-20T03:20:00.000+02:00</published><updated>2007-09-20T23:20:28.464+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Polis'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettres françaises'/><title type='text'>Useful idiots (comme quoi l'on constate hilare la justesse infaillible d'une assertion antérieure)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tudieu! La littéraire française n'est pas au bout de ses surprises, et ceux qui à l'instar de votre Anarque le plus dévoué jettent régulièrement sur sa dépouille agonisante un oeil scrutateur et inquiet ne le sont pas plus! La dernière en date, tout compte fait très prévisible, m'a été dévoilée par un billet sarcastique de &lt;a href="http://towardgrace.blogspot.com/2007/09/kiffer-la-france.html"&gt;Claro&lt;/a&gt; (cf. mon &lt;a href="http://anarque.blogspot.com/2007/07/interlude-o-lauteur-profite-des-congs.html"&gt;Interlude&lt;/a&gt; pour les amnésiques). Je vous la livre telle quelle : dans notre paysage culturel quasi-moribond, un nouveau groupe d'écrivains français, que dis-je! un nouveau &lt;span style="font-style: italic;"&gt;mouvement littéraire&lt;/span&gt; est né! Avec manifeste à l'appui et tout le décorum! Enfin... pour l'instant, ces humbles Artistes tout nimbés de génie n'ont pas daigné aller plus loin que le terme "collectif", mais on sent que le coeur y est! La preuve, ils ont même une photo officielle! Sans plus tarder, je la dévoile à tes yeux fébriles, impatient lecteur.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RvGuq5VsnNI/AAAAAAAAAU8/3vmXm1jF3Gc/s1600-h/00-qflf-collectif.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RvGuq5VsnNI/AAAAAAAAAU8/3vmXm1jF3Gc/s320/00-qflf-collectif.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112059104011787474" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ils sont dix, mais ils ont la gniaque pour cent - as-tu noté, ami lecteur, l'implacable, l'impressionnante détermination se dégageant du regard de celui qui trône nonchalamment au centre de cette digne assemblée? -, ils sont jeunes, ils sont "black-blanc-beur" et ils ont nom solennel : collectif "Qui fait la France". Tout un programme!... que les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Inrockuptibles&lt;/span&gt;, inlassables mécènes des talents les plus (com)prometteurs de l'Hexagone, ont paraît-il exposé en leurs pages. Pensez donc! Passer à côté d'une pareille occasion! Rater les derniers poulains de l'incontournable scène littéraire française! Ce serait vraiment déroger à leurs plus intègres préceptes. Ledit manifeste peut cependant être lu, merci Internet, sans passer par cet impayable torchon, &lt;a href="http://www.quifaitlafrance.com/content/view/45/59/"&gt;ici même&lt;/a&gt;. Et quelle gueule de manifeste! Ebouriffant! Quel souffle, quelle audace! Un vent de fraîcheur balaie les lettres de France... Et dire qu'il fut un temps, pas si éloigné, où le dernier vrai groupe littéraire français pouvait naître avec un faire-part &lt;a href="http://perso.orange.fr/manna/Game/point88.htm"&gt;comme ça&lt;/a&gt;! Mais qui chantera la force des manifestes du temps jadis? &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Laudator temporis acti&lt;/span&gt;, c'est mon péché mignon...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est tellement bouffon qu'on peine à croire que quelqu'un ait pu lire ça sérieusement, et plus encore le publier sans s'esclaffer. Mais tout le monde n'a pas l'inoxydable sérieux des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Inrocks&lt;/span&gt;. Ainsi, il s'est trouvé certains mauvais esprits, outre Claro, pour se gausser de manière peu charitable de ce charabia collégial un rien compassé. Impardonnable trahison, il s'en est même trouvé dans un hebdomadaire pourtant ami de la clique à Bourmeau! Fabrice Pliskin, dont j'avais déjà vanté les mérites &lt;a href="http://anarque.blogspot.com/2007/05/oui-il-bouge-encore-o-lauteur-trouve.html"&gt;en ces cahiers&lt;/a&gt;, a ainsi commis dans les pages du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nouvel Observateur&lt;/span&gt;, ô fourberie, l'irrémissible crime d'étriller un peu ces jeunes fanfarons, oh, bien gentiment, pourtant, du bout de la plume, à peine... C'en était déjà trop pour ces messieurs, qui ont jugé bon de répondre tout de go à l'outrecuidant confrère. Les guerres ne naissent pas autrement! Une nouvelle querelle des Anciens et des Modernes? Malheureusement, je crains que personne n'ait les épaules, d'un côté comme de l'autre, pour endosser d'aussi poussiéreux costumes. Toujours est-il que le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nouvel Observateur&lt;/span&gt;, repentant, a retiré le texte de Pliskin de sa version en ligne et qu'il faut donc recourir à une copie scannée &lt;a href="http://www.quifaitlafrance.com/images/revue_presse/le_nouvelobs_07092007.pdf"&gt;pour le consulter&lt;/a&gt;. Amour de l'inconséquence ou nostalgie du samizdat? Les voies du rédac' chef sont impénétrables...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais revenons au concret : ces jeunes néo-naturalistes enragés, auteurs à vingt mains (diable!) d'un recueil de nouvelles paru chez Stock, sorte de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Soirées de Médan&lt;/span&gt; wesh-style, ont le bonheur de compter dans leurs rangs la déjà fameuse Faïza Guène et le piteux Jean-Eric Boulin. Tous deux n'en sont pourtant pas à leur coup d'essai! Dangereux récidivistes! Boulin avait accouché l'an dernier, sous les hourrahs de la Presse, d'une petite charge très convenue, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Supplément au roman national&lt;/span&gt; (Stock toujours), sorte de pamphletcule dérisoire et maladroit. Quant à Faïza Guène, inoubliable auteur de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Kiffe kiffe demain&lt;/span&gt;, elle avait pourtant déjà été rappelée à l'ordre de manière très judicieuse par ce taquin de François Taillandier &lt;a href="http://www.humanite.fr/2005-02-24_Cultures_Lettre-a-Faiza-Guene"&gt;dans un billet publié par l'Humanité&lt;/a&gt;, alors même que toutes les bonnes âmes n'en finissaient plus de s'esbaudir devant cet audacieux "roman". Mais la fière demoiselle n'a de leçon à recevoir de personne! Autant dire que j'attends avec une impatience non feinte les oeuvres enfantées par un tel collectif, qui semble avoir confondu un peu vite le sacerdoce de l'art avec le catéchisme sociétal... Pour le moment, ça n'a pas l'air brillant, mais hé! je ne demande qu'à me tromper. Peut-être se trouve-t-il dans cet folle équipée un espoir inattendu qui fera mentir mes précédents propos sur la stérilité de l'association écriture &amp;amp; politique!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant ce jour, c'est bibi qui se retrouve bien emmerdé! Moi qui voulais acquérir le troisième volet de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Grande Intrigue&lt;/span&gt; de Taillandier, justement, et le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cendrillon&lt;/span&gt; de Reinhardt, pourtant publiés eux aussi chez Stock! Amère injustice! Devoir engraisser ceux-là même qui ont pu encourager une telle pantalonnade! A n'en pas douter, les voies de l'édition sont elles aussi obscures aux profanes... A moins que l'on en vienne à penser qu'un grand éditeur n'a pas de politique cohérente? Ah, pardon, on appelle ça "ouverture d'esprit"? Autre temps, autres termes... Non, la vraie question, ce serait : et mon porte-monnaie, il a une éthique, lui? Désolé, bonnes gens, je n'ai pas de réponse à cette angoissante énigme.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-6798086267304762294?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/6798086267304762294/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=6798086267304762294&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/6798086267304762294'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/6798086267304762294'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/09/useful-idiots-comme-quoi-lon-constate.html' title='Useful idiots (comme quoi l&apos;on constate hilare la justesse infaillible d&apos;une assertion antérieure)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RvGuq5VsnNI/AAAAAAAAAU8/3vmXm1jF3Gc/s72-c/00-qflf-collectif.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-1679680752200527857</id><published>2007-09-12T23:58:00.000+02:00</published><updated>2007-09-13T00:20:07.148+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='In extenso'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poesie'/><title type='text'>Sur la poésie (où l'auteur éreinté laisse deux maîtres exprimer leur point de vue qui est aussi le sien)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;A ceux qui pensent que l'esprit poétique n'est pas un absolu, mais peut se concevoir comme une sensibilité expérimentable "par interim", j'offre en guise de mise en garde ces deux réflexions définitives et complémentaires. Il n'y a pas de demi-mesure de la Poésie, car c'est une éternelle &lt;span style="font-style: italic;"&gt;présence&lt;/span&gt;, et les âmes qui en sont marquées le sont à perpétuité. En ce domaine comme en bien d'autres, n'oubliez pas mes frères que Dieu vomit les tièdes!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Quant à ceux qui de la Poésie ne sentent bien fortement ni la présence ni l'absence, elle n'est, sans doute, pour eux que chose abstraite et mystérieusement admise : chose aussi vaine que l'on veut, - quoiqu'une tradition qu'il est convenable de respecter attache à cette entité une de ces valeurs indéterminées, comme il en flotte quelques-unes dans l'esprit public. La considération que l'on accorde à un titre de noblesse dans une nation démocratique peut ici servir d'exemple.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J'estime de l'essence de la Poésie qu'elle soit, selon les diverses natures des esprits, ou de valeur nulle ou d'importance infinie : ce qui l'assimile à Dieu même."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Paul Valéry, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Variété III&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ETRE POETE A SES HEURES&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je vous mets au défi de trouver un Bourgeois qui ne soit pas poète à ses heures. Il le sont tous, sans exception. Le Bourgeois qui ne serait pas poète à ses heures serait indigne de la confrérie et devrait être renvoyé ignominieusement aux artistes, à ces espèces d'esclaves qui sont poètes aux heures des autres. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Par exemple, il est un peu difficile de comprendre et d'expliquer ce que peut bien être cette poésie &lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;aux heures&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; du Bourgeois. Supposer un instant que cet huissier se repose des fatigues de son ministère en taquinant la muse, qu'il se console du trop petit nombre de ses exploits en exécutant des cantates ou des élégies, serait évidemment se moquer de ce qui mérite le respect. Ce serait, si j'ose dire, une idée basse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Bourgeois n'est pas un imbécile, ni un voyou, et on sait que les vrais poètes, ceux qui ne sont que cela et qui le sont à toutes les heures, doivent être qualifiés ainsi. Lui est poète en la manière qui convient à un homme sérieux, c'est-à-dire quand il lui plaît, comme il lui plaît, et sans y tenir le moins du monde. Il n'a même pas besoin d'y toucher. Il y a des domestiques pour ça. Inutile de lire, ni d'avoir lu, ni seulement d'être informé de quoi que ce soit. Il suffit à cet homme de s'exhaler. L'immensité de son âme fait craquer l'azur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mais il y a des heures pour ça, des heures qui sont siennes, celle de la digestion, entre autres. Quand sonne l'heure des affaires, qui est l'heure grave, les couillonnades sont immédiatement congédiées.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Etre poète à ses heures, rien qu'à ses heures, voilà le secret de la grandeur des nations, me disait, dans mon enfance, un bourgeois de la grande époque.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Léon Bloy, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Exégèse des lieux communs&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;, première série.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-1679680752200527857?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/1679680752200527857/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=1679680752200527857&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/1679680752200527857'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/1679680752200527857'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/09/sur-la-posie-o-lauteur-reint-laisse.html' title='Sur la poésie (où l&apos;auteur éreinté laisse deux maîtres exprimer leur point de vue qui est aussi le sien)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-2468641178421704335</id><published>2007-09-09T17:12:00.000+02:00</published><updated>2007-10-01T01:10:33.438+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Panthéon personnel'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettres étrangères'/><title type='text'>Complainte pour une édition raisonnée de Philip K. Dick (où l'auteur, consternant, apparaît comme le névrosé bibliographique tatillon qu'il est)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RwAslAztCvI/AAAAAAAAAW8/eiJ2pVyP7hY/s1600-h/Dick.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RwAslAztCvI/AAAAAAAAAW8/eiJ2pVyP7hY/s320/Dick.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5116138191076526834" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'apprends avec un enthousiasme mêlé de colère par le biais de Chronic'art que les éditions du Cherche-midi sortent en octobre prochain dans leur collection "NéO" (Matrix, anyone?) un roman inédit de Philip K. Dick intitulé &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les voix de l'asphalte&lt;/span&gt;. Une de ses premières oeuvres, non repertoriée dans la bibliographie de son site officiel et datant de 1953 - de cette époque où vivant mal son statut ingrat de nouvelliste de science-fiction et frustré dans ses ambitions d'écrivain, admirateur qu'il était des oeuvres de Flaubert ou Dostoievski, il tentait de percer dans la littérature &lt;span style="font-style: italic;"&gt;mainstream&lt;/span&gt; par le biais de romans réalistes. Evidemment, je ne pourrai pas résister à la tentation de me procurer ce roman, ne serait-ce que par curiosité. Mais pourquoi, alors, évoquais-je cette colère et comment expliquer ces sentiments mitigés? Il y a trop longtemps que l'amoureux de l'auteur d'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ubik&lt;/span&gt; que je suis refoule ce cri, aussi anecdotique soit-il, et c'est à vous, innocents lecteurs qui n'avez rien demandé, qu'incombera la tâche absurde de recueillir cette impuissante déferlante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les amateurs de Philip K. Dick ont tous pu remarquer, eux qui pouvaient être auparavant toisés  d'un oeil moqueur par les tenants d'une littérature "exigeante", pour qui Dick n'était bien sûr qu'un auteur de science-fiction, autant que par les sectateurs de la dite SF, pour qui Dick n'était qu'un olibrius excentrique déviant par trop des cadres imposés du genre - trop abscons, trop philosophique, trop rétro -, à mesure que passent les décennies, a fortiori depuis le passage au troisième millénaire et notamment la sortie triomphale du brillant &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Minority Report&lt;/span&gt; de Spielberg  en 2002, un engouement de plus en plus populaire se faire autour de leur auteur fétiche. Bien sûr, nos roués éditeurs, à qui on ne la fait pas, profitent de cette vague irréversible de dickianisation du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Zeitgeist&lt;/span&gt; pour faire leur métier, et donc s'enrichir autant que faire se peut sur la bête Littérature. Ainsi vont les affaires des hommes...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RuQyfrc801I/AAAAAAAAAU0/EArnvN8xb8Y/s1600-h/sitting-flowtears.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RuQyfrc801I/AAAAAAAAAU0/EArnvN8xb8Y/s320/sitting-flowtears.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5108263397166469970" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Entre 2001 et 2007, les rééditions et sorties inédites se sont multipliées (la palme revenant sans conteste à la très opportuniste maison Gallimard et sa racoleuse collection "Folio SF", qui exploite ce genre littéraire depuis à peine quelques années avec un zèle de nouveau converti), livrant parfois de bonnes surprises et souvent d'inutiles reprises. Tout cela est bel et bon, direz-vous, si cette politique peut permettre de faire connaître les écrits de Dick à un public toujours plus large. Certes, le fait de pouvoir désormais retrouver des oeuvres telles que &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le guérisseur de cathédrales&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Glissement de temps sur Mars&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La bulle cassée&lt;/span&gt; ou &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Coulez mes larmes, dit le policier&lt;/span&gt; disponibles en poche est sans conteste une bonne chose, et concernant ces deux derniers titres, il n'y a rien à redire, la collection 10/18 ayant toujours été très fidèle à l'oeuvre du maître. Certaines éditions, dickiennes par essence, comme Les moutons électriques, allèrent dans une démarche plus justifiée jusqu'à publier un essai sur son oeuvre (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les romans de Philip K. Dick&lt;/span&gt;, de Kim Stanley Robinson) et le script inédit qu'avait réalisé Dick pour une adaptation cinématographique de son immortel &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ubik&lt;/span&gt;. Le cinéma, d'ailleurs, n'est pas en reste : depuis la fin des années 90 et l'introduction réussie des paradigmes narratifs dickiens dans certains films (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Truman Show&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ExistenZ&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cube&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Matrix&lt;/span&gt;, ...), Hollywood s'emballe pour cette poule aux oeufs d'or avec plus (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Minority Report&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;A scanner darkly&lt;/span&gt;) ou moins (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Paycheck&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Next&lt;/span&gt;) de succès. Ainsi rend-on un foisonnant hommage, bien que non désintéressé, à ses vertus de conteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RuQhvLc80yI/AAAAAAAAAUc/QUpKTHzn_dY/s1600-h/PKD2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RuQhvLc80yI/AAAAAAAAAUc/QUpKTHzn_dY/s320/PKD2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5108244971756770082" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Amis éditeurs, l'androïde PKD vous salue bien! Attendez un peu le modèle Nexus 6...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Mais le penseur Philip K. Dick, qui s'en soucie? Si l'on exclue la très belle initiative des éditions L'éclat, en 1998, qui avaient compilé quatre conférences parmi les plus intéressantes de l'auteur dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Si ce monde vous déplaît... et autres écrits&lt;/span&gt;, la réponse est sans appel : personne! Alors plutôt que de racler les fonds de tiroir, aussi prestigieux soient-ils, peut-être serait-il temps qu'un éditeur français, plus intelligent ou plus réellement épris de cette fibre humaniste derrière laquelle se cachent les grandes enseignes pour faire leur beurre, se propose de mettre à disposition du lectorat français certaines pièces manquant cruellement à la bibliographie francophone du regretté Phil. Qu'attend-on pour simplement réunir toutes ses conférences et essais en un seul volume (ce recueil existe depuis belle lurette sur le sol américain : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The shifting realities of Philip K. Dick&lt;/span&gt;)? Et qui, un jour, osera s'attaquer à la partie cachée de l'iceberg et enfin donner à lire ce qui occupa les jours et les nuits de cet esprit tourmenté durant les huit dernières années de sa vie? Au lieu de nous gaver, pour noyer le poisson, de compilations hasardeuses de certaines nouvelles parmi les quelques 120 déjà disponibles dans des dizaines d'éditions différentes, parfois dans leur totalité (les recueils établis par Denoël), formant ainsi un labyrinthe bibliographique sans queue ni tête, que ne s'occupe-t-on &lt;span style="font-style: italic;"&gt;enfin&lt;/span&gt; du Grand Oeuvre dickien, des 8000 pages de l'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Exégèse&lt;/span&gt;?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RuQx6bc800I/AAAAAAAAAUs/uV82feWWULU/s1600-h/Crumb.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RuQx6bc800I/AAAAAAAAAUs/uV82feWWULU/s320/Crumb.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5108262757216342850" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Cette somme qu'est l'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Exégèse&lt;/span&gt;, entamée en 1974 et restée inachevée, c'est avant tout le journal intime bouillonnant et bordélique d'un philosophe et théologien autodidacte. Le refuge et l'appui d'un homme en proie au doute concernant sa santé mentale, remettant sans cesse en cause la véracité de ses sensations aussi bien que la probité de sa raison. Un immense fourre-tout artistique et ésotérique situé quelque part entre  les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cahiers&lt;/span&gt; de Paul Valéry et ceux de Simone Weil,  les pensées de Pascal et les délires de Swedenborg (non, je ne ferai pas de parallèle avec les TDO du métaprophète, il serait trop flatté, cet âne!). C'est le dialogue abondant et schizophrénique que Philip K. Dick entretint avec Horselover Fat, son alter-ego, mais surtout le résultat de sa cohabitation avec ce qu'il avait lui-même surnommé VALIS (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vast Active Living Intelligence System&lt;/span&gt;), cette entité qui depuis sa révélation chrétienne de mars 1974 le submergeait d'images et de messages aussi sybillins et polyglottes que (parfois) divinatoires. Se considérant depuis ce jour fatal comme un catholique romain et l'héritier des visions du prophère Elie - voir la transposition romancée que fit le dessinateur Robert Crumb de son &lt;a href="http://www.philipkdickfans.com/weirdo/weirdo1.htm"&gt;expérience religieuse&lt;/a&gt; - Philip Kindred Dick ne cessa de s'interroger sur le phénomène dont il était victime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A plus d'un titre, l'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Exégèse&lt;/span&gt; est un fatras confusionnel tel qu'il semblerait pouvoir s'incruster sans peine dans le recueil d'André Blavier sur &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les fous littéraires&lt;/span&gt;, et nombreux furent (et sont encore) les inconditionnels de Dick qui le renièrent à compter de cette période, le considérant au mieux comme une inconséquente grenouille de bénitier, au pire comme un fou clinique, un illuminé complètement grillé par l'abus de substances chimiques. Pourtant, l'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Exégèse&lt;/span&gt; est aussi une ambitieuse tentative intellectuelle arrachée au délire mystique de son auteur, qui convoque pour déchirer le voile de Maya et atteindre la vérité autant de systèmes de pensée apparemment contradictoires que la philosophie grecque présocratique, le taoïsme, le gnosticisme des premiers chrétiens et la parapsychologie jungienne.  Un ensemble aussi chaotique que riche et passionné qui est surtout ni plus ni moins que le testament de l'auteur. Croyez-vous qu'un de ces sagouins d'éditeurs français prendrait la peine de rendre accessible aux lecteurs, comme ce fut fait il y a plus de quinze ans aux Etats-Unis par Lawrence Sutin, biographe et spécialiste de Dick (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;In pursuit of Valis : Selections from the Exegesis&lt;/span&gt;), ne serait-ce qu'une sélection critique  et commentée des passages les plus cohérents et lisibles de ce monstrueux travail? Il est si simple de faire de l'argent sur un fonds existant, déjà traduit et dont la popularité va croissant... Je mets au défi un seul de ces margoulins de me donner tort! Qui aura ce courage? Allons, messieurs... n'y a-t-il personne dans ce panier de crabes dont les exigences se situent un peu au-dessus des mécanismes huilés du commerce? N'y a-t-il pas un homme, parmi tous ces androïdes?!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-2468641178421704335?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/2468641178421704335/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=2468641178421704335&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/2468641178421704335'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/2468641178421704335'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/09/complainte-pour-une-dition-raisonne-de.html' title='Complainte pour une édition raisonnée de Philip K. Dick (où l&apos;auteur, consternant, apparaît comme le névrosé bibliographique tatillon qu&apos;il est)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RwAslAztCvI/AAAAAAAAAW8/eiJ2pVyP7hY/s72-c/Dick.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-8284103660397724343</id><published>2007-09-07T23:58:00.000+02:00</published><updated>2007-09-08T00:37:53.197+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettres françaises'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='In extenso'/><title type='text'>La survie de Drieu (où l'auteur, sentant les conflits sociaux pointer le bout de leur nez, fait la grève des parenthèses)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lecteur éventuel de ces pages trop délaissées par l'anarque le plus paresseux qui se puisse trouver à l'ouest d'Eden, je tiens à te faire partager, nonobstant ma flemme, une trouvaille de librairie aussi fraîche (rentrée littéraire oblige) qu'inédite sur laquelle je me suis rué aujourd'hui : le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Drieu&lt;/span&gt; de l'argentine Victoria Ocampo édité par Bartillat.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RuHFEbc80vI/AAAAAAAAAUE/goMBLpoDSL0/s1600-h/Drieu.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RuHFEbc80vI/AAAAAAAAAUE/goMBLpoDSL0/s320/Drieu.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5107580132294185714" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Témoignage rare sur l'homme couvert de femmes - qu'évoquait il y a peu &lt;a href="http://lapinos.hautetfort.com/"&gt;Lapinos&lt;/a&gt; dans son blog - rendu par "la plus belle vache de la pampa", Drieu &lt;span style="font-style: italic;"&gt;dixit&lt;/span&gt;, qui fut sa complice intellectuelle et muse intérimaire pendant quinze ans. Un document qui permet, si c'était nécessaire, d'offrir une rédemption définitive à celui que certains esprits bas de plafond rangent encore avec une rapidité qui confine à l'indigence réflexe dans la catégorie rédhibitoire des vilains fascistes (mais procèdent-ils jamais autrement?). Nabe a cent fois raison sur ce point : tout homme un peu lucide ne peut qu'admettre que Drieu n'est vraiment pas à la hauteur de la basse réputation de félon qu'on lui a taillée, très loin de la fière salauderie de Rebatet ou Brasillach. Ce costume pouvait d'ailleurs si peu lui convenir qu'il préféra s'y soustraire d'une balle dans la tête lorsque l'ignoble "comité d'épuration" des écrivains décida qu'il était l'heure pour lui de l'endosser. Il n'était qu'un romantique éperdu, feu follet presque femmelin et un rien geignard, quêtant infatiguablement mais en vain l'Espoir partout où il croyait pouvoir le saisir. Après le nazisme, ce furent les Vedas - dans un cas comme dans l'autre, il n'échappait pas à la férule de la svastika! Et de tout temps, les femmes, comme une fuite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Victoria Ocampo n'était pas une amante comme les autres, pas une de ses conquêtes méprisables habituelles. Un esprit lettré au "génie cordial", écrivain, traductrice de Camus et Faulkner en espagnol et fondatrice de la revue &lt;span style="font-style: italic;"&gt;SUR&lt;/span&gt;.  Une femme enfin avec laquelle la soif sexuelle était moins importante que l'émulation intellectuelle qu'il pouvait trouver dans leurs discussions, par-delà de constantes divergences de vue politiques, au point de lui confier par écrit : "Mon amie, chérie, laisse-moi t'aimer avec mon coeur qui est moins fou que mon cul". Le récit des orageuses relations sentimentales puis amicales qu'elle entretint avec lui vaut le détour pour qui s'intéresse à un Drieu la Rochelle intime. A ce titre sont d'ailleurs recueillies en fin de volume quelques-unes des lettres déroutantes, erratiques, passionnées et goguenardes qu'il ne cessa de lui faire parvenir au fil des ans. C'est l'histoire inachevée de deux âmes fébriles rassemblées par un même désarroi au coeur de la tempête , dans le nexus troublé de ce "temps déraisonnable" (1929-1945, deux dates tombales s'il en est).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RuHFk7c80wI/AAAAAAAAAUM/sNYro5-HSYQ/s1600-h/pierrot.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RuHFk7c80wI/AAAAAAAAAUM/sNYro5-HSYQ/s320/pierrot.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5107580690639934210" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span&gt;Le &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gilles&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;de Watteau que l'ami Pierrot considérait comme son portrait&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Histoire de faire d'un Pierre deux coups, et de donner peut-être envie à ceux qui ne l'auraient pas lu de se jeter séance tenante dans son oeuvre, je termine cette petite bafouille par un extrait brillant de la préface que Drieu signa pour la réédition non-censurée de son &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gilles&lt;/span&gt;&lt;span&gt;, et où éclate à nouveau la réalité de cette lutte nonchalante finalement perdue qu'il ne cessa de mener, sa vie durant, &lt;/span&gt;contre le Doute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Je crois que mes romans sont des romans; les critiques croient que mes romans sont des essais déguisés ou des mémoires gâtés par l'effort de fabulation. Qui a raison? Les critiques ou l'auteur? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le saura-t-on jamais? Quelle pierre de touche détient-on? Attendons la postérité? (...) &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il faut beaucoup d'audace pour songer qu'on passera à la postérité. Cette audace, la nourrissent dans leurs coeurs bien des timides. Ceux qui ont eu un succès retentissant pensent que ce succès continuera. Ceux qui en ont eu moins se rassurent en pensant à Stendhal ou à Baudelaire. Toutefois, ceux-ci de leur vivant étaient fort connus et respectés au moins d'une petite élite. Car il n'y a pas de génies méconnus. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un écrivain est obligé de croire dans le fond de son coeur qu'il passera à la postérité, sinon l'encre se  tarirait dans ses veines. Et, sauf chez les médiocres, cela est touchant. Nous sommes bien une centaine en ce moment à ne pouvoir arracher de notre coeur cette pensée séduisante comme tous les buts du courage. Il faut cet élan des appelés pour épauler les élus. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je m'écrierais volontiers que je suis sûr que, par exemple, Montherlant passera à la postérité et que je n'y passerai pas. Mais j'avoue aussitôt après que je doute par moments d'être si certainement condamné."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rassure-toi, Drieu, la question semble maintenant tranchée. On t'a ressorti de l'enfer! &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gilles&lt;/span&gt; est à nouveau édité.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-8284103660397724343?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/8284103660397724343/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=8284103660397724343&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/8284103660397724343'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/8284103660397724343'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/09/la-survie-de-drieu-o-lauteur-sentant.html' title='La survie de Drieu (où l&apos;auteur, sentant les conflits sociaux pointer le bout de leur nez, fait la grève des parenthèses)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RuHFEbc80vI/AAAAAAAAAUE/goMBLpoDSL0/s72-c/Drieu.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-496876637640451152</id><published>2007-08-31T02:37:00.000+02:00</published><updated>2007-08-31T08:58:15.635+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nombrilisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poesie'/><title type='text'>Etat d'âme (où l'auteur lève, pudique, un coin de voile sur son spleen)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ces Cahiers, après un insensé mois d'août - une habitude chez moi -, présentent un aspect plus pitoyable que jamais, et vous pouvez m'en croire, cher(s?) lecteur(s?), je suis le premier à le déplorer. Mais quand les forces de vie reprennent brutalement le dessus sur l'esprit, il devient difficile, voire intenable, de s'appliquer à faire retour en soi-même pour en extraire quoi que ce soit de bon. En cette saison il semble que toute bonne nourriture ne nous provient que de la nature! Dieu merci tout a une fin, et septembre menaçant d'apparaître incessamment sous peu, il m'est permis d'espérer pouvoir enfin retrouver les capacités et le temps d'alimenter ces pages comme elles le mériteraient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ici là, et puisque les règles ne sont faites que pour être bafouées, la pensée de ce vendredi ne sera pas une pensée, mais un poème. Attention, cependant, pas la première faribole venue, non! un poème de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lord Pierrot&lt;/span&gt; lui-même, l'immense Jules Laforgue, cet éternel exilé mort à mon âge (et en août, par dessus le marché!), comme une icône rock digne de ce nom. La complainte mélancolique suivante s'accorde en tous points aux ruminations actuelles de mon âme.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;       Complainte du pauvre Chevalier-Errant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;   Jupes des quinze ans, aurores de femmes,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;   Qui veut, enfin, des palais de mon âme?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;   Perrons d'œillets blancs, escaliers de flammes,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;               Labyrinthes alanguis,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;                                 Edens qui&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;Sonneront, sous vos pas reconnus, des airs reconquis.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;   Instincts-levants souriant par les fentes,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;   Méditations un doigt à la tempe,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;   Souvenirs clignotant comme des lampes,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;                Et, battant les corridors,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;                                 Vains essors,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;Les Dilettantismes chargés de colliers de remords.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;   Oui, sans bruit, vous écarterez mes branches,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;   Et verrez comme, à votre mine franche,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;   Viendront à vous mes biches les plus blanches,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;                Mes ibis sacrés, mes chats,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;                                    Et, rachats!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;Ma Vipère de Lettres aux bien effaçables crachats.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;   Puis, frêle mise au monde! ô Toute Fine,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;   Ô ma Tout-universelle orpheline,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;   Au fond de chapelles de mousseline&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;                  Pâle, ou jonquille à pois noirs,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;                                      Dans les soirs,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;Feu-d'artificeront envers vous mes sens encensoirs!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;   Nous organiserons de ces parties!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;   Mes caresses, naïvement serties,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;   Mourront, de ta gorge aux vierges hosties,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;                  Aux amandes de tes seins !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;                                       Ô tocsins,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;Des coeurs dans le roulis des empilements de coussins.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;   Tu t'abandonnes au Bon, moi j'abdique;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;   Nous nous comblons de nos deux Esthétiques;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;   Tu condimentes mes piments mystiques,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;                  J'assaisonne tes saisons;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;                                Nous blasons,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;A force d'étapes sur nos collines, l'Horizon!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;   Puis j'ai des tas d'éternelles histoires,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;   Ô mers, ô volières de ma mémoire!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;   Sans compter les passes évocatoires!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;                  Et quand tu t'endormiras,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;                                 Dans les draps&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;D'un somme, je t'éventerai de lointains opéras.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;   Orage en deux cœurs, ou jets d'eau des siestes,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;   Tout sera bien, contre ou selon ton geste,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;   Afin qu'à peine un prétexte te reste&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;                 De froncer tes chers sourcils,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;                                 Ce souci:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;«Ah! Suis-je née, infiniment, pour vivre par ici? »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;   - Mais j'ai beau parader, toutes s'en fichent!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;      Et je repars avec ma folle affiche,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;      Boniment incompris, piteux &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;sandwiche:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;                          Au Bon Chevalier-Errant,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;                                                 Restaurant,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;Hôtel meublé, Cabinets de lecture, prix courants.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-496876637640451152?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/496876637640451152/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=496876637640451152&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/496876637640451152'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/496876637640451152'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/08/etat-dme-o-lauteur-lve-pudique-un-coin.html' title='Etat d&apos;âme (où l&apos;auteur lève, pudique, un coin de voile sur son spleen)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-7051536244843949046</id><published>2007-08-24T23:50:00.000+02:00</published><updated>2007-08-24T23:54:08.391+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='In extenso'/><title type='text'>Renaissance (où l'auteur reprend du service le coeur léger)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et pour entamer ma propre "rentrée littéraire" alors que tout Saint-Germain-des-Prés frétille fébrilement du croupion autour des nombreux &lt;span style="font-style: italic;"&gt;buzz&lt;/span&gt; de la collection Automne/Hiver 2007 (je vous en fouterai, moi, de la rentrée...), qui choit ces jours-ci avec fracas par piles démesurées sur les étals, je vous fais part, vendredi oblige, de cette juste réfléxion de Sainte Simone Weil sur le mal, trouvée dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La pesanteur et la grâce&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Littérature et morale. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le mal imaginaire est romantique, varié, le mal réel morne, monotone, désertique, ennuyeux. Le bien imaginaire est ennuyeux; le bien réel est toujours nouveau, merveilleux, enivrant. Donc "la littérature d'imagination" est ou ennuyeuse ou immorale (ou un mélange des deux). Elle n'échappe à cette alternative qu'en passant, en quelque sorte, à force d'art, du côté de la réalité - ce que le génie seul peut faire.&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à la rentrée littéraire, elle attendra pour ma part quelques jours de plus.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-7051536244843949046?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/7051536244843949046/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=7051536244843949046&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/7051536244843949046'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/7051536244843949046'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/08/renaissance-o-lauteur-reprend-du.html' title='Renaissance (où l&apos;auteur reprend du service le coeur léger)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-1043999095112111573</id><published>2007-08-14T03:02:00.000+02:00</published><updated>2007-08-14T08:51:22.630+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettres françaises'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nombrilisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Reflexions'/><title type='text'>Message de quelques provençaux au reste du monde (où l'auteur s'adjoint l'aide d'un fameux Manosquin pour assassiner Tartarin)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En cette période estivale plus qu'à tout autre temps de l'année, le système nerveux des personnes qui partagent avec moi le privilège relatif de vivre dans la région PACA est mis à rude épreuve. Un tumulte infini nous ébroue, de la plage la plus chic de la Riviera jusques aux contreforts les plus escarpés de nos montagnes bas-alpines : la nuée bruyante et bariolée du tourisme international s'épanche sans vergogne et traîne sur nos terres son lot de familles sans-gêne, d'appareils numériques dernier cri, de cuistres et de bellâtres peu soucieux du ridicule et de la grossièreté qui perlent à grosses gouttes de leur cuir graisseux. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'ils viennent jusque dans nos bras égorger nos filles et nos compagnes, mais peu s'en faut. Cohorte harassante dont le spectacle et la proximité poussent souvent l'autochtone au retranchement dans les ombres et à l'abattement mutique. Tous les parlers se mêlent en un si parfaite cacophonie chorale, se muent en un tel charabia choquant qu'on pourrait se prendre à croire, l'espace d'un instant, au rétablissement soudain de la tour de Babel. Mais non, il ne s'agit que de Babylone.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, c'est toujours pareil : la même colère m'étreint alors que je passe devant les étals de ces petites boutiques de souvenirs et produits locaux où se massent en grappe, tels des moustiques sur une ampoule, ces étranges envahisseurs, ces incorrigibles béotiens qui ne semblent priser aucune valeur au monde autant que le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pittoresque&lt;/span&gt;. Que ne donneraient-ils pas, ces veaux, pour un peu de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;couleur locale&lt;/span&gt;, un petit quelque chose de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;typique&lt;/span&gt;! C'est qu'il leur faut acquérir, si possible prestement et aisément, le sentiment qu'ils ne se sont pas déplacés pour rien, que ce pays qu'ils prennent le temps de visiter est &lt;span style="font-style: italic;"&gt;vraiment&lt;/span&gt; différent de leur lointain chez eux! Et le  défilé incessant des petits billets froissés et trempés de sueur fait bien sûr le bonheur de nos marchants d'huile d'olive frélatée ou de croûtes qui reproduisent sempiternellement le même champ de lavande morne et plat pris sous tous les angles imaginables, commerçants qui s'engraissent sans remuer le plus petit doigt, un sourire à vocation universelle au bord des lèvres, sur le dos de toute la Provence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car c'est bien là où je voulais en venir, avant de me perdre moi-même dans les méandres de mon indignation : les méridionaux sont les premiers à pâtir de l'image déplorable que donne d'eux l'inusable litanie de clichés qui leur sert d'identité aux yeux d'autrui et, au premier chef, des autres Français. Nous est-il donc nécessaire de nous dénaturer ainsi pour être présentables à la face du monde? Y a-t-il par exemple rien de plus moquable, détestable, risible que cet atroce portrait du Provençal que l'on a tracé, depuis Tartarin de Tarascon jusqu'à Taxi! Oui, s'il fallait chercher une source, un fautif sur qui nous délester de ce crime impuni dont nous sommes encore les victimes silencieuses, il faudrait sans doute chercher du côté d'Alphonse Daudet et de sa créature honnie. Tartarin, cet imbécile, ce drôle, ce matamore que l'école républicaine donna en inamovible modèle de son type à toutes les têtes enfantines un siècle durant! Voilà autre chose que le soufflet de Banania sur la joue du tirailleur sénégalais! Quelle iniquité, quelle offense scélérate perpétrée froidement par la Nation contre l'un de ses petits! Cherchez bien, vous ne trouverez aucun équivalent en ignominie à cet uluberlu en quelque autre région de France. Bécassine, tout au plus...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut en finir une bonne fois pour toutes avec ce mythe infâmant du Provençal jovial, fort en gueule et débonnaire. Il devrait aller sans dire que les Provençaux ne sont ni plus ni moins joviaux ou grande gueule que les autres hommes. Tout au plus pourrait-on soupçonner que chez eux le dionysiaque l'emporte un peu sur l'appolinien, pour reprendre les termes de l'opposition telle qu'établie par Nietzsche. Opposition elle-même schématique, bien entendu. Vous me répondrez que les sudistes eux-mêmes se sont grâcieusement prêtés au jeu de massacre et n'ont pas franchement oeuvré pour faire mentir cette réputation usurpée... Pagnol, Fernandel et Raimu, cette clique maudite, en premier lieu, qui fut si fière de singer la Provence et ses habitants et de pousser le vice jusqu'à la plus ignoble caricature! Ah, nous l'a-t-on assez rebattue, la partie de cartes! Bien sûr, que la perpétuation de cette blague marseillaise revient en bonne part à des méridionaux. Eh, qu'allez-vous croire? Notre peuple, comme tous les autres, a ses traîtres! Et ne parlons même pas de cette inoffensive plaisanterie que l'on appelle gentiment le "patois" provençal. C'est encore trop cher payé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'ils ne sont pas ridicules, ces cul-terreux fiers de leur ostracisme qui cultivent avec un bel orgueil, en roulant laborieusement dans leur palais les syllabes les plus cocasses, le parler provençou! Si je ne l'avais pas déjà fait il y a un mois de cela, je solliciterais encore pour les décrire au plus vrai les paroles de ce Sétois qui railla en son temps "les imbéciles heureux qui sont nés quelque part". Qu'on me comprenne : il est des régionalismes qui se défendent, et des langues régionales qui résistent à juste titre. Ainsi du gaélique, cette langue unique par son originalité et sa fécondité, ou dans une moindre mesure de l'occitan, dont l'importance historique et littéraire n'est plus à prouver. Mais le provençal! Cette soupe verbale inconsistante, ce pistou remâché, ce parler abâtardi d'italiens ralliés trop tard au territoire de France! Non, pardon! Je ne suis pas le seul, du reste, à confesser la honte cuisante que me donne l'image déformée que l'on me renvoie, ce reflet menteur que l'on me tend comme une vérité, et qui n'est qu'une escroquerie pour touristes et Parisiens éberlués (il ne fallut rien moins que Claude Berry ou Yves Robert pour répondre à cent ans de distance, via l'apostat Pagnol, à la force d'insultes d'un Alphonse Daudet!). Mais je laisse l'un des plus grands chantres de ce Sud inconnu et méprisé vous en convaincre mieux que moi. Voilà comment Jean Giono, dans les entretiens qu'il eut avec Jean Carrière en 1965 à Manosque, parle, avec sa voix étonnamment fluette et pourtant chantante, de la Provence où il passa sa vie :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RsDpSj3NgCI/AAAAAAAAAT8/0wbXfeJS4BE/s1600-h/Giono.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RsDpSj3NgCI/AAAAAAAAAT8/0wbXfeJS4BE/s320/Giono.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5098331283257131042" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J’aime ce pays. Je l’aime comme Swann aimait Odette : en se rendant compte finalement que c’était la femme qui ne lui convenait pas, que c’était pas son type. Hé bien, la Provence n’est pas mon &lt;/span&gt;&lt;span&gt;type&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; de pays.(…) C’est donc un pays que j’aime. J’aime ses odeurs, j’aime sa façon d’être, mais je l’aime mieux que ce que l’aiment les félibres, je l’aime trop, je l’aime plus qu’eux. Parce que je n’aime pas que l’on en fasse un portrait ridicule. Or, le personnage du Provençal hâbleur, joueur de boules, buveur de Pastis, il existe, mais il existe en minorité. Et ce n’est pas sur celui-là qu’il faut porter l’accent. C’est sur un autre, sur un Provençal beaucoup plus latin, beaucoup plus humain, beaucoup plus secret. Evidemment, j’en connais beaucoup plus en Haute Provence qu’en Basse, mais je sais aussi qu’en Basse Provence ils sont pareils, ils sont beaucoup plus solides que ça. Un personnage que je &lt;/span&gt;&lt;span&gt;déteste&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, et qui n’existe pas, c’est Tartarin de Tarascon. Ca n’existe pas Tartarin de Tarascon. Pourquoi ? &lt;/span&gt;&lt;span&gt;Tartarin de Tarascon&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, c’est un livre sur la Provence écrit par un Parisien. C’était pas un livre de Provençal. Un Provençal doit donner de son pays une idée beaucoup plus haute et d’abord, une idée beaucoup plus juste ; et cette idée beaucoup plus juste en donnera une idée beaucoup plus haute. Voilà le problème posé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Son avis sur le patois provençal n'est pas moins tranché :&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’aime pas, quand on a à sa disposition une langue aussi belle que le français, qu’on se serve d’une autre langue quand on a à s’exprimer et qu’on est en France. &lt;/span&gt;[La langue de Frédéric Mistral]&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, c’est une langue inventée, et on ne peut pas le lui reprocher. Et ce que je sais, c’est que je suis incapable de lire Mistral dans le texte. Ce que je sais, c’est que des quantités de paysans autour de moi sont incapables de lire Mistral dans le texte, ce que je sais, c’est que tout ceux qui se flattent de lire Mistral dans le texte ne peuvent pas tous le lire. (…) Alors quand on a à sa disposition une langue aussi belle que le français et aussi… &lt;/span&gt;&lt;span&gt;importante&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; à écrire que le français, et aussi riche en expressions que le français, on n’écrit pas dans une langue qui n’est plus comprise que par une cinquantaine d’apothicaires. C’est une aventure… c’est une tartarinade du siècle dernier. Ca ne correspond plus à notre époque, à l’époque présente. Ca a pu amuser un peu le peuple pendant un certain temps, à une époque où il y avait encore la possibilité de rigoler, et qu’on avait pas le cinéma. Maintenant, on a autre chose à faire, nous avons quand même à exprimer des drames beaucoup plus profonds. Chaque fois qu’on me parle provençal et qu’on essaye de me le défendre (…), on me dit : "Il y a des mots en provençal qui ont une sonorité extraordinaire qu’on ne retrouve pas en français." Oui, &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;mais&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; il y a en français des mots qui ont une sonorité qu’on ne retrouve pas en provençal. Et, comme par hasard, ce sont des &lt;/span&gt;&lt;span&gt;verbes&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, et la phrase est articulée sur le verbe. Un verbe, ça donne à la phrase toute sa force et sa vigueur et sa richesse. Et tu as, dans le français, des harmonies qu’il est impossible de reproduire en provençal. Je considèrerai que le provençal est une langue quand je lirai un traité de géométrie en provençal, ou un traité de trigonométrie en provençal, ou une chimie en provençal. A ce moment-là, je dirai : "C’est peut-être une langue."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demandez-vous encore, après ça, pourquoi Giono put avoir, à la différence de "l'immortel" jocrisse Marcel P., le profond respect d'auteurs et critiques aussi férocement justes qu'André Gide, Drieu la Rochelle ou Henry Miller... Provençaux, un peu d'amour-propre! Cessez donc de vendre votre image au rabais, de vous solder et vous dégrader tout en continuant, pour le symbole et la forfanterie, à vous vanter d'un piteux jargon qui vous discrédite! Tordons le cou à Tartarin et son encombrante descendance, Topaze, Marius, Fanny et compagnie! Hop, tous enfermés dans le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Château de ma mère&lt;/span&gt;! Qu'on leur passe les fers, à ces renégats! Et puis, d'un château l'autre,  ressuscitons Sade, pour la peine : que cet autre grand du Midi se charge de perpétrer sur eux, en guise de châtiment, les délices qu'il imagina pour ses &lt;span style="font-style: italic;"&gt;120 journées de Sodome&lt;/span&gt;!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-1043999095112111573?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/1043999095112111573/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=1043999095112111573&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/1043999095112111573'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/1043999095112111573'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/08/message-de-quelques-provenaux-au-reste.html' title='Message de quelques provençaux au reste du monde (où l&apos;auteur s&apos;adjoint l&apos;aide d&apos;un fameux Manosquin pour assassiner Tartarin)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RsDpSj3NgCI/AAAAAAAAAT8/0wbXfeJS4BE/s72-c/Giono.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-6113312159959069797</id><published>2007-08-11T16:59:00.000+02:00</published><updated>2007-08-12T14:07:35.910+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='In extenso'/><title type='text'>La pensée en retard du vendredi (où l'auteur constate effaré que les semaines sont plus rapides que lui)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rr3YVT3NgBI/AAAAAAAAAT0/F0F2F2fcdGU/s1600-h/chamfort.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rr3YVT3NgBI/AAAAAAAAAT0/F0F2F2fcdGU/s320/chamfort.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5097468213873967122" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Tout le monde n'a pas la chance d'être en vacances, et je dois reconnaître que mon implication en ces pages autant que ma ponctualité en pâtissent. Mais mieux vaut tard que jamais, n'est-ce pas? Je vous propose donc de méditer une très sage parole de Chamfort, cet auvergnat qui non content d'être un aphoriste de génie et l'auteur d'amères maximes s'illustra également par l'une des plus édifiantes et laborieuses "TS" avortées de l'histoire. Preuve supplémentaire que l'on peut être une flèche dans le domaine de l'esprit et le dernier des nigauds dans l'ordre du pratique : quelle idée saugrenue de vouloir attenter à sa vie quand on est &lt;a href="http://www.academie-francaise.fr/immortels/discours_reception/chamfort.html"&gt;l'un des Immortels&lt;/a&gt;!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;"Un homme d'esprit est perdu s'il ne joint pas à l'esprit l'énergie de son caractère. Quand on a la lanterne de Diogène, il faut aussi avoir son bâton."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concis, martial presque, mais si juste.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-6113312159959069797?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/6113312159959069797/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=6113312159959069797&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/6113312159959069797'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/6113312159959069797'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/08/la-pense-en-retard-du-vendredi-o.html' title='La pensée en retard du vendredi (où l&apos;auteur constate effaré que les semaines sont plus rapides que lui)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rr3YVT3NgBI/AAAAAAAAAT0/F0F2F2fcdGU/s72-c/chamfort.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-2226644302487337460</id><published>2007-08-03T21:05:00.000+02:00</published><updated>2007-08-03T21:05:56.119+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='In extenso'/><title type='text'>La pensée du vendredi (où l'auteur se lance dans le rubriquage hebdomadaire)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'entame dans la joie et l'allégresse ce mois d'août 2007 avec une bonne résolution : instaurer ici une rubrique régulière de citations. Et je le fais sans plus tarder avec, en guise d'inauguration, une pensée littéraire lucide de l'immortel auteur de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La littérature à l'estomac&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Dans la chasse aux mots justes, les deux races : la race des oiseleurs et celle des traqueurs : Rimbaud et Mallarmé. Le pourcentage des seconds dans la réussite est toujours meilleur, leur rendement peut-être incomparable - mais &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ils ne rapportent pas de gibier vivant&lt;/span&gt;."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Julien Gracq, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lettrines&lt;/span&gt; (1967).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A mon grand dam, j'appartiens sans doute possible à la seconde catégorie...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-2226644302487337460?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/2226644302487337460/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=2226644302487337460&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/2226644302487337460'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/2226644302487337460'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/08/la-pense-du-vendredi-o-lauteur-se-lance.html' title='La pensée du vendredi (où l&apos;auteur se lance dans le rubriquage hebdomadaire)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-204410175471200164</id><published>2007-07-31T22:05:00.000+02:00</published><updated>2007-07-31T22:04:30.600+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique'/><title type='text'>16 chevaux sous le capot</title><content type='html'>De la musique, encore et toujours, en attendant que je trouve le temps de mettre en forme certaines contributions plus conséquentes... Cependant, le programme est royal : un splendide morceau du défunt Sixteen Horsepower, "Hutterite Mile", illustré par les dantesques gravures de Gustave Doré. Que demande le peuple? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="350"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/H6FW-Et-jFw"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/H6FW-Et-jFw" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="350"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-204410175471200164?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/204410175471200164/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=204410175471200164&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/204410175471200164'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/204410175471200164'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/07/16-chevaux-sous-le-capot.html' title='16 chevaux sous le capot'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-8804314487771219666</id><published>2007-07-30T20:44:00.000+02:00</published><updated>2007-07-30T20:44:33.722+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poesie'/><title type='text'>Collage (où l'auteur joue à l'artiste contemporain)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;D'après la notice qu'en donne la version anglaise de Wikipédia, il &lt;span style="font-style: italic;"&gt;paraîtrait&lt;/span&gt; (sur ce site, même le conditionnel est à prendre avec des pincettes) que l'une des sources potentielles d'inspiration de l'inégalable &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Riders on the storm&lt;/span&gt; des Doors pourrait être, au moins pour l'intitulé, à chercher du côté d'un poème surréaliste français, "Les chevaliers de l'ouragan", que la notice attribue de manière hasardeuse à André Breton ou Aimé Césaire (?!). Renseignements pris, la pièce en question, parue en 1924 et recueillie deux ans plus tard dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le mouvement perpétuel&lt;/span&gt; est en réalité d'Aragon et fleure bon l'écriture automatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si la comparaison de ces deux oeuvres ne s'avère pas très convaincante vis-à-vis de l'hypothèse de départ, le téléscopage que produit la collision du jeu hypnotique de Manzarek avec les vers boiteux d'Aragon n'en est pas moins curieux, et presque beau. Beau comme... la rencontre fortuite sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie, bien sûr! Je vous laisse profiter sans plus tarder du phénomène.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://stat.radioblogclub.com/radio.blog/skins/mini/player.swf" allowscriptaccess="always" bgcolor="#ECECEC" id="radioblog_player_0" flashvars="id=0&amp;filepath=http://www.radioblogclub.com/listen?u=..wLzRmb192cvInZuUWZyZmLlNXdvh2ayFGZ/The%2520Doors%2520-%2520Riders%2520on%2520the%2520Storm.rbs&amp;amp;cover=1&amp;crossfader=1&amp;amp;replay=1&amp;colors=body:#ECECEC;border:#BBBBBB;button:#999999;player_text:#999999;playlist_text:#999999;" height="23" width="180"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Chevaliers de l'ouragan (1924) :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les chevaliers de l’ouragan s’accrochent aux volets des boutiques&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils renversent les boîtes à lait comme de simples mauviettes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils tournent autour des têtes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils vont nostalgiquement s’appuyer à la boule barbue des coiffeurs&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chevaliers de l’ouragan&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’avez-vous fait de vos gants?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au hasard des quartiers qu’ils ébranlent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils montent entre les maisons&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En haut en bas en haut en haut&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils soupirent dans les soupentes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils soupirent aux soupiraux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chevaliers de l’ouragan&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais où mais où avez-vous mis vos gants?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’un s’éloigne l’autre s’approche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils sont deux je le vois bien&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’un s’éloigne c’est saint Sébastien&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’autre s’approche c’est un païen&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chevaliers de l’ouragan&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme vous êtes intrigants&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Saint Sébastien arrache un peu ses flèches&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le païen les ramasse et les lèche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Saint Sébastien porte l’heure à son poignet&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois heures dix&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chevaliers de l’ouragan&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Où où où avez-vous mis vos gants?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hou hou dans les cheminées&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois heures onze à présent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’y a plus de métro depuis longtemps&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’allez-vous chercher dans les caves?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chevaliers de l’ouragan&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Auriez-vous perdu vos gants?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici j’ai mis ma cravate&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Me répond saint Sébastien&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le païen le païen ne dit rien&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a l’air d’avoir égaré sa cravate ma parole&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chevaliers de l’ouragan&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l’égout s’en vont les gants&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’un regarde le présent&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’autre a des souvenirs dans les oreilles&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’un s’envoie et l’autre meurt&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit s’ouvre et montre ses jambes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chevaliers de l’ouragan&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chevaliers extravagants&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-8804314487771219666?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/8804314487771219666/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=8804314487771219666&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/8804314487771219666'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/8804314487771219666'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/07/collage-o-lauteur-joue-lartiste.html' title='Collage (où l&apos;auteur joue à l&apos;artiste contemporain)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-5686084881304890985</id><published>2007-07-28T14:25:00.000+02:00</published><updated>2007-08-06T00:06:56.310+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Panthéon personnel'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettres étrangères'/><title type='text'>Interlude (où l'auteur profite des congés pour refaire la peinture en son antre)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ces cahiers entament comme vous l'aurez judicieusement noté une phase de métamorphose tâtonnante après une trop longue période d'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;estivation&lt;/span&gt; silencieuse due sans aucun doute au sort subi par mon petit cervelet fragile, tout engourdi par la surchauffe actuelle du jus tièdasse dans lequel il barbotte d'habitude à son aise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, pour vous aider à patienter en attendant la fin des travaux, je me résouds à republier ici ce que j'avais déjà pu écrire ailleurs sur un roman-monstre qui m'est cher, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La &lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;maison&lt;/span&gt; des feuilles&lt;/span&gt;. Cette initiative est d'autant plus superflue, je l'avoue sans vergogne, que vous n'aurez aucune chance de trouver ce livre chez votre épicier préféré : il est en "cours de réimpression" - comprenez que la &lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;maison&lt;/span&gt; Denoël, détentrice des droits de publication en France, attend patiemment que la demande soit assez conséquente pour se décider à en refaire un tirage, ce qui est malgré tout compréhensible quand on connait le casse-tête éditorial dont il est question ici...&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(102, 102, 204);"&gt;*&lt;/span&gt; Cependant, les bibliothèques ne sont pas faites pour les chiens, et vous pourrez toujours, si le coeur vous en dit après lecture de mon humble avis (TM), vous y rendre pour juger par vous-même! Et puis après tout, si vous avez une confiance aveugle en moi, ou tout simplement de l'argent à dépenser, vous pouvez toujours &lt;a href="http://www.denoel.fr/Denoel/contacts.jsp"&gt;contacter Denoël&lt;/a&gt; pour leur faire comprendre que vos 30 euros les attendent... &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Addenda du 05/08&lt;/span&gt; : D'après les informations glanées &lt;a href="http://escargotgarpien.blogspot.com/2007/07/o-rvolutions-la-maison-des-feuilles.html"&gt;ici&lt;/a&gt; sur le  très recommandable &lt;a href="http://escargotgarpien.blogspot.com/"&gt;blog de g@rp&lt;/a&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La &lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;maison&lt;/span&gt; des feuille&lt;/span&gt;s renaîtra à nouveau de ses cendres pour la sortie du second roman de Danielewski (voir infra - &lt;span style="font-family:verdana;"&gt;ce billet ressemble de plus en plus dans sa forme au livre qui en est le sujet... Contagion?&lt;/span&gt;). L'occasion ou jamais de vous le procurer! Reste ce grand point d'interrogation : la réédition sera-t-elle expurgée des coquilles de la VF originelle? Suspense, quand tu nous tiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RqqKwz3Nf_I/AAAAAAAAATk/Bg_q5B98IyA/s1600-h/couv.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RqqKwz3Nf_I/AAAAAAAAATk/Bg_q5B98IyA/s320/couv.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5092034899855900658" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La &lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;maison&lt;/span&gt; des feuilles&lt;/span&gt; s'ouvre sur une mise en garde : "Ceci n'est pas pour vous." Ce n'est pas tant une postulation élitiste qu'une sorte de couverture de l'auteur : "Si ce livre ne vous plaît pas, n'allez pas dire que vous n'étiez pas prévenu!" Et cet avertissement n'est pas tout à fait gratuit, car effectivement, ce livre ne s'offre pas à tout le monde. C'est un labyrinthe sur les labyrinthes, une bâtisse qu'il faut pouvoir défier, au risque de se perdre dans son épais feuillage. Dédale narratif, sémantique et typographique, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La &lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;maison&lt;/span&gt; des feuilles&lt;/span&gt; met tout en oeuvre pour égarer son visiteur. D'abord publié sur internet (sans ses annexes), cet (hyper)texte a mis plus de dix ans à se tisser dans le cerveau de son créateur. Ce n'est peut-être que le premier roman de Danielewski, mais c'est sans conteste un chef-d'oeuvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette &lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;maison&lt;/span&gt;, c'est d'abord celle de Zampanò, un vieil aveugle solitaire et secret, entouré de ses seuls chats, que l'on retrouve mort chez lui, dans un appartement tapissé de centaines de pages griffonnées et noircies en tous sens, et dont une malle contient un manuscrit sibyllin. Cet étrange héritage, c'est Johnny Errand, un jeune tatoueur paumé de Santa Monica, hypersensible mais peu cultivé (son nom en V.O., "Truant" qualifie quelqu'un qui fait l'école buissonnière), qui va en assumer le poids. Epris d'une respectueuse fascination pour ce vieillard qui était son voisin, il décide de mettre en ordre son travail, essai austère, quasi-universitaire, et incroyablement érudit, tout en continuant en parallèle sa vie dissolue et ses errances sentimentales, lui qui souffre d'un amour inassouvi pour une strip-teaseuse surnommée "Pan-Pan". Puis surviennent les cauchemars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car ce dont parle l'ouvrage du vieux Zampanò, qui constitue le corps central de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La &lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;maison&lt;/span&gt; des feuilles&lt;/span&gt;, c'est d'un légendaire film documentaire, le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Navidson Record&lt;/span&gt;, dont l'existence même n'est pas attestée, et qui a(urait) pour sujet principal une autre &lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;maison&lt;/span&gt;, très ancienne, celle d'Ash Tree Lane (Virginie), où s'installent Will Navidson et sa petite famille. Tout semble commencer comme dans un téléfilm M6 : Will Navidson (Navy pour les intimes), photo-reporter dont l'une des prises de vues a été couronnée par le prestigieux prix Pulitzer, décide de prendre, pour leur installation dans la vieille bâtisse campagnarde, une année sabbatique auprès de sa femme Karen, une ex-mannequin magnifique et leurs deux enfants modèles, Chad et Daisy. Et  d'immortaliser sur pellicule, par la même occasion, cette parenthèse bénie dans leur vie mouvementée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malheureusement, ce joli rêve de tranquillité se fissure quelque peu lorsque Navy découvre un jour, en rentrant de voyage, qu'il y a un nouveau placard -vide et obscur- dans la chambre des enfants et réalise, en prenant des mesures, que sa &lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;maison&lt;/span&gt; est d'un quart de pouce exactement &lt;span style="font-style: italic;"&gt;plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur&lt;/span&gt;. Alors, pour le lecteur comme pour ses habitants, la demeure de Ash Tree Lane semble soudain surgir d'un roman de Stephen King ou un dessin d'Escher, prendre vie, devenir une aberration terrifiante, quelque chose qui &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ne devrait pas exister&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Navidson Record&lt;/span&gt; devient au fil du récit une machine folle, à laquelle répond en écho, depuis ses notes de bas de pages de plus en plus envahissantes, l'histoire de Johnny, qui se penche sur le passé de Zampanò et sur son propre passif familial enfoui et terriblement douloureux. Et peu importe, à ce moment, que le reportage soit inexistant, tout comme nombre des références bibliographiques données par le vieil aveugle. Peu importe d'ailleurs qu'un vieil aveugle fasse un travail critique sur un film (allant jusqu'à donner son point de "vue" sur certains cadrages), puisqu'il n'a sans doute jamais été tourné...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seule importe la &lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;maison&lt;/span&gt;, dont l'impossible réalité devient bien tangible, tout comme se matérialisent dans la vie de Johnny les conséquences nocives de son étude prolongée et monomaniaque du manuscrit chargé de ratures et de sens de son étrange voisin défunt. Partout la noirceur fait tâche d'huile et s'étend, et ce lacis d'histoires devient un vortex, une spirale dont les multiples branches (récit de Zampanò, notes-récit de Johnny, notes correctives des Editeurs -et ici, du traducteur, qui prend part au jeu-, interventions de Tom, frère de Navy, interviews de différents protagonistes ou spécialistes par Karen, après les événements, etc.) mènent toutes au coeur du mystère, dans un immense trou noir insondable et froid comme une tombe, pétrifiant de terreur. Et nul ne peut assurer qu'au coeur des ténèbres ne se cache pas le &lt;span style="color: rgb(204, 0, 0);"&gt;minotaure&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La &lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;maison&lt;/span&gt; des feuilles&lt;/span&gt;, c'est l'équivalent littéraire du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Projet Blair Witch&lt;/span&gt;, le génie en plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RqqLDj3NgAI/AAAAAAAAATs/uWP-w-jAHaU/s1600-h/MZD.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RqqLDj3NgAI/AAAAAAAAATs/uWP-w-jAHaU/s320/MZD.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5092035221978447874" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mark Z. Danielewski himself&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;C'est aussi un hommage aux maîtres de Danielewski : Burroughs (pour le "cut-up" et les jeux formels)&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(102, 102, 204);"&gt;**&lt;/span&gt;, Jorge Luis Borges (modèle plus ou moins évident de Zampanò), Edgar Allan Poe (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La chute de la &lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;maison&lt;/span&gt; Usher&lt;/span&gt;), mais aussi bien  toute la littérature gothique européenne, Stephen King ou Heidegger. Parfois, Danielewski/Zampanò peut agacer, par son côté intello new-yorkais qui cite Deleuze ou Derrida et fait d'impressionnants name-dropping de photographes, documentaristes, architectes, etc. Pourtant, c'est cet académisme de pacotille qui est aussi raillé par le mécanisme même du récit (notes de bas de pages qui en avalent d'autres jusqu'à l'inexorable vertige...) et en premier lieu par Danielewski/Johnny, qui a toujours le dernier mot et constitue, malgré les apparences, le coeur même de ce livre, et son sujet le plus intéressant, le plus réussi aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Roman expérimental mais jouissif, ardu mais plus trépidant qu'aucun Tom Clancy, méta-livre qui s'auto-génère, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La &lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;maison&lt;/span&gt; des feuilles&lt;/span&gt; est une oeuvre maline et malade, qui transporte et transforme quiconque est assez courageux pour y plonger. Il est impossible de sortir indemne de cette lecture, sans que sa noirceur intense, sa tristesse profonde ne vous ait envahi, sans que Johnny ne vous ait changé à tout jamais, comme lui-même a été changé par les mystères de Ash Tree Lane. C'est tout aussi impossible que cette foutue &lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;maison&lt;/span&gt;, ne cherchez pas. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ceci n'est pas pour vous.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La &lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;maison&lt;/span&gt; des feuilles&lt;/span&gt; (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 102, 255);"&gt;House&lt;/span&gt; of leaves&lt;/span&gt;),  Mark Z. Danielewski,  Denoël, "Denoël et d'ailleurs", 2002, traduction de Christophe Claro. &lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(102, 102, 204);"&gt;***&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté "actualité" (comme on dit sur les plateaux de promo) : le second roman de Danielewski, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Only Revolutions&lt;/span&gt;, devrait sortir fin août en France sous le titre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;O Révolutions&lt;/span&gt;. Nouvelle tentative uber-oulipesque de ce fou furieux : narrer dans un road movie littéraire en forme de poème lyrique l'histoire de deux inséparables éternels adolescents (éternels au sens propre...) en quête d'aventures : Sam et Hailey. La particularité formelle étant cette fois-ci que le roman se lit indifféremment de chaque côté (oui, vous avez bien lu...) suivant que l'on désire suivre le point de vue et monologue de &lt;a style="color: rgb(255, 204, 102);" href="http://images.amazon.com/images/G/01/books/promos/a-plus/hailey.large.gif"&gt;l'un&lt;/a&gt; ou de &lt;a style="color: rgb(51, 204, 0);" href="http://images.amazon.com/images/G/01/books/promos/a-plus/sam.large.gif"&gt;l'autre&lt;/a&gt; de ces personnages qui sillonnent l'Amérique et ses mythes de part en part durant deux cents ans (1863-2063). Oeuvre-limite, juchée à la frontière de l'incompréhensible et de l'art pour l'art et inspirée des défis les plus hermétiques de Joyce et Beckett. Le bébé est-il viable quand même? Réponse dans quelques semaines... &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Addenda du 05/08&lt;/span&gt; : 16 pages extraites de la traduction française de Claro (voir infra) sont d'ores et déjà consultables au format PDF sur &lt;a href="http://www.denoel.fr/Denoel/Control.go?action=rech&amp;prod_code_aparaitre=B25903"&gt;le site de Denöel&lt;/a&gt;. Pour ceux que cet échantillon allécherait autant que votre serviteur, rappelons que le roman paraît le 23 août prochain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(102, 102, 204);"&gt;*&lt;/span&gt; : Merci à l'indispensable NoThanks pour ces précieuses informations. ;)&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(102, 102, 204);"&gt;**&lt;/span&gt; : Deux exemples visuels qui valent plus que tous les discours :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RqqKiT3Nf-I/AAAAAAAAATc/eHwnbDwkZwA/s1600-h/lettres.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RqqKiT3Nf-I/AAAAAAAAATc/eHwnbDwkZwA/s320/lettres.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5092034650747797474" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RqqIVD3Nf9I/AAAAAAAAATU/1jdVsDf-hbg/s1600-h/carre.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RqqIVD3Nf9I/AAAAAAAAATU/1jdVsDf-hbg/s320/carre.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5092032224091275218" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; color: rgb(102, 102, 204);"&gt;***&lt;/span&gt; : Claro, passeur émérite de ce pavé labyrinthique est un ambitieux forçat de la traduction, passionné par la "nouvelle fiction" américaine, et on lui doit aussi les versions françaises du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Courtier en tabac&lt;/span&gt; de John Barth ou &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La famille royale&lt;/span&gt; de William T. Vollmann. Depuis quelques années, il codirige avec bonheur la pynchonienne collection "Lot 49" au Cherche Midi, et a ainsi permis de faire connaître nombre d'auteurs américains contemporains : Richard Powers, Ben Marcus (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le silence selon Jane Dark&lt;/span&gt;) ou Brian Evenson (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Inversion&lt;/span&gt;). Il planche actuellement en parallèle sur deux travaux de traduction des plus complexes : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Only Revolutions&lt;/span&gt; et un autre gros morceau de la rentrée littéraire, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Central Europe&lt;/span&gt; de William T. Vollmann. Il est aussi romancier et &lt;a href="http://towardgrace.blogspot.com/"&gt;bloggueur&lt;/a&gt;. Je pense que ses journées comptent 24 heures de plus que les miennes...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-5686084881304890985?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/5686084881304890985/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=5686084881304890985&amp;isPopup=true' title='10 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/5686084881304890985'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/5686084881304890985'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/07/interlude-o-lauteur-profite-des-congs.html' title='Interlude (où l&apos;auteur profite des congés pour refaire la peinture en son antre)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RqqKwz3Nf_I/AAAAAAAAATk/Bg_q5B98IyA/s72-c/couv.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>10</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-4815890522257673210</id><published>2007-07-14T13:26:00.000+02:00</published><updated>2007-07-14T13:26:33.258+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poesie'/><title type='text'>La chanson des patriotes (où l'auteur fête la nation à sa façon)</title><content type='html'>14 juillet. "Fête Nat." comme disent ces feignants de calendriers. L'occasion rêvée d'entonner en tout lieu avec un fier enthousiasme cette malicieuse chansonnette. Merci Georges! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(sur un air de guitare parodiquement martial)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Les invalid's chez nous, l'revers de leur médaille&lt;br /&gt;C'est pas d'être hors d'état de suivr' les fill's, cré nom de nom,&lt;br /&gt;Mais de ne plus pouvoir retourner au champ de bataille.&lt;br /&gt;Le rameau d'olivier n'est pas notre symbole, non!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que, par-dessus tout, nos aveugles déplorent,&lt;br /&gt;C'est pas d'être hors d'état d'se rincer l'œil, cré nom de nom,&lt;br /&gt;Mais de ne plus pouvoir lorgner le drapeau tricolore.&lt;br /&gt;La ligne bleue des Vosges sera toujours notre horizon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et les sourds de chez nous, s'ils sont mélancoliques,&lt;br /&gt;C'est pas d'être hors d'état d'ouïr les sirènes, cré de nom de nom,&lt;br /&gt;Mais de ne plus pouvoir entendre au défilé d'la clique,&lt;br /&gt;Les échos du tambour, de la trompette et du clairon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et les muets d'chez nous, c'qui les met mal à l'aise&lt;br /&gt;C'est pas d'être hors d'état d'conter fleurette, cré nom de nom,&lt;br /&gt;Mais de ne plus pouvoir reprendre en chœur la Marseillaise.&lt;br /&gt;Les chansons martiales sont les seules que nous entonnons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui de nos manchots aigrit le caractère,&lt;br /&gt;C'est pas d'être hors d'état d'pincer les fess's, cré nom de nom,&lt;br /&gt;Mais de ne plus pouvoir faire le salut militaire.&lt;br /&gt;jamais un bras d'honneur ne sera notre geste, non!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les estropiés d'chez nous, ce qui les rend patraques,&lt;br /&gt;C'est pas d'être hors d'état d'courir la gueus', cré nom de nom,&lt;br /&gt;Mais de ne plus pouvoir participer à une attaque.&lt;br /&gt;On rêve de Rosalie, la baïonnette, pas de Ninon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'qui manque aux amputés de leurs bijoux d'famille,&lt;br /&gt;C'est pas d'être hors d'état d'aimer leur femm', cré nom de nom,&lt;br /&gt;Mais de ne plus pouvoir sabrer les belles ennemies.&lt;br /&gt;La colomb' de la paix, on l'apprête aux petits oignons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à nos trépassés, s'ils ont tous l'âme en peine,&lt;br /&gt;C'est pas d'être hors d'état d'mourir d'amour, cré nom de nom,&lt;br /&gt;Mais de ne plus pouvoir se faire occire à la prochaine.&lt;br /&gt;Au monument aux morts, chacun rêve d'avoir son nom.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-4815890522257673210?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/4815890522257673210/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=4815890522257673210&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/4815890522257673210'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/4815890522257673210'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/07/la-chanson-des-patriotes-o-lauteur-fte.html' title='La chanson des patriotes (où l&apos;auteur fête la nation à sa façon)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-3420934102168819408</id><published>2007-07-11T00:49:00.000+02:00</published><updated>2007-07-11T04:19:17.599+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='In extenso'/><title type='text'>Définition diabolique (où l'auteur s'en remet au grand Ambrose illustré)</title><content type='html'>Ouvrant une page au hasard du délicieux &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dictionnaire du Diable&lt;/span&gt;, comme il convient de faire avec tout dictionnaire, je tombe, entre mille autres, sur cette définition :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Incube&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;n.&lt;/span&gt; : Représentant d'une race parfaitement malséante de démons; bien qu'elle ne soit probablement pas entièrement éteinte, elle est cependant considérée comme ayant désormais vécu ses plus belles nuits. Pour plus de détails sur les &lt;span style="font-style:italic;"&gt;incubi&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style:italic;"&gt;succubi&lt;/span&gt;, incluant les &lt;span style="font-style:italic;"&gt;incubae&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style:italic;"&gt;succubae&lt;/span&gt;, voir le &lt;span style="font-style:italic;"&gt;Liber Demonorum&lt;/span&gt; de Protassus (Paris, 1328), qui contient un foule de savoureuses informations, qui n'ont pas leur place dans un dictionnaire destiné à servir de livre de textes dans les collèges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Victor Hugo raconte que, dans les îles anglo-normandes, Satan lui-même - sans doute tenté plus que tout autre par la beauté des femmes - jouait quelquefois à l'incubus, pour l'alarme et la plus grande confusion des excellentes femmes qui souhaitent rester loyales envers les voeux du mariage, dans la mesure du possible. Une certaine dame demanda au prêtre de la paroisse de lui indiquer un moyen infaillible pour reconnaître dans l'obscurité l'intrépide intrus de l'époux légitime. Le saint homme lui dit qu'elle pouvait s'en rendre compte en cherchant les cornes sur le front; mais Hugo ne fait pas assaut de galanterie en émettant quelques doutes sur l'efficacité de la méthode."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RpQMEHEYucI/AAAAAAAAARs/xinQQ41i1Ko/s1600-h/Fussli.GIF"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RpQMEHEYucI/AAAAAAAAARs/xinQQ41i1Ko/s400/Fussli.GIF" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5085703143964588482" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Incube sortant du lit de deux jeunes filles&lt;/span&gt; (Johann Heinrich Füssli)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Au cas improbable où j'en aurais douté, voilà bien une nouvelle preuve du caractère taquin du Diable, maître d'oeuvre du hasard. Quant à l'anecdote rapportée, je ne sais pas si Satan était en villégiature à Guernesey mais la présence de ce vieux vicelard de Hugo devait déjà amplement suffire à faire pousser les cornes aux fronts maritaux. Nul besoin d'aller chercher beaucoup plus loin...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-3420934102168819408?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/3420934102168819408/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=3420934102168819408&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/3420934102168819408'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/3420934102168819408'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/07/dfinition-diabolique-o-lauteur-sen.html' title='Définition diabolique (où l&apos;auteur s&apos;en remet au grand Ambrose illustré)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RpQMEHEYucI/AAAAAAAAARs/xinQQ41i1Ko/s72-c/Fussli.GIF' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-4735236415723258830</id><published>2007-07-10T22:32:00.000+02:00</published><updated>2007-07-10T23:31:33.990+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Polis'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettres françaises'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Reflexions'/><title type='text'>Comment l'on fait cravacher un artiste (où l'auteur expose au monde émerveillé son inédite méthode d'élevage)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous vivons dans un monde étonnant d'absurdité. Constat d'autant plus banal que nous avons chaque jour au moins une nouvelle et tangible occasion d'en vérifier la véracité. Pourtant, on a beau être prévenus plutôt deux fois qu'une, déjà convaincus de la vanité de toute indignation face à ce déplorable état de la res publica, il est des choses qui peuvent encore nous laisser pantois, incrédules et passablement irrités. Ainsi, quand on y pense, du sort fait aux artistes de tous poils, et particulièrement de plume(s), dans le monde contemporain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui, de nos jours, oserait remettre en cause la sacro-sainte figure icônique de l'Artiste, et l'utilité de son rôle dans la société des hommes? Et plus qu'ailleurs encore, qui oserait ici, en France, s'attaquer rageusement au mythe de l'Ecrivain, faire tomber cette poussièreuse statue de son impressionnant piédestal? Personne. Et quand bien même un inconscient s'y risquerait-il, une horde de libre-penseurs et de farouches démocrates férus d'humanisme se jetterait dans un bel élan sur lui, la bave aux lèvres et le couteau entre les dents, pour le baillonner et le ligoter bien serré. Or là est bien le problème. Je prétends qu'on a rien compris à la nature de l'artiste quand on prend sa défense. Je prétends qu'un artiste n'a nul besoin d'admirateurs, mais bien plutôt de critiques. De peu d'amis, mais d'une foule d'ennemis. Un artiste n'a pas besoin d'être dorloté, choyé, nourri, logé, blanchi et oint des plus tendres et poisseux compliments chaque jour que Dieu fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, tout homme a besoin de nourriture en quantité suffisante et d'un toit où abriter sa peine et, plus encore peut-être, de pouvoir se rassurer sur sa valeur par l'affection que lui renvoient ceux qu'il estime et qui l'estiment en retour. Mais au nom de quoi l'artiste, en dehors de ces banales nécessités que tous partagent, devrait-il être plus favorisé que le commun des mortels? Pourquoi diable vouloir à tout prix le préserver plus qu'aucun autre du monde contre lequel il doit sans cesse se cogner pour mieux le comprendre et en faire la substance de ses transmutations intimes? En voulant protéger, adorer et aider à tout prix du mieux qu'elle peut ses artistes, officiels ou non, comme autant de petits enfants irresponsables et fragiles, notre société débilitante ne les favorise pas, loin s'en faut, et les pousse moins encore à faire oeuvre, mais les étouffe littéralement, les tue à petit feu d'un trop encombrant, trop humiliant amour de mère poule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dostoïevski fut-il jamais meilleur romancier, plus inspiré et plus enragé, qu'après avoir subi injustement l'enfermement en Sibérie, et plus encore quand, dans son exil germanique, il fut écrasé sans pitié et jeté dans une noire misère par ses dettes de jeu, avec femme et enfants à nourrir? Léon Bloy ne devint-il pas le génial imprécateur mystique capable d'enfanter &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le désespéré&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'exégèse des lieux communs&lt;/span&gt; précisément après avoir été rejeté par le milieu journalistique et toutes les côteries littéraires salonnardes aux yeux desquels il n'était qu'un monstre malséant? Isidore Ducasse aurait-il eu l'insolence inconcevable d'emprunter le terrible costume du comte de Lautréamont pour pouvoir cracher du haut de cette noblesse d'opérette ses chants vénéneux et lucifériens s'il ne s'était pas retrouvé isolé dans un Paris hostile, abandonné de tous et harcelé par le banquier qui, au nom du lointain père, prétendait pouvoir le priver de l'argent familial? Philip K. Dick aurait-il pu imaginer d'aussi folles échappatoires qu'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ubik&lt;/span&gt; ou &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le dieu venu du Centaure&lt;/span&gt; s'il avait été laissé parfaitement en paix par les agents maccarthystes, sa femme névrosée ou le démon insatiable de l'amphétamine?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, ces exemples sont arbitraires et sans doute extrêmes; il n'est pas question ici d'entretenir le vieux mythe romantique de l'artiste maudit. Il n'y a pas de malédiction qui tienne, mais une simple vérité : tous les artistes doivent nécessairement se considérer comme des parias dans la société des hommes. De là seul peut leur venir la force incommensurable que réclame l'enfantement d'un univers, cela seul peut entretenir la foi toujours chancelante d'un sacerdoce ingrat et apparemment inutile. A quoi servirait donc une oeuvre authentiquement belle qui tomberait des nues de l'écrivain directement sur les étals dans un silence poli ou, pire encore, l'assentiment général et les hourrahs enthousiastes de la foule? Un véritable écrivain subissant pareil traitement écrirait-il encore longtemps? Ou plutôt : écrirait-il encore longtemps quelque chose qui vaille la peine d'être lue? Non, définitivement (n'étant pas ce soir d'humeur sadique, je ne multiplierais pas les exemples validant cette thèse, mais je te laisse le soin, lecteur, d'y pallier par toi-même: ils sont bien assez nombreux!).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car sorti des faux motifs que sont la vanité, l'ambition et le désir de reconnaissance, et qui ne constituent que l'apanage des pathétiques "gens de lettres", la seule puissance qui pousse au cul un être humain se piquant d'écrire, c'est l'éclatant désir d'affirmer son individualité, son indivisible et inoxydable singularité parmi les hommes, la volonté toujours renouvelée d'hurler, dans tous les déserts si nécessaire, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;sa&lt;/span&gt; Vérité, fatalement subjective. Il n'y a que de cette lutte acharnée, cette friction continue entre l'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;idios kosmos&lt;/span&gt; d'un individu rendu solitaire et le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;koïnos kosmos&lt;/span&gt; du genre humain que peuvent naître les chefs d'oeuvre, gerbes d'étincelles nées d'une collision sans espoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En voulant intégrer à tout prix les créateurs dans le petit manège ronflant de la reconnaissance sociale, notre société prétendument humaniste, si avide de "Culture", n'a en vérité rien compris à l'Art. Toujours plus d'improbables prix pour &lt;s&gt;bafouer&lt;/s&gt; récompenser les oeuvres! Toujours plus de prêts pour aider les "créatifs"! Toujours plus de subventions pour donner la becquée aux artistes, comme à de pauvres bébés manchots! Toujours plus d'imbéciles festivités pour honorer à qui mieux mieux la musique, la poésie et les beaux-arts! Et toujours moins d'oeuvres estimables à honorer d'applaudissements mérités... Mais au nom de quoi l'ordre temporel, prosaïque et ô combien méprisable du politique pourrait-il bien prétendre s'occuper d'art? Pour qui se prend elle, donc, cette société civile, pour fourrer son nez crasseux dans l'intemporalité inaccessible d'affaires si intimes? Qu'elle cesse donc d'offrir ses petits susucres condescendants à des créatures qui ne cherchent qu'à lui échapper toujours plus et qui la vomissent tous les matins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prétends qu'on ne doit pas enjoindre les hommes à fêter sans cesse l'avènement de l'art, mais bien laisser en paix les artistes avec leur irrémédiable solitude. Mieux, je propose de remplacer les différentes fêtes patronales instituées dans le ridicule le plus compassé ces vingt dernières années par autant de journées de chasse organisée: le 21 juin, par exemple, chasse aux musiciens. Puis chasse aux peintres, chasse aux romanciers, aux poètes, et ainsi de suite. Vous verrez que le gibier va rapidement se raréfier! Finis, les artistes à la petite semaine, les pique-assiettes, les prétentieux, les escrocs! Ils se rendront à la première rafale de gros sel, ces simulateurs du génie! Mais bon dieu, les rares qui resteront, tiendront tête et cracheront de plus belle sur la meute en furie lancée à leur trousse, ceux-là seront &lt;span style="font-style: italic;"&gt;les vrais&lt;/span&gt;. En voilà, une saine manière de trier le bon grain de l'ivraie!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A défaut d'une aussi audacieuse et radicale "politique culturelle", difficile à mettre en place, je pense qu'il serait plus que temps, du moins, pour la société de refaire son 1905 et d'en finir enfin avec une honteuse collusion qui n'arrange personne en proclamant désormais une totale laïcité vis-à-vis de cet autre domaine du sacré, l'Art. Séparation des régimes! Pas touche!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah! Si seulement...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-4735236415723258830?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/4735236415723258830/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=4735236415723258830&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/4735236415723258830'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/4735236415723258830'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/07/comment-lon-fait-cravacher-un-artiste-o.html' title='Comment l&apos;on fait cravacher un artiste (où l&apos;auteur expose au monde émerveillé son inédite méthode d&apos;élevage)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-5163635157988016332</id><published>2007-06-29T18:26:00.000+02:00</published><updated>2007-06-29T18:27:37.462+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nombrilisme'/><title type='text'>Obscénité murale (où l'auteur, décidément désoeuvré, s'en prend aux messagers anonymes)</title><content type='html'>Inscription trouvée sur le pilier d'un bâtiment cannois, et pas n'importe quel bâtiment, mes frères et soeurs, rien moins que celui du Trésor Public!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoLUdnEYuZI/AAAAAAAAARU/-k1CSjGqH_4/s1600-h/SP_A0236.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoLUdnEYuZI/AAAAAAAAARU/-k1CSjGqH_4/s320/SP_A0236.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5080856934796016018" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Hasardons-nous maintenant à un petit commentaire de texte : dans notre infinie clémence, nous passerons sur l'interprétation très personnelle faite ici du message johannique (voici en effet ce que dit le 24ème verset du 5ème chapitre de l'Evangile de Jean : &lt;i&gt;"En vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m'a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie."&lt;/i&gt;) ainsi que sur le pauvre calembour que l'auteur mit fièrement en avant (j'ai fait pire dans le même registre) et attardons-nous plutôt sur un détail plus intriguant, à savoir les deux dernies mots du texte : "The Cow". Est-ce une signature? Les vaches prêchent-elles maintenant la Bonne Nouvelle? M'est avis que notre taggeur chrétien a voulu par là faire une allusion à la nature tétramorphique des évangélistes, au risque malheureusement de s'emmêler les pinceaux (ou le feutre, plus précisément) entre les différents apôtres avant de trébucher à nouveau en se servant de la langue anglaise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisque ce n'est pas Saint Jean qui est représenté près de son évangile sous la forme d'un ruminant, mais bel et bien Saint Luc. Première boulette. Qui pis est, le bovidé en question n'est - Dieu merci - pas une vache (en anglais : a cow) mais un taureau, &lt;i&gt;a bull&lt;/i&gt;. La différence est de taille. Nous conseillerons donc gentiment à notre graphomane apprenti théologien, afin d'éviter de reproduire d'aussi sottes négligences dans ses futures diatribes, de prendre dès maintenant un abonnement aux cours du soir d'anglais renforcé ainsi qu'à l'église la plus proche (Notre-Dame de Bon Voyage, en l'occurence).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En dehors de toutes ces pointilleuses considérations, l'initiative en elle-même, je dois le reconnaître, est très savoureuse. Ne prends donc pas la mouche sur ma critique, toi l'artiste que je devine taquin, mais sers t'en pour avancer sur ta douloureuse voie avec tous mes encouragements! Ton bon goût est déjà visible : Jean, &lt;i&gt;The Eagle&lt;/i&gt;,  comme tu eusses du si bien dire, n'est-il pas le plus grand des évangélistes? Sans doute, si!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoUxFHEYuaI/AAAAAAAAARc/9wrFKJrOzF0/s1600-h/482px-El_Greco_034.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoUxFHEYuaI/AAAAAAAAARc/9wrFKJrOzF0/s320/482px-El_Greco_034.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5081521718424025506" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Jeannot, dit aussi "le puceau de la bande", n'était pas non plus le dernier sur le lever de coude, comme le démontra avec brio le Gréco.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-5163635157988016332?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/5163635157988016332/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=5163635157988016332&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/5163635157988016332'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/5163635157988016332'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/06/obscnit-murale-o-lauteur-dcidment.html' title='Obscénité murale (où l&apos;auteur, décidément désoeuvré, s&apos;en prend aux messagers anonymes)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoLUdnEYuZI/AAAAAAAAARU/-k1CSjGqH_4/s72-c/SP_A0236.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-575735631447265862</id><published>2007-06-29T16:28:00.000+02:00</published><updated>2007-06-29T18:32:11.355+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Panthéon personnel'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique'/><title type='text'>And the wind cries Mary (où l'auteur facétieux fait écho à la musique des sphères)</title><content type='html'>Ce blog est, &lt;a href="http://anarque.blogspot.com/search/label/Musique"&gt;à de rares exceptions près&lt;/a&gt;, un endroit habituellement silencieux, et il le fut cette semaine plus que jamais. Nul doute que dans cette austérité sonique résonneront mieux encore les accords monstrueux et mutants du dieu des gauchers, du roi des marionnettistes, de ce grand bricoleur de petites ficelles, de cet inégalable pourfende(u)r de Stratocaster : Mr. Hendrix. Quand on est d'humeur maussade, voilà le genre de cordes auquel il fait bon se pendre! Tout esprit accompli ayant deux faces (au bas mot), voilà deux morceaux complémentaires du maestro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jimi côté Yang :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="350" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/VdNXDg-YqgI"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/VdNXDg-YqgI" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" height="350" width="425"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jimi côté Yin :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="350" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/tQ6W_SzEBD0"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/tQ6W_SzEBD0" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" height="350" width="425"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-575735631447265862?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/575735631447265862/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=575735631447265862&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/575735631447265862'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/575735631447265862'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/06/and-wind-cries-mary-o-lauteur-factieux.html' title='And the wind cries Mary (où l&apos;auteur facétieux fait écho à la musique des sphères)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-2745922511793643903</id><published>2007-06-26T21:48:00.000+02:00</published><updated>2007-06-26T22:05:09.081+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Panthéon personnel'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Art'/><title type='text'>A Night at the Museum (où l'auteur, en panne sèche, cède la place aux vrais artistes)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Oui, lecteur, tu as bien lu, je suis las. Ces jours-ci, ce n'est pas vraiment l'envie d'écrire qui m'étouffe, comme tu auras pu, avec ta sagacité naturelle, le constater par toi-même. DONC, j'ai eu une idée &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;in-cro-ya-ble&lt;/span&gt;. Un truc de ouf. Que jamais, au grand jamais (ah ça non!), aucun blogueur n'avait eu avant moi : cacher la misère actuelle (et temporaire, espèrons-le) de mes réflexions en postant des images que tout le monde connaît déjà! C'est pas beautiful, ça, l'ami? Tu vas voir que tout le monde va s'emparer de ce trait de génie et faire pareil sur son petit espace perso! Aucun scrupule, les mecs! Non mais j'te jure... C'est à te dégoûter du genre humain!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, restons sereins et modestes. Voici donc, sans plus attendre, ma galerie du jour, pas dégueulasse, puisqu'il s'agit d'un petit florilège de tableaux de deux des plus grands maîtres du mouvement préraphaélite britannique, j'ai nommé John William Waterhouse et Edward Burne-Jones. Si tu ne sais rien de ce mouvement, honorable visiteur des Cahiers, je te renvoie directement à &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9-rapha%C3%A9lite"&gt;l'article idoine de Wikipédia&lt;/a&gt;, ça ira plus vite. Personnellement, le préraphaélisme, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;je kiffe ma race&lt;/span&gt;. D'abord, c'est un mouvement de réacs, donc il ne saurait être tout à fait mauvais. Qui plus est, ces peintres ont une obsession commune assez évidente (sauf pour les daltoniens, mais enfin, entre nous, les handicapés ce n'est pas vraiment mon problème) : une fixette incurable sur les rousses. Voilà qui ne peut manquer, encore une fois, de me les rendre sympathiques! Enfin, ils traitent leurs sujets, souvent mythologiques, littéraires ou bibliques, avec un art consommé du symbolisme. Ce qui fait déjà beaucoup de bonnes raisons d'ouvrir bien grand ses mirettes. D'aucuns diront que c'est un art de chochottes dégénérées ou d'esthètes fin-de-race, mais il ne faut pas écouter les esprits chagrins. Suivez le guide!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Pour commencer, un petit panorama des oeuvres de Edward Coley Burne-Jones.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoFoT5rG26I/AAAAAAAAAPk/qC9IP22S-WY/s1600-h/BurneJones-Tree.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoFoT5rG26I/AAAAAAAAAPk/qC9IP22S-WY/s320/BurneJones-Tree.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5080456545759058850" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;The Tree of Forgiveness&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoFoUJrG27I/AAAAAAAAAPs/3Kxn3Nwx85Y/s1600-h/BurneJones-BalefulHead.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoFoUJrG27I/AAAAAAAAAPs/3Kxn3Nwx85Y/s320/BurneJones-BalefulHead.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5080456550054026162" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;The Baleful Head&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoFoUZrG28I/AAAAAAAAAP0/7u_jCfzZVV4/s1600-h/BurneJones-Merlin2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoFoUZrG28I/AAAAAAAAAP0/7u_jCfzZVV4/s320/BurneJones-Merlin2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5080456554348993474" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;The Beguiling of Merlin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoFoUZrG29I/AAAAAAAAAP8/yrfjVVkCWcY/s1600-h/BurneJones-RockOfDoom.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoFoUZrG29I/AAAAAAAAAP8/yrfjVVkCWcY/s320/BurneJones-RockOfDoom.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5080456554348993490" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;The Rock of Doom&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoFoUprG2-I/AAAAAAAAAQE/bRjrLtDNg1k/s1600-h/BurneJones-DoomFulfilled.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoFoUprG2-I/AAAAAAAAAQE/bRjrLtDNg1k/s320/BurneJones-DoomFulfilled.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5080456558643960802" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Doom Fulfilled&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoFof5rG2_I/AAAAAAAAAQM/n2YHISnkIZQ/s1600-h/BurneJones-FortuneWheel.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoFof5rG2_I/AAAAAAAAAQM/n2YHISnkIZQ/s320/BurneJones-FortuneWheel.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5080456751917489138" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Wheel of Fortune&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et enfin, une sélection de toiles toutes plus envoûtantes les unes que les autres du très grand John William Waterhouse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoFqnZrG3BI/AAAAAAAAAQc/B4ojqMg5GFg/s1600-h/waterhouse-psyche-box.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoFqnZrG3BI/AAAAAAAAAQc/B4ojqMg5GFg/s320/waterhouse-psyche-box.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5080459079789763602" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Psyche opening the Golden Box&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoFqnprG3CI/AAAAAAAAAQk/WixULaHNM4M/s1600-h/waterhouse_the_magic_circle.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoFqnprG3CI/AAAAAAAAAQk/WixULaHNM4M/s320/waterhouse_the_magic_circle.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5080459084084730914" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;The Magic Circle&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoFqnprG3DI/AAAAAAAAAQs/573HO71dZlg/s1600-h/waterhouse-belle-dame.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoFqnprG3DI/AAAAAAAAAQs/573HO71dZlg/s320/waterhouse-belle-dame.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5080459084084730930" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La Belle Dame Sans Merci&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoFqn5rG3EI/AAAAAAAAAQ0/Aigg70dH2Bg/s1600-h/waterhouse_echo_narcissus.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoFqn5rG3EI/AAAAAAAAAQ0/Aigg70dH2Bg/s320/waterhouse_echo_narcissus.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5080459088379698242" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Echo and Narcissus&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoFq1ZrG3FI/AAAAAAAAAQ8/jYPLCO9Xh1E/s1600-h/Waterhouse-Mermaid2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoFq1ZrG3FI/AAAAAAAAAQ8/jYPLCO9Xh1E/s320/Waterhouse-Mermaid2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5080459320307932242" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;A Mermaid&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoFq1ZrG3GI/AAAAAAAAARE/DNM6lKHV25o/s1600-h/Waterhouse-Danaides.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoFq1ZrG3GI/AAAAAAAAARE/DNM6lKHV25o/s320/Waterhouse-Danaides.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5080459320307932258" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Danaïdes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoFq1prG3HI/AAAAAAAAARM/VbL3RmHDojA/s1600-h/Waterhouse-Pandora.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoFq1prG3HI/AAAAAAAAARM/VbL3RmHDojA/s320/Waterhouse-Pandora.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5080459324602899570" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Pandora&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoFqnJrG3AI/AAAAAAAAAQU/AOHQURpPT5A/s1600-h/Waterhouse-Orpheus.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoFqnJrG3AI/AAAAAAAAAQU/AOHQURpPT5A/s320/Waterhouse-Orpheus.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5080459075494796290" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Nymphs finding the Head of Orpheus&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-2745922511793643903?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/2745922511793643903/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=2745922511793643903&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/2745922511793643903'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/2745922511793643903'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/06/night-at-museum-o-lauteur-en-panne-sche.html' title='A Night at the Museum (où l&apos;auteur, en panne sèche, cède la place aux vrais artistes)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RoFoT5rG26I/AAAAAAAAAPk/qC9IP22S-WY/s72-c/BurneJones-Tree.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-7517640289037821077</id><published>2007-06-22T18:57:00.000+02:00</published><updated>2007-06-22T19:03:05.811+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Polis'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Manuels de survie'/><title type='text'>Pour la survie du Verbe (où l'auteur, une fois de plus, vous guide vers la sagesse)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aujourd'hui, amis lecteurs, je vous encourage fortement à vous pencher sur le précieux petit essai de Christian Salmon intitulé &lt;i&gt;Verbicide&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paru d'abord aux éditions Climats (toujours incontournables) en 2002 puis, de façon plus surprenante, réédité et réactualisé par Actes Sud (les éditeurs seraient-ils mieux inspirés dans le Sud?) dans sa collection de poche Babel en avril dernier, cet ouvrage vite avalé pourra vous fournir (chose rare et précieuse) d'intéressantes pistes de réflexions sur la dangereuse dériliction du langage ainsi que l'appauvrissement et la pollution du régime fictionnel dans notre société "communicationnelle". En honnête disciple de Walter Benjamin, Hannah Arendt et Jean Baudrillard, Salmon porte un éclairage digne d'intérêt sur les récentes dérives post-11 septembre du monde occidental. Mais un court extrait valant bien mieux qu'un long discours lénifiant, je laisse parler l'auteur :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rnv-_5rG25I/AAAAAAAAAPc/2m_skg9oXE8/s1600-h/christian_salmon.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rnv-_5rG25I/AAAAAAAAAPc/2m_skg9oXE8/s200/christian_salmon.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5078933378557205394" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;"Tout ce qui était non marchand et relevait de la vie privée est devenu marchandise... A la bourse de l'intime, on recycle tout : les fugues d'enfant, la sexualité des obèses, le syndrome des otages, le sevrage des tabagiques, le clonage des coléoptères, l'abus des aérosols... La Télévision a réponse à Tout. Pour toute demande. On peut s'adresser à ses Voyantes Maison. Ses Psychologues attitrés. Ses Intellectuels Engagés.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Au moment de l'affaire Dreyfus et du &lt;i&gt;J'accuse&lt;/i&gt; de Zola, la presse écrite avait permis l'essor de l'Intelligentsia. Aujourd'hui la télévision a promu une nouvelle classe d'intellectuels : composée d'animateurs-producteurs, de journalistes, d'écrivains publicistes, d'experts en tout genre (médicaux, militaires, économistes, psychologues...). J'ai proposé de baptiser ces nouveaux intellectuels, que Marx qualifiait déjà de faiseurs de nuages, non plus l'Intelligentsia, mais l'Illusentsia.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Son rôle n'est évidemment plus d'analyser ou d'éclairer l'expérience qu'on s'emploie par ailleurs à faire disparaître mais d'occuper l'espace symbolique ainsi laissé vacant. Ce sont les mutants du mutisme! D'où un affairement de tous les instants peu propice au travail intellectuel mais conforme au bourdonnement incessant que produit l'univers des affaires et de la politique. C'est à l'affairement que l'on reconnaît les conseillers du prince ou les commis voyageurs. &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;(...)&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Télé-intellectuels. Télé-engagés dans la télé-réalité. Ils sont les agents de surface du système médiatique."&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Saurait-on mieux dire?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-7517640289037821077?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/7517640289037821077/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=7517640289037821077&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/7517640289037821077'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/7517640289037821077'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/06/pour-la-survie-du-verbe-o-lauteur-une.html' title='Pour la survie du Verbe (où l&apos;auteur, une fois de plus, vous guide vers la sagesse)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rnv-_5rG25I/AAAAAAAAAPc/2m_skg9oXE8/s72-c/christian_salmon.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-238475927674061222</id><published>2007-06-21T21:23:00.000+02:00</published><updated>2007-06-21T21:24:17.757+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nombrilisme'/><title type='text'>Cannes, festival du sparadrap (où l'auteur tire sans doute des conclusions hâtives)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;J'habite Cannes, la plus célèbre - hélas! - petite cité de pêcheurs de l'univers répertorié. Un endroit du globe où le recours salutaire aux forêts est une nécessité absolue en période de festival. Et Dieu sait que pour une ville d'à peine 70 000 âmes (en comptant les damnées), on a un lot plus que roboratif de festivals! Ces jours-ci, c'est le FIP, festival international de la publicité, qui fait déferler sur nos pavés tranquilles une nuée internationale de publicitaires, journalistes et autres parasites jet-setteurs. Mais pourquoi diable vous parlé-je de cette anecdotique sauterie pour yuppies?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien ce midi, alors que je sortais à peine de mon lieu de travail pour aller me sustenter, je me retrouvai à la caisse du Monoprix local, mon soda à 90 centimes à la main, juste derrière un grand con d'Américain bon teint, 30 à 35 ans, son kit piéton high tech directement greffé à l'oreille, et affublé de son inévitable accréditation festivalière pendouillant au bout d'un cordon bleu sur ses pectoraux surdéveloppés. Profitant des quelques secondes d'attente obligatoire m'étant allouées avant que je puisse sortir sous le lourd soleil de ce premier jour d'été déguster ma boisson fraîche, je zieutais, de façon totalement anodine, l'ensemble des articles de ce cuistre que la caissière, avec l'ineffable lassitude qui caractérise ce métier, passait à son scanner (beep!), lorsqu'un détail incongru attira mon attention : voilà un homme seul qui, entre autres choses, achetait cinq ou six paires de bas noirs d'une célèbre marque. &lt;i&gt;Cinq ou six paires&lt;/i&gt;. Ce n'était pas comme si sa compagne avait eu urgemment besoin qu'il lui en achète une, pour dépanner, à la veille de la clôture des festivités... Laquelle compagne, de toute façon, devait être gentiment restée au bercail à New-York, Springfield, Houston, ou Trifouillis-the-gooses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Légèrement amusé, je fis par curiosité le détail de ses courses : de nombreuses paires de bas, donc, mais aussi :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Une grosse paire de ciseaux (pourquoi pas)&lt;br /&gt;- Un petit couteau de cuisine (?)&lt;br /&gt;- Un rouleau de sparadrap blanc (ok)&lt;br /&gt;- Deux rouleaux de large ruban adhésif noir (?!)&lt;br /&gt;- Trois petits pots de glace Ben &amp; Jerry (nostalgie du Homeland, I guess)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tout pour un total de 95 euros et des poussières, réglés en MasterCard de luxe. "L'hôtesse de caisse" (haha) enfournait tout ça dans des sacs plastiques sans se presser, mais surtout sans avoir l'air de se rendre compte de la cocasserie de ces achats. J'ai déjà fait ce sale boulot, je sais ce que c'est : on pourrait vous donner à encaisser un phoque mort en nuisette, du moment qu'il y a un code barre à scanner, vous ne calculez plus rien. Dont acte. Pour ma part, je ne pouvais réprimer un petit sourire moqueur. La pensée qui provoqua en moi une si soudaine jovialité? "Je crois que notre amateur de bondage s'est trouvé une partenaire de jeu pour la soirée!" Traitez-moi de paranoïaque ou d'esprit mal tourné si ça vous chante, mais c'est &lt;i&gt;aussi&lt;/i&gt; ça, Cannes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RnrPTZrG23I/AAAAAAAAAPM/YRBpxpyQCtc/s1600-h/bondage.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RnrPTZrG23I/AAAAAAAAAPM/YRBpxpyQCtc/s320/bondage.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5078599462029810546" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Have a nice evening, buddy!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-238475927674061222?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/238475927674061222/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=238475927674061222&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/238475927674061222'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/238475927674061222'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/06/cannes-festival-du-sparadrap-o-lauteur.html' title='Cannes, festival du sparadrap (où l&apos;auteur tire sans doute des conclusions hâtives)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RnrPTZrG23I/AAAAAAAAAPM/YRBpxpyQCtc/s72-c/bondage.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-5151482780050641041</id><published>2007-06-20T22:53:00.000+02:00</published><updated>2007-06-20T23:02:04.417+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Panthéon personnel'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettres françaises'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poesie'/><title type='text'>Le Revenant (où l'auteur, comme tout blogueur moyen, fait l'intéressant en plaçant son Baudelaire)</title><content type='html'>Ce n'est PAS parce qu'il est enseigné dans toutes les écoles, appris par coeur (mais pas forcément de gaité de coeur) par tous les élèves de France qui l'annonent sans grâce les yeux baissés ("Sous vent pour s'a-muser, des hommeuhs des quipages..."), porté malgré lui au pinacle par des analphabètes romantico-miévreux qu'il eut sans doute conchié avec la dernière énergie et recopié béatement sur d'innombrables blogs d'adolescentes gothiques en mal d'inspiration et bouffies d'adoration gluante qu'il nous faut pour autant, nom d'un petit bonhomme, se priver de Baudelaire!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, puisqu'il serait idiot de bouder un plaisir exquis sous prétexte que d'autres bâfrent sans finesse le même mets délicat, je me propose, toute honte bue, d'offrir à votre regard, cher lecteur que je sais de bonne compagnie, l'une de mes fleurs préférées, de la famille des sonnets :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Comme les anges à l'oeil fauve,&lt;br /&gt;Je reviendrai dans ton alcôve&lt;br /&gt;Et vers toi glisserai sans bruit&lt;br /&gt;Avec les ombres de la nuit;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je te donnerai, ma brune,&lt;br /&gt;Des baisers froids comme la lune&lt;br /&gt;Et des caresses de serpent&lt;br /&gt;Autour d'une fosse rampant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand viendra le matin livide,&lt;br /&gt;Tu trouveras ma place vide,&lt;br /&gt;Où jusqu'au soir il fera froid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme d'autres par la tendresse,&lt;br /&gt;Sur ta vie et sur ta jeunesse,&lt;br /&gt;Moi, je veux régner par l'effroi.&lt;/i&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-5151482780050641041?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/5151482780050641041/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=5151482780050641041&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/5151482780050641041'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/5151482780050641041'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/06/le-revenant-o-lauteur-comme-tout.html' title='Le Revenant (où l&apos;auteur, comme tout blogueur moyen, fait l&apos;intéressant en plaçant son Baudelaire)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-5530060335098610508</id><published>2007-06-20T22:28:00.000+02:00</published><updated>2007-06-20T22:29:09.647+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Reflexions'/><title type='text'>L'envers du mysticisme (où l'auteur se penche avec tendresse sur les enfants de Nihil)</title><content type='html'>Les plus farouches nihilistes sont des mystiques qui s'ignorent, des théologiens ratés. Faute d'avoir pu féconder leur propre système de pensée ou trouver le dogme et "l'arrière-monde" (terme péjoratif mais parlant) qui eussent pu leur convenir, ils préfèrent rabattre leur insatiable soif d'absolu vers le plancher des vaches et l'abîmer dans une rage inextingible contre ce monde-ci, sans doute jugé responsable de leur faillite spirituelle. Drame de l'intimité (voire de l'inconscient) qui peut très vite tourner à la tragédie explosive! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'où l'on tirera trois conclusions : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le nihiliste est un être mystique qu'on aurait retourné comme un gant.&lt;br /&gt;- On n'encourage sans doute pas assez les vocations spirituelles à notre époque, ce qui pourrait nous éviter bien des désagréments.&lt;br /&gt;- Fort de ces informations, nous dirons donc que le nihiliste est une créature profondément triste à l'égard de laquelle notre compassion doit pouvoir généreusement s'exercer en toute occasion. Amen.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-5530060335098610508?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/5530060335098610508/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=5530060335098610508&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/5530060335098610508'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/5530060335098610508'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/06/lenvers-du-mysticisme-o-lauteur-se.html' title='L&apos;envers du mysticisme (où l&apos;auteur se penche avec tendresse sur les enfants de Nihil)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-7307261061020636718</id><published>2007-06-20T01:30:00.000+02:00</published><updated>2007-06-22T18:58:01.029+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nombrilisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique'/><title type='text'>Mise au point (où l'auteur règle officiellement une embarrassante question)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cher lecteur oisif, si tu n'as rien de mieux à faire que te demander d'où m'est venue l'idée saugrenue de choisir, pour cacher mon identité civile, un pseudonyme aussi ridicule que celui que j'arbore, je te le dis tout net, mais sans méchanceté aucune : ta vie sent le moisi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, pour les quelques éventuels chômeurs en fin de droit psychotiques et trop curieux que la question turlupinerait les soirs d'insomnie, haut les coeurs! Votre angoisse prend fin, amis désoeuvrés, le mystère se lève! Hourrah! &lt;br /&gt;(Applaudissements)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Eh non, je n'ai pas choisi mon identité internautique en référence à ça :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RnhgSprG2wI/AAAAAAAAAOU/kpaa1YPcHzc/s1600-h/night-watch-rembrandt.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RnhgSprG2wI/AAAAAAAAAOU/kpaa1YPcHzc/s320/night-watch-rembrandt.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5077914453400804098" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(encore que ce soit l'une de mes oeuvres préférées de Rembrandt)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Ni même à ça :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rnhg2JrG2xI/AAAAAAAAAOc/3tAGYgdXH2A/s1600-h/NWBornedal.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rnhg2JrG2xI/AAAAAAAAAOc/3tAGYgdXH2A/s320/NWBornedal.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5077915063286160146" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(bien que ce film se laisse agréablement regarder)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Pas même à ça :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rnhg2ZrG2zI/AAAAAAAAAOs/9b8UhM1eyrI/s1600-h/night-watch-pratchett.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rnhg2ZrG2zI/AAAAAAAAAOs/9b8UhM1eyrI/s320/night-watch-pratchett.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5077915067581127474" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(et pourtant, Dieu sait que j'aime Terry Pratchett!)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Encore moins à ça :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rnhg2JrG2yI/AAAAAAAAAOk/IJ9Jb_KlInY/s1600-h/night_watch_russe.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rnhg2JrG2yI/AAAAAAAAAOk/IJ9Jb_KlInY/s320/night_watch_russe.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5077915063286160162" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(je n'ai pas vu ce film fantastique russe)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou ça : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RnhoDprG22I/AAAAAAAAAPE/qHcf9uDQ5a0/s1600-h/TNWwaters.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RnhoDprG22I/AAAAAAAAAPE/qHcf9uDQ5a0/s320/TNWwaters.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5077922991795788642" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(je n'ai jamais lu une seule ligne de Sarah Waters)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Et ne parlons même pas de ça :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rnhg2prG21I/AAAAAAAAAO8/NzhvawXAobE/s1600-h/nightwatch_comics.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rnhg2prG21I/AAAAAAAAAO8/NzhvawXAobE/s320/nightwatch_comics.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5077915071876094802" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(un vieux comics de 1991)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Non, bonnes gens, rien de tout ceci n'a joué en faveur de l'adoption de cet alias aussi abscons qu'anglo-saxon! Si j'ai pris ce pseudo dont je ne serais plus foutu désormais de me défaire, c'est définitivement grâce à ça : &lt;br /&gt;(Roulements de tambour)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Night Watch&lt;/span&gt; de King Crimson, immense formation de rock progressif. Mais dans la mesure où King Crimson reste un groupe somme toute peu reconnu et qu'il s'agit d'un morceau de l'album &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Starless and Bible Black&lt;/span&gt; datant de 1974, vous pensez bien qu'il n'a pas de clip... Cependant, un gentil graphiste italien a pris la peine d'illustrer par son imagination cette belle ballade! Je vous fais donc partager ce déroutant hommage. Faites abstraction des images, et laissez le touché de guitare incomparable de Robert Fripp vous ravir.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="350"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/f5MfbQak3Yg"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/f5MfbQak3Yg" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="350"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si par cet insignifiant billet, une personne au moins peut découvrir et apprécier la musique de ce groupe magnifique, alors je n'aurai pas perdu ma journée!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-7307261061020636718?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/7307261061020636718/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=7307261061020636718&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/7307261061020636718'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/7307261061020636718'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/06/mise-au-point-o-lauteur-rgle.html' title='Mise au point (où l&apos;auteur règle officiellement une embarrassante question)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RnhgSprG2wI/AAAAAAAAAOU/kpaa1YPcHzc/s72-c/night-watch-rembrandt.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-7268645471453730566</id><published>2007-06-19T01:31:00.000+02:00</published><updated>2007-06-19T01:31:48.083+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Reflexions'/><title type='text'>Pense-bête (où l'auteur fatigué prend son blog pour un post-it)</title><content type='html'>Se méfier du mystère comme de la peste. Telle doit être la règle d'or des esprits trop imaginatifs de mon espèce. Celui qui ne la suit pas se perd! Ou du moins dérègle durablement sa boussole : cessation de polarité. Ne reste plus pour la victime du sortilège qu'un grand espace vide, et ce voile agité derrière lequel une lueur semble l'appeler... Ne bouge pas, malheureux! Ce n'est pas nécessairement le nouveau Nord. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma cervelle, dans ce genre de circonstances, bat trop facilement la campagne. Elle s'engouffre volontiers dans la moindre faille, le plus petit espace obscur pour y vivre à son aise, blottie dans ce nouveau monde douillet taillé à sa mesure. Mais non, reste là, fichue caboche! Au pied!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-7268645471453730566?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/7268645471453730566/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=7268645471453730566&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/7268645471453730566'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/7268645471453730566'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/06/pense-bte-o-lauteur-fatigu-prend-son.html' title='Pense-bête (où l&apos;auteur fatigué prend son blog pour un post-it)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-6068005484677607636</id><published>2007-06-16T21:17:00.000+02:00</published><updated>2007-06-16T21:18:04.061+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nombrilisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='In extenso'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Reflexions'/><title type='text'>Le combat du porteur de plume (où l'auteur confesse espoirs et faiblesses)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Hélas, je me retrouve trait pour trait dans ce passage désespérément lucide du Pro Domo de Cendrars à son &lt;i&gt;Moravagine&lt;/i&gt; :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RnQ1T5rG2uI/AAAAAAAAAOE/BXvvKWInYjo/s1600-h/Blaise.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5076741295968803554" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RnQ1T5rG2uI/AAAAAAAAAOE/BXvvKWInYjo/s320/Blaise.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;"(...) Tout me paraît facile.&lt;br /&gt;Mais voilà.&lt;br /&gt;Je dois surmonter la paresse qui est le fond de mon tempérament, l'indolence de mon caractère, cette tendance satanique à l'autocontradiction qui intervient toujours et me fait rater des tas de choses, qui me dédouble et me fait me moquer de moi-même à chaque occasion et à tout propos, qui me fourre dans de drôles de situation. Je dois aussi vaincre la peur, cet état de transe qui m'envahit et me paralyse à la veille de commencer un travail littéraire de longue haleine et qui va m'enfermer entre quatre murs, travaux forcés, vie de bagne durant de longs mois alors que les trains roulent, que les bateaux vont et viennent, et que je ne suis pas à bord, et que des hommes et des femmes se réveillent, et que je ne pourrais être là pour leur dire bonjour! Il faut vraiment avoir une réserve énorme de bonheur emmagasiné pour se mettre délibérément dans cette situation d'outlaw qui est celle de l'homme de lettres dans la société contemporaine, de bonheur, de calme, de santé, d'équilibre dans le caractère, de disponibilité et de bonne volonté." (31 juillet 1917)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A rapprocher aussi des réflexions désabusées qui ouvrent les magnifiques &lt;i&gt;Grands cimetières sous la lune&lt;/i&gt; de Bernanos : "Le démon de mon coeur s'appelle - A quoi bon?". Démon si puissant qu'il paralysa la plume de ce grand catholique jusqu'à ses quarante ans... Ce démon, si je le connais!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais que dirait Cendrars s'il vivait à notre époque! Les artistes, ou du moins - ce terme étant désormais si galvaudé et gonflé de ronflante vanité - les hommes qui professent certaines velléités créatrices, de nos jours, ont la tâche encore plus ardue! Notre génération vit au coeur d'une telle société de l'avachissement, de l'abandon, qu'il lui faut parvenir, afin de pouvoir penser justement, vivre correctement et travailler &lt;i&gt;sérieusement&lt;/i&gt;, avec une hygiène régulière, à redoubler d'efforts, se plier à une ascèse quasi-monacale et une rigueur d'autant plus implacable qu'elle jure dans le climat ambiant et qu'elle sera attaquée de toutes parts, pour cette raison même, par l'assourdissant et omniprésent bruit blanc de l'entertainment, du diabolique "titty-tainment".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tel Saint-Antoine, l'artiste retiré en lui-même et en son oeuvre, installé dans une durée véritable et une passion languissante, subira sans cesse les assauts répétés de l'Ennemi, sera perpétuellement tenté par les démons de la modernité quî prêchent à grands cris, dans "le désert du réel", la consomption instantanée de tous les produits de l'univers étiquettable et l'assouvissement immédiat de toutes les entêtantes pulsions du désir commandé... Il doit alors impérativement se construire un fort mental, un for(t) intérieur digne de Vauban!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RnQ1pZrG2vI/AAAAAAAAAOM/7SYGkVK4VbE/s1600-h/Rops.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5076741665335991026" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RnQ1pZrG2vI/AAAAAAAAAOM/7SYGkVK4VbE/s400/Rops.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;center&gt;&lt;i&gt;Saint-Antoine vu par Félicien Rops&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'imagine que c'est ce tiraillement même dont souffrirent, parmi d'autres, Sénèque et Pétrone dans la Rome des cataclysmes et des catacombes. Comme je les comprends! Car dans cette lutte infinie de l'individu contre la facilité et donc contre lui-même, dans ce dilemne permanent, je dois admettre que je ne suis pas en mesure de remporter de victoire satisfaisante : je ne peux encore résister aux tentations divertissantes et souvent stupides que m'offre mon monde. Je suis déchiré, Janus constant, un pied dans ma thébaïde intime, l'autre encore englué dans le gouffre insondable de la grande &lt;i&gt;rave&lt;/i&gt; globale. Grand écart de conduite!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et sans l'aide salutaire d'un surcroît de volonté ou d'une personne, terrestre ou céleste, qui sait si je pourrai jamais m'en sortir? Quoi qu'il en soit de mon sort, somme toute anecdotique, je parierais volontiers que ceux de ma génération seront peu nombreux à pouvoir passer ce cap difficile et tempêtueux pourtant nécessaire à la réalisation de l'être, à échapper aux mailles de ce grand filet nihiliste qui ne fait pas de quartier, à réchapper indemne de cet énorme et cruel holocauste d'âmes qu'accomplit chaque jour le règne de Mammon... &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-6068005484677607636?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/6068005484677607636/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=6068005484677607636&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/6068005484677607636'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/6068005484677607636'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/06/le-combat-du-porteur-de-plume-o-lauteur.html' title='Le combat du porteur de plume (où l&apos;auteur confesse espoirs et faiblesses)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RnQ1T5rG2uI/AAAAAAAAAOE/BXvvKWInYjo/s72-c/Blaise.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-2318630415411796351</id><published>2007-06-15T23:42:00.000+02:00</published><updated>2007-06-15T23:59:44.281+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique'/><title type='text'>Join the Klub! (où l'auteur tient une preuve qu'il y a encore plus geignard que lui)</title><content type='html'>Il y a les losers magnifiques, et puis il y a les autres... Pour les hypothétiques visiteurs de ces cahiers qui ne le connaîtraient pas encore, voilà donc une perfomance du seul et unique membre du Klub des loosers (sic), le MC masqué, binoclard, falot et sans flow plus connu sous le nom de Fuzati. Personnage ridicule mais fascinant, pionnier d'un hip hop hype versaillais pour petits bourgeois, mais hip hop &lt;i&gt;nonetheless&lt;/i&gt;. Cher lecteur, oui toi, qui comme tout un chacun porte au fond de ton être, bien que tu t'en défendes, la fibre indestructible du perdant, sois le bienvenu au Klub!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="350"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/TEetbDztWq0"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/TEetbDztWq0" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="350"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma générosité n'ayant pas de borne, voilà un peu de rab' en audio pour ceusses qui voudraient parfaire leur apprentissage accéléré de la lose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas stable :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed type="application/x-shockwave-flash"  src="http://stat.radioblogclub.com/radio.blog/skins/mini/player.swf" allowScriptAccess="always" width="180" height="23"  bgcolor="#ECECEC"  id="radioblog_player_0"  FlashVars="id=0&amp;filepath=http://www.radioblogclub.com/listen?u=.8yck5WdvN3LvlGZhJ3LyZmLlVmcm5CM2MjLwhHb/Klub%2520des%2520Loosers%2520-%2520Avec%2520les%2520larmes.mp3.rbs&amp;crossfader=1&amp;replay=1&amp;colors=body:#ECECEC;border:#BBBBBB;button:#999999;player_text:#999999;playlist_text:#999999;"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dead Hip Hop : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed type="application/x-shockwave-flash"  src="http://stat.radioblogclub.com/radio.blog/skins/mini/player.swf" allowScriptAccess="always" width="180" height="23"  bgcolor="#ECECEC"  id="radioblog_player_0"  FlashVars="id=0&amp;filepath=http://www.radioblogclub.com/listen?u=vMHZuV3bz9CcvhGIwlGavcmcv5CbsBjc05CevJWZrVna/Le%2520Klub%2520des%2520loosers%2520-%2520Dead%2520Hip-hop.rbs&amp;crossfader=1&amp;replay=1&amp;colors=body:#ECECEC;border:#BBBBBB;button:#999999;player_text:#999999;playlist_text:#999999;"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-2318630415411796351?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/2318630415411796351/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=2318630415411796351&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/2318630415411796351'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/2318630415411796351'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/06/join-klub-o-lauteur-tient-une-preuve.html' title='Join the Klub! (où l&apos;auteur tient une preuve qu&apos;il y a encore plus geignard que lui)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-2998478282777953492</id><published>2007-06-14T20:20:00.000+02:00</published><updated>2007-07-28T14:31:08.519+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettres françaises'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettres étrangères'/><title type='text'>Coup double (où l'auteur n'en finit plus de s'émerveiller)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Décidément, c'est la saison des miracles éditoriaux, puisque deux mythiques pavés tombés en silence dans les terrifiantes oubliettes des "ouvrages épuisés" viennent d'en ressortir! Belle résurgence : c'est la nuit des morts-vivants sur les étals! Même si, évidemment, dans un des deux cas, l'oubli de réimpression était on ne peut plus volontaire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RnGGo5rG2qI/AAAAAAAAANk/soTOGfz2LiE/s1600-h/Rebatet.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5075986292257774242" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left;" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RnGGo5rG2qI/AAAAAAAAANk/soTOGfz2LiE/s320/Rebatet.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Oui, parce que bon, Lucien Rebatet n'est pas vraiment un auteur facile à vendre. N'est pas Beigbeder qui veut! Rebatet n'est pas djeunz, Rebatet n'est pas cool, Rebatet n'est pas frais, puisqu'il est mort il y a déjà belle lurette, laissant derrière lui pas mal d'ouvrages estimés certes, mais surtout, principalement même, une odeur de soufre méphitique absolument insupportable aux petits mufles contemporains. Et puis une fragrance de ce genre, vous pouvez bien essayer Air Wick, Brise Touche Fraîche ou toute une "canisse" d'Odor Destroyer, rien n'y fera! Quand on a collaboré dans la joie et l'allégresse avec l'occupant allemand et signé &lt;i&gt;Les Décombres, Mémoires d'un fasciste&lt;/i&gt;, on schlingue un petit bout de temps, mais ce n'est pas vraiment une odeur de sainteté! Alors oui, même le plus fameux roman du sieur Lulu, &lt;i&gt;Les deux étendards&lt;/i&gt;, n'était plus réédité depuis 1971. Voilà qu'une injustice est réparée depuis quelques semaines, Gallimard ayant ressorti de ses cartons aux douteux remugles ledit roman. Seulement voilà, comme toute bonne volonté a ses limites, l'éditeur nous sort ce pavé en un seul volume de 1200 pages, refourguées au modeste tarif de... 50€! Si ça ce n'est pas une mesure prophylactique visant à isoler cette vénéneuse lecture de la plèbe (infiniment influençable, comme on sait) par un opportun cordon sanito-pécuniaire, je ne sais pas ce que c'est! Saluons tout de même ce courageux exploit, en espérant que l'honorable maison ne s'arrête pas en si bon chemin : il reste toujours &lt;i&gt;Les Décombres&lt;/i&gt; à ressusciter! Allez, Antoine, encore un effort pour être anti-républicain!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RnGGsprG2rI/AAAAAAAAANs/Db3IiKDReCQ/s1600-h/Rainbow.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5075986356682283698" style="margin: 0px 0px 10px 10px; float: right;" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RnGGsprG2rI/AAAAAAAAANs/Db3IiKDReCQ/s320/Rainbow.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;L'autre cas observé de résurrection éditoriale, s'il n'est pas aussi surprenant, n'en reste pas moins épatant : Le Seuil a décidé de réimprimer l'oeuvre "culte" de Thomas Pynchon, pape invisible de la "nouvelle fiction" américaine, &lt;i&gt;L'arc-en-ciel de la gravité&lt;/i&gt;. Ce roman-là était également indisponible depuis une bonne dizaine d'années. Là encore, le cadeau se paie : 30€, mais si l'oeuvre est à la hauteur de sa folle réputation, ça les vaut bien... Car bien sûr, pour être tout à fait franc, il va de soi que ces deux sommes étant épuisées depuis des lustres, je n'ai lu ni l'une ni l'autre. Mais leur aura les précède, et nombre d'amateurs aux goûts sûrs les recommandant avec force, il serait malvenu de ma part de ne pas saluer leur retour en librairie et de ne pas t'enjoindre, comme je vais le faire, cher lecteur, à mettre la main à la poche pour en faire l'acquisition. Parce que bon, comme toute industrie, celle du livre n'est attentive qu'au porte-feuille. Il y a donc fort à parier que si ces deux ouvrages se vendent suffisamment bien, nous ayons droit prochainement à d'autres prodiges éditoriaux. Je vous le disais bien: les miracles ne cessent jamais! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-2998478282777953492?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/2998478282777953492/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=2998478282777953492&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/2998478282777953492'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/2998478282777953492'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/06/coup-double-o-lauteur-nen-finit-plus-de.html' title='Coup double (où l&apos;auteur n&apos;en finit plus de s&apos;émerveiller)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RnGGo5rG2qI/AAAAAAAAANk/soTOGfz2LiE/s72-c/Rebatet.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-3462677293033899874</id><published>2007-06-13T22:23:00.000+02:00</published><updated>2007-06-13T22:30:27.622+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nombrilisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Reflexions'/><title type='text'>Paradoxes sur pattes (où l'auteur, que certains membres de la gente féminine inspirent, suppute à tout va)</title><content type='html'>A voir certains êtres, prompts à mentir plus facilement encore qu'ils ne respirent, on en vient à se demander si leur sincérité ne réside pas, au fond, dans ce mensonge même, tant les rares confidences murmurées de leur vérité ontologique nous surprennent et les montrent dissemblables à ce qu'ils nous paraissaient avant!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-3462677293033899874?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/3462677293033899874/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=3462677293033899874&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/3462677293033899874'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/3462677293033899874'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/06/paradoxes-sur-pattes-o-lauteur-que-la.html' title='Paradoxes sur pattes (où l&apos;auteur, que certains membres de la gente féminine inspirent, suppute à tout va)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-3309592824983844093</id><published>2007-06-13T21:51:00.000+02:00</published><updated>2007-06-13T22:27:20.063+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Polis'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Panthéon personnel'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettres françaises'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='In extenso'/><title type='text'>Et de l'écoeurement vint Nihil (où l'auteur, accablé par l'ampleur inédite de la moutonnerie électorale, vomit ses compatriotes)</title><content type='html'>&lt;center&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RnBL2JrG2pI/AAAAAAAAANc/qfSRWiPynnI/s1600-h/transhumance2.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RnBL2JrG2pI/AAAAAAAAANc/qfSRWiPynnI/s320/transhumance2.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5075640173728291474" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;Un dimanche électoral comme un autre&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui expliqua mieux que le grand Léon la tentation du nihilisme, laquelle ne peut qu'étreindre tout coeur épris de Justice lorsque triomphe avec le total assentiment de la foule, comme en ces jours obscurs, la plus idiote des tartufferies? Jugez plutôt (pour rendre ta lecture plus agréable - j'allais dire &lt;i&gt;divertissante&lt;/i&gt;! - et te permettre de déguster tout ton saoul la prose bloyenne, je t'offre de bon coeur, ami e-lecteur, une mélopée adéquate).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://stat.radioblogclub.com/radio.blog/skins/mini/player.swf" allowscriptaccess="always" bgcolor="#ECECEC" id="radioblog_player_0" flashvars="id=0&amp;filepath=http://www.radioblogclub.com/listen?u=vMHZuV3bz9yZvxmYu8WakFmcvUHaucXduwGZ/84.%2520Tool%2520-%2520Eulogy.rbs&amp;amp;crossfader=1&amp;replay=1&amp;amp;colors=body:#ECECEC;border:#BBBBBB;button:#999999;player_text:#999999;playlist_text:#999999;" height="23" width="180"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Tant que ces choses seront vues sous la coupole des impassibles constellations, et racontées avec attendrissement par la gueusaille des journaux, il y aura, - en dépit de tous les bavardages ressassés et de toutes les exhortations salopes, - une gifle absolue sur la face de la Justice, et, - dans les âmes dépossédées de l'espérance d'une vie future, - un besoin toujours grandissant d'écrabouiller le genre humain.&lt;br /&gt;- Ah! Vous enseignez qu'on est sur la terre pour s'amuser. Eh bien! nous allons nous amuser, nous autres, les crevants de faim et les porte-loques. Vous ne regardez jamais ceux qui pleurent et ne pensez qu'à vous divertir. Mais ceux qui pleurent, en vous regardant, depuis des milliers d'années, vont enfin se divertir à leur tour et, - puisque la Justice est décidément absente, - ils vont, du moins, en inaugurer le simulacre, en vous faisant servir à leurs divertissements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puisque nous sommes des criminels et des damnés, nous allons nous promouvoir nous-mêmes à la dignité de parfaits démons, pour vous exterminer ineffablement.&lt;br /&gt;Désormais, il n'y aura plus de prières marmonnées au coin des rues, par des grelotteux affamés, sur votre passage. Il n'y aura plus de revendications ni de récriminations amères. C'est fini, tout cela. Nous allons devenir silencieux...&lt;br /&gt;Vous garderez l'argent, le pain, le vin, les arbres et les fleurs. Vous garderez toutes les joies de la vie et l'inaltérable sérénité de vos consciences. Nous ne réclamerons plus rien, nous ne désirerons plus rien de toutes ces choses que nous avons désirées et réclamées en vain, pendant tant de siècles. Notre désespoir complet promulgue, dès maintenant, &lt;i&gt;contre nous-mêmes&lt;/i&gt;, la définitive prescription qui vous les adjuge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RnBIs5rG2oI/AAAAAAAAANU/RMJS2hlGzbM/s1600-h/bloy1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RnBIs5rG2oI/AAAAAAAAANU/RMJS2hlGzbM/s320/bloy1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5075636716279618178" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;center&gt;&lt;i&gt;L.B., Cerbère du Royaume céleste&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seulement, défiez-vous!... Nous gardons le &lt;i&gt;feu&lt;/i&gt;, en vous suppliant de n'être pas trop surpris d'une fricassée prochaine. Vos palais et vos hôtels flamberont très bien quand il nous plaira, car nous avons attentivement écouté les leçons de vos professeurs de chimie et nous avons inventé de petits engins qui vous émerveilleront.&lt;br /&gt;Quant à vos personnes, elles s'arrangeront pour acclimater leur dernier soupir sous la semelle sans talon de nos savates éculées, à quelques centaines de pas de vos intestins fumants; et nous trouverons, peut-être, un assez grand nombre de cochons ou de chiens errants, pour consoler d'un peu d'amour vos chastes compagnes et les vierges très innocentes que vous avez engendrées de vos reins précieux...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après cela, si l'existence de Dieu n'est pas la parfaite blague que l'exemple de vos &lt;i&gt;vertus&lt;/i&gt; nous prédispose à conjecturer, qu'il nous extermine à son tour, qu'il nous damne sans remède, et que tout finisse! L'enfer ne sera pas, sans doute, plus atroce que la vie que vous nous avez faite."&lt;br /&gt;Léon Bloy, Le Désespéré (1886)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En moins de deux mois, la démocratie vient de prouver magistralement et, espérons-le, définitivement sa complète abjection et sa foncière inutilité à servir le peuple. Cette vaste fumisterie politique dont s'enorgueillit benoîtement l'Occident ne peut qu'être au service des plus obséquieux, rusés et retors parmi nos médiocres hommes d'état, comme il fut déjà mille fois prouvé. Grâce soit rendue aux organes de &lt;s&gt;propagande&lt;/s&gt; presse, chantres de la bonne parole, le peuple fait où on lui dit de faire, bien dans l'urne, avec des selles à la couleur prédéterminée, choix que chaque électeur, bon bougre, exécute scrupuleusement! Il est grand temps que cesse ce régime de molle tyrannie où le pouvoir est remis à quelqu'un par défaut, &lt;i&gt;faute de mieux&lt;/i&gt;! Vite, un dictateur pour ce pays de décérébrés! La démocratie est morte, vive la démocratie!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-3309592824983844093?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/3309592824983844093/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=3309592824983844093&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/3309592824983844093'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/3309592824983844093'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/06/et-de-lcoeurement-vint-nihil-o-lauteur.html' title='Et de l&apos;écoeurement vint Nihil (où l&apos;auteur, accablé par l&apos;ampleur inédite de la moutonnerie électorale, vomit ses compatriotes)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RnBL2JrG2pI/AAAAAAAAANc/qfSRWiPynnI/s72-c/transhumance2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-8543024141670178187</id><published>2007-06-07T22:35:00.000+02:00</published><updated>2007-06-07T22:43:09.939+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nombrilisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique'/><title type='text'>Constat (où l'auteur, à qui on ne la fait pas, vous brosse dans le sens du poil)</title><content type='html'>Oui, ami lecteur, je t'ai compris, et sache que je suis parfaitement d'accord avec toi, je dois bien l'admettre : après une terrible semaine d'amer silence (sans doute la fatigue d'un début juin morose?), ce blog est &lt;span style="font-style:italic;"&gt;undoubtedly&lt;/span&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="350"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Y8Z8pO8ipN0"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/Y8Z8pO8ipN0" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="350"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca décrasse les tympans, hein? Enfin, entre nous quand même ce NightWatch, quelle feignasse!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-8543024141670178187?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/8543024141670178187/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=8543024141670178187&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/8543024141670178187'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/8543024141670178187'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/06/constat-o-lauteur-qui-on-la-fait-pas.html' title='Constat (où l&apos;auteur, à qui on ne la fait pas, vous brosse dans le sens du poil)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-1529066750492802020</id><published>2007-05-31T18:25:00.000+02:00</published><updated>2007-05-31T18:28:36.081+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Actu'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettres françaises'/><title type='text'>Une bonne action... kamikaze (où l'auteur salue le courage de certains gens de lettres)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alléluia! Ils l'ont fait! Oui, Alléluia, mes frères et soeurs! Car en vérité, je vous le dis : il s'est produit une sorte d'inespéré miracle! "On" a enfin publié un livre de Marc-Edouard Nabe en format poche! C'est ce qui s'appelle une action kamikaze, parce que je ne crois pas qu'il puisse s'en vendre des tonnes. C'est donc aussi une improbable et incongrue mitzvah...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rl71p7P1mZI/AAAAAAAAAM8/HkfaHZchMP8/s1600-h/Nabe+Holiday.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rl71p7P1mZI/AAAAAAAAAM8/HkfaHZchMP8/s200/Nabe+Holiday.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5070760331093318034" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;A qui la doit-on? Aux dignes chevaliers des éditions de La Table Ronde, pardi! Cette petite maison à la ligne éditoriale historiquement droitarde a beau avoir été rachetée par Gallimard il y a quelques années, elle n'en est pas moins encore capable de jolis coups d'éclat. Ainsi, grâce soit rendue au chiraquien Denis Tillinac, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'âme de Billie Holiday&lt;/span&gt; - certes pas le texte le plus important de Nabe - est désormais disponible dans leur excellente collection de poche, La petite vermillon. Allez, on est sur la bonne voie, plus que 25 oeuvres à ressortir dans la foulée, et MEN n'aura plus besoin pour faire savoir qu'il vit de placarder, tel un Glen Runciter cocaïné, des conneries à peine dignes de lui sur tous les murs de Paname. On y croit!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rl71VrP1mYI/AAAAAAAAAM0/5OBgFW-Gpaw/s1600-h/Kauffmann+Guerin.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rl71VrP1mYI/AAAAAAAAAM0/5OBgFW-Gpaw/s200/Kauffmann+Guerin.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5070759983200967042" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Par la même occasion, j'en profite pour signaler deux autres parutions poche récentes parmi les plus dignes d'intérêt : la splendide biographie de Raymond Guérin - il va d'ailleurs falloir que je vous cause un de ces quatre de cet auteur injustement oublié - par Jean-Paul Kauffmann, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Raymond Guérin, 31, allées Damour&lt;/span&gt; (aussi parue dans La petite vermillon), et le roman de l'auteur écossais Eric McCormack, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'épouse hollandaise&lt;/span&gt; (chez Points). Ne freinez pas des quatre fers en lisant un dithyrambe des Inrocks sur la quatrième de couv' de ce dernier : soyons bon prince, il peut aussi leur arriver &lt;span style="font-style: italic;"&gt;parfois&lt;/span&gt; d'avoir bon goût. Comme quoi, les miracles ne cessent jamais vraiment...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-1529066750492802020?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/1529066750492802020/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=1529066750492802020&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/1529066750492802020'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/1529066750492802020'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/05/une-bonne-action-kamikaze-o-lauteur.html' title='Une bonne action... kamikaze (où l&apos;auteur salue le courage de certains gens de lettres)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rl71p7P1mZI/AAAAAAAAAM8/HkfaHZchMP8/s72-c/Nabe+Holiday.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-2331283722799687241</id><published>2007-05-30T01:48:00.000+02:00</published><updated>2007-07-28T14:31:32.576+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Panthéon personnel'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettres étrangères'/><title type='text'>A year without a summer</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Eté 1816. Près de Cologny, sur les bords du lac Léman, Lord Byron est en exil : il fuit le scandale que la relation incestueuse avec sa demi-sœur Augusta Leigh a provoqué au sein de la bonne société anglaise, la débâcle d’un mariage catastrophique qui l’a poussé dans l’alcool et une violente dépression ainsi que la naissance récente de sa fille Ada. Accompagné de son médecin personnel, John William Polidori, qui veille sur son rétablissement nerveux, il a loué la luxueuse villa Diodati, vieille bâtisse du XVIIème siècle qui a vu passé entre ses murs l’illustre John Milton, proche ami du premier propriétaire des lieux. Seulement voilà, ce n’est pas le moment idéal pour prendre des vacances, pas plus en Suisse qu’ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Partout en Europe comme aux Etats-Unis, un froid durable et des intempéries incessantes s’abattent : gel, tempêtes, orages et inondations sont le lot commun de tous en cette période que l’histoire retiendra sous le nom d’année sans été. Une grande majorité des récoltes sont fichues, des bêtes meurent, puis les hommes affamés aussi. Il en décède deux fois plus qu’en une année habituelle. La Suisse n’est pas épargnée, bien au contraire, au point que le gouvernement déclare l’état d’urgence concernant la famine nationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rly1NcIM--I/AAAAAAAAAMM/4YI1P4serUI/s1600-h/Byron+Gericault.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rly1NcIM--I/AAAAAAAAAMM/4YI1P4serUI/s320/Byron+Gericault.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5070126523005860834" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Pourtant, trois visiteurs anglais sont venus depuis mai tenir compagnie à Lord Byron et son médecin dans leur retraite helvète. Tous ont de bonnes raisons d’être là : le poète Percy Bysshe Shelley et sa compagne Mary Godwin mènent depuis deux ans une vie des plus dissolues, fuyant partout sur le continent le courroux du père de Mary, pourtant philosophe radical, qui accepte mal cette union libre pour laquelle Shelley a abandonné son épouse et ses deux enfants. Mary, qui ne deviendra Mme Shelley qu’à l’hiver suivant, est elle aussi dans un état psychologique pitoyable : elle a perdu un an auparavant leur première fille, née prématurée, et craint pour la santé de William, leur nouveau-né, Percy se montrant incapable de lui offrir la sécurité d’un foyer familial stable. Tous deux ont été entraînés ici sur l’invitation pressante de Claire Clairmont, demi-sœur de Mary qui, suite à une courte aventure avec Lord Byron quelques mois auparavant, est devenue folle de lui et le harcèle de lettres débordantes de passion. Elle vient là dans le secret espoir de faire changer d’avis le poète que ces effusions délirantes ont fait détaler : elle sait sans doute déjà qu’elle porte aussi son enfant. Le couple Shelley a loué la maison Chapuis à Montalègre, pas très loin de la villa Diodati. Ils resteront en Suisse tout l’été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le décor est planté, les protagonistes introduits. Aucun d’eux ne se doute alors que ce qui va se dérouler en ces lieux durant ces turbulentes semaines aura une influence retentissante sur la littérature mondiale. Tous sauf la femme énamourée qui les a réunis dans cette villa vont y prendre part activement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rly1HcIM-9I/AAAAAAAAAME/qkBoTpB6Xc0/s1600-h/Diodati.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rly1HcIM-9I/AAAAAAAAAME/qkBoTpB6Xc0/s320/Diodati.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5070126419926645714" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;center&gt;&lt;i&gt;La petite bicoque louée par Lord Byron. Bolloré peut aller se cacher...&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Souvent cloîtré de force en ces pénates à cause du froid et des intempéries, le petit groupe tue le temps en discussions animées, consommation effrénée de laudanum et lectures collégiales. On se lit au coin du feu des histoires pour se faire peur, et notamment la récente traduction française d’un recueil de contes fantastiques allemand, &lt;i&gt;Fantasmagoriana&lt;/i&gt;. L’auteur du fabuleux roman gothique &lt;i&gt;Le moine&lt;/i&gt;, Matthew G. Lewis, passe même saluer les illustres vacanciers et leur livre enthousiasmé, en traduisant au débotté, des passages entiers du premier &lt;i&gt;Faust&lt;/i&gt; de Goethe, avec qui il a eu le plaisir de faire connaissance quelques années auparavant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rly1d8IM-_I/AAAAAAAAAMU/qviSkvbx1bI/s1600-h/MaryShelley.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rly1d8IM-_I/AAAAAAAAAMU/qviSkvbx1bI/s320/MaryShelley.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5070126806473702386" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Puis un soir, le 16 juin 1816, alors qu’ils sont bloqués depuis trois jours à l’intérieur de la villa Diodati par d’incessantes averses, Lord Byron lance un défi à ses amis : chacun devra écrire une "histoire de fantômes", le vainqueur étant celui dont le récit sera le plus effrayant. Shelley, peu doué pour la prose, abandonnera très vite. Byron n’écrira lui-même qu’un fragment de conte sur la légende des vampires, dont il avait entendu parler lors de son séjour dans les Balkans, fragment qu’il recueillera ensuite dans son poème &lt;i&gt;Mazeppa&lt;/i&gt;. Les seules réelles contributions viendront de ceux dont on aurait attendu le moins : Mary et le docteur Polidori, deux écrivains amateurs. A eux deux, et par la grâce alchimique d’un hasard qui avait réuni en un lieu et un temps à nul autre pareils ces personnalités atypiques, ils vont engendrer trois des figures les plus illustres de la culture populaire moderne : le vampire, le savant fou et la créature de Frankenstein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;John Polidori, reprendra là où s’est arrêté Lord Byron, et publiera en 1821 son propre conte fantastique, &lt;i&gt;The Vampyre&lt;/i&gt;, qui, suite à un malentendu, sera un temps attribué à Byron lui-même, mais connaîtra un retentissant succès et la progéniture que l’on sait. Cependant, Mary, elle, en cet été pluvieux, cherche encore désespérément un sujet de conte. Une nuit, Byron et Shelley, tous deux férus de science, devisent longuement des expériences récentes en biologie : les recherches du docteur Darwin, le galvanisme, l’électricité, la transmission du principe vital… Mary les écoute religieusement et n’en perd pas une miette. Au petit matin, la conversation entre les deux poètes s’achève et le couple Shelley part se coucher. Mary tarde à trouver le sommeil tant elle est obsédée par les visions pétrifiantes qui l’assaillent :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;"Je vis, les yeux fermés, mais avec une forte acuité mentale, je vis le pâle apprenti en sciences interdites s’agenouiller aux côtés de la créature qu’il avait assemblée. Je vis, étendue de tout son long, cette créature humaine hideuse née d’un fantasme donner signe de vie sous l’action de quelque machinerie puissante, puis s’animer d’un semblant de vie en un mouvement maladroit. Cela était naturellement terrifiant car les tentatives de l’homme pour singer la démarche prodigieuse du Créateur du monde ne peuvent que causer une horreur suprême."&lt;/i&gt; &lt;b&gt;*&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rly1o8IM_AI/AAAAAAAAAMc/AhQUgstlR0I/s1600-h/frankenstein.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rly1o8IM_AI/AAAAAAAAAMc/AhQUgstlR0I/s320/frankenstein.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5070126995452263426" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;center&gt;&lt;i&gt;"...the hideous phantasm of a man..."&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle commence dès le lendemain à rédiger son histoire, mais Percy Shelley, pressentant certainement le potentiel d’un tel sujet, lui conseille de ne pas s’arrêter à sa visée initiale de simple conte et de développer son idée dans une mesure plus ambitieuse et appropriée afin d’écrire une véritable œuvre littéraire. Moins de deux ans plus tard, elle fera paraître, sans nom d’auteur, une première édition de &lt;i&gt;Frankenstein ou le Prométhée moderne&lt;/i&gt;. La science-fiction est née!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car contrairement à ce que l’époque et le décor dans lesquels se déroule l’intrigue de ce roman pourraient laisser penser, il ne s’agit pas d’un roman gothique, et moins encore d’un roman fantastique.&lt;b&gt;**&lt;/b&gt; Pour la première fois, une histoire imaginaire prend pour postulat de départ une avancée supposée des sciences modernes. Qui plus est, de la thématique prométhéenne du savant fou à celle du progrès comme source potentielle de danger et de souffrances, tous les grands sujets du genre à naître sont déjà réunis en ce chef d’œuvre. D’ailleurs pour se convaincre de la nature véritable du roman, et de son rôle déterminant de pionnier, il suffit de relire les lignes inaugurales de la préface que Percy Bysshe Shelley avait rédigé, au nom de son épouse, pour l’édition originelle de &lt;i&gt;Frankenstein&lt;/i&gt; :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;"Le Dr Darwin et quelques physiologistes allemands ont donné à entendre que le fait sur lequel se fonde cette fiction ne relève nullement de l’impossible. Qu’on n’aille pas imaginer que j’accorde une foi aveugle à une telle hypothèse ; néanmoins, je n’ai pas eu le sentiment, en m’en inspirant pour mon récit, de tisser une toile de terreurs purement surnaturelles. L’événement qui se trouve à l’origine de mon histoire ne présente pas les inconvénients inhérents aux simples récits de fantômes et de merveilleux. Il s’est imposé à moi par la nouveauté des situations qu’il autorise, et bien que constituant une impossibilité sur le plan physique, il permet à l’imagination de cerner les passions humaines de manière plus complète et plus riche qu’un enchaînement de faits réels."&lt;/i&gt; &lt;b&gt;***&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà la première profession de foi d’un auteur de science-fiction, assumant pleinement les conséquences de la singularité de son récit et créant par là même le contrat de lecture qui sera désormais, à peu de choses près, invariablement celui de toute la littérature d'anticipation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien des ouvrages ont été écrits au sujet de la genèse de Frankenstein et du séjour en Suisse des Shelley en compagnie de Byron. D’importants essais, mais aussi, tant les circonstances profondément romanesques de cette histoire s’y prêtent, pléthore de fictions. Emmanuel Carrère, notamment, a écrit un roman librement inspiré des faits historiques ayant pris place cet été 1816 dans la villa Diodati, &lt;i&gt;Bravoure&lt;/i&gt;. Un auteur argentin, Federico Andahazi, a publié quant à lui sur ce sujet un court roman fantastique intitulé &lt;i&gt;La villa des mystères&lt;/i&gt;. Enfin Tim Powers, romancier américain, a tiré de cette étonnante aventure littéraire la base de son incroyable gonzo épico-historique, &lt;i&gt;Le poids de son regard&lt;/i&gt;, dont Byron, Shelley et Keats sont quelques-uns des plus éminents protagonistes. Mais le mythe est encore fécond. Cet été-là, si la terre resta désespérément sèche, une graine des plus fertiles et vivaces fut planté au cœur de la littérature de genre, qui nourrira et ravira encore longtemps tous les amateurs d’imaginaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A venir, l'épisode 2 de nos aventures en terres science-fictives : une brève histoire du mouvement luddite. Stay tuned!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;*&lt;/b&gt; : &lt;i&gt;Frankenstein ou le Prométhée moderne&lt;/i&gt;, préface de 1831, traduction de Paul Couturiau.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;**&lt;/b&gt; : Les producteurs de l'âge d'or d'Hollywood ne s'y trompèrent pas, eux qui eurent la géniale intuition visuelle d'apposer des boulons sur les tempes de la sinistre créature!&lt;br /&gt;&lt;b&gt;***&lt;/b&gt; : &lt;i&gt;idem&lt;/i&gt;, préface de 1817, même traduction.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-2331283722799687241?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/2331283722799687241/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=2331283722799687241&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/2331283722799687241'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/2331283722799687241'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/05/year-without-summer.html' title='A year without a summer'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rly1NcIM--I/AAAAAAAAAMM/4YI1P4serUI/s72-c/Byron+Gericault.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-4240246580653882410</id><published>2007-05-28T15:21:00.000+02:00</published><updated>2007-05-28T15:25:00.998+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Polis'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Reflexions'/><title type='text'>We don't need no education (où l'auteur transmet la bonne parole)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Réaction *intelligente* d'un professeur à l'intiative démagogique de Nicolas Sarkozy instaurant la lecture obligatoire de la lettre d'adieu de Guy Môquet aux élèves de France. Réaction publiée par &lt;a href="http://www.lefigaro.fr/debats/20070519.FIG000001202_pourquoi_je_ne_lirai_pas_la_lettre_de_guy_moquet.html"&gt;le Figaro&lt;/a&gt; mais trouvée sur &lt;a href="http://post.hautetfort.com/"&gt;le blog de paratext&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Par Michel Ségal, Professeur de collège en ZEP&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Je suis enseignant de collège et je ne lirai pas la lettre de Guy Môquet à mes élèves.&lt;/span&gt;&lt;br style="font-style: italic;"&gt;&lt;br style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je ne leur lirai pas parce qu'ils seraient bien incapables d'en comprendre le sens profond, et même d'en comprendre les mots qui la composent ; parce que notre école demande aux enfants de réinventer eux-mêmes les règles d'écriture ou de syntaxe. Je ne la lirai pas parce que depuis une trentaine d'années, l'école leur apprend le mépris du patrimoine et la méfiance du passé. Je ne la lirai pas parce que cette lettre me fait honte, honte de la maturité d'un adolescent il y a plus de soixante ans face à l'infantilisation construite par notre école de ceux du même âge aujourd'hui. Je ne la lirai pas parce que nos enfants ignorent les événements auxquels elle se réfère ; parce que notre école préfère par exemple demander à des enfants d'analyser des « documents » plutôt que de leur enseigner des dates et des événements. Je ne la lirai pas parce qu'il y a longtemps que l'école refuse de transmettre aucun modèle ; parce que notre école n'envisage plus les textes d'auteurs comme des exemples mais comme des thèmes d'entraînement à la critique. Je ne la lirai pas tout simplement parce que notre école a délibérément détruit l'autorité qui pourrait permettre une lecture et une écoute attentives.&lt;/span&gt;&lt;br style="font-style: italic;"&gt;&lt;br style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je ne la lirai pas parce que, même âgés de 16 ans, mes élèves ne sont que de petits enfants bien incapables d'appréhender son contenu et resteront sans doute ainsi toute leur vie : ainsi en a décidé notre école. Peut-être ne me croyez-vous pas car l'école que connaissent vos enfants ne ressemble en rien à celle que j'évoque ? En effet, j'ai peut-être oublié de vous préciser l'essentiel : je travaille dans une ZEP, c'est-à-dire là où peuvent être appliquées à la lettre et sans risque de plainte toutes les directives ministérielles, là où se préfigurent l'horreur et la misère du monde construit par notre école.&lt;/span&gt;&lt;br style="font-style: italic;"&gt;&lt;br style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Non, Monsieur le Président, je ne lirai pas la lettre de Guy Môquet tant que n'auront pas été engagées les réformes structurelles du ministère de l'Éducation nationale qui mettront fin à la démence toute puissante des instances coupables des mesures les plus destructrices de tout espoir de justice sociale, tant que n'auront pas été engagées les réformes pour que l'école cesse de conforter les enfants dans leur nature d'enfants, pour que l'école accepte enfin de remplir sa seule mission : instruire."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Message à faire circuler séance tenante, pour qu'enfin le constat que tous savent mais taisent devienne une audible et inévitable vérité. A rapprocher des témoignages et indignations salutaires de tant d'enseignants (le moustachu rigolo Brighelli n'est que le plus connu de tous). Rien ne vaut l'édifiant exemple de Laurent Lafforgue, médaille Fields 2002, membre de l'Académie des Sciences et professeur à l'IHES, pour prendre conscience du travail monumental à mener au sein de l'Ed.Nat. et réaliser à quel point ce nécessaire sursaut est entravé de toutes les façons possibles par la mafia pédagogiste qui parasite le système avec ses IUFM (surnom sybillin des Camps de Rééducation Professorale) et son parrain inamovible, le Pol Pot gentillet de l'école républicaine, l'ignominieux Philippe Meirieu. L'histoire de la &lt;a href="http://www.ihes.fr/%7Elafforgue/demission.html"&gt;démission de Lafforgue du HCE&lt;/a&gt; et ses textes sur l'école sont sans appel pour qui sait lire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nombreux sont aussi les écrivains français ayant enseigné au sein des collèges et lycées "difficiles" - euphémisme, quand tu nous tiens - à rendre compte, d'une manière ou d'une autre, de leur dégoût ou leur découragement. Richard Millet (dans &lt;i&gt;Lauve le pur&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Le sentiment de la langue&lt;/i&gt;) et Pierre Jourde (dans son terrible &lt;i&gt;Festins secrets&lt;/i&gt;), deux de nos plus brillants stylistes, ne sont pas les moindres. Bien sûr, il y a toujours des idiots utiles, du type de l'arriviste François Bégaudeau, pour affirmer encore qu'enseigner en ZEP, c'est fantastique. Sa récompense suite à cet infâme mensonge intitulé &lt;i&gt;Entre les murs&lt;/i&gt; ne s'est pas faite attendre, puisqu'outre nombre de distinctions littéraires en chocolat, il a désormais obtenu une place de chroniqueur radio (chez l'inénarrable Pascale Clarke) et télé (dans une émission de haute volée : la Matinale de Canal +, animée par Bruce Toussaint, ce puits de culture). La vérité ou la carrière, il faut savoir choisir. Avis aux hommes de bonne volonté...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-4240246580653882410?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/4240246580653882410/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=4240246580653882410&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/4240246580653882410'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/4240246580653882410'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/05/we-dont-need-no-education-o-lauteur.html' title='We don&apos;t need no education (où l&apos;auteur transmet la bonne parole)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-9205137290882340033</id><published>2007-05-25T13:11:00.000+02:00</published><updated>2007-05-25T14:54:51.764+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cinéma'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Polis'/><title type='text'>Message personnel à Mme Boutin et M. Hirsch (où l'auteur déroge à ses habitudes et s'engage à fond)</title><content type='html'>Puissent notre nouvelle ministre du logement et le haut commissaire aux solidarités nous entendre, et méditer cette modeste réflexion sur l'urbanisme! Oui, il y a des pistes de solutions concrètes pour sortir de "la crise". Osez, Mme Boutin! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="350"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/K9dDaOTjOjs"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/K9dDaOTjOjs" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="350"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-9205137290882340033?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/9205137290882340033/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=9205137290882340033&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/9205137290882340033'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/9205137290882340033'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/05/message-pesonnel-mme-boutin-et-m-hirsch.html' title='Message personnel à Mme Boutin et M. Hirsch (où l&apos;auteur déroge à ses habitudes et s&apos;engage à fond)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-3354664833900162547</id><published>2007-05-23T16:00:00.000+02:00</published><updated>2007-05-23T15:23:04.731+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettres françaises'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='In extenso'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Reflexions'/><title type='text'>Dans le mille! (où l'auteur rend hommage à un vrai visionnaire)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Parmi les auteurs visionnaires français, la tradition veut que l'on pioche toujours le même exemple, Jules Verne, en poussant des cris d'admiration. Si ça n'est pas tout à fait faux, ça n'en est pas moins lassant. Car nombres d'auteurs, sur bien des plans autres que purement scientifique, furent au moins aussi visionnaires que le père du capitaine Némo. Jugez plutôt avec ce passage prophétique des &lt;i&gt;Illusions perdues&lt;/i&gt; de Balzac, dont j'achève à peine la lecture. La scène met un groupe de porte-plumes parisiens aux prises avec l'ambassadeur qui est leur invité :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;- Je ne soupe jamais sans effroi avec des journalistes français, dit le diplomate allemand (...). Il y a un mot de Blutcher que vous êtes chargés de réaliser.&lt;br /&gt;- Quel mot? dit Nathan.&lt;br /&gt;- Quand Blutcher arriva sur les hauteurs de Montmartre avec Saacken, en 1814, pardonnez-moi, messieurs, de vous reporter à ce jour fatal pour vous, Saacken, qui était un brutal, dit : Nous allons donc brûler Paris! - Gardez-vous en bien, la France ne mourra que de &lt;/i&gt;ça!&lt;i&gt; répondit Blutcher en montrant ce grand chancre qu'ils voyaient étendu à leurs pieds, ardent et fumeux, dans la vallée de la Seine. Je bénis Dieu de ce qu'il n'y a pas de journaux dans mon pays, reprit le ministre après une pause. Je ne suis pas encore remis de l'effroi que m'a causé ce petit bonhomme coiffé de papier, qui, à dix ans, possède la raison d'un vieux diplomate.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RlQ9hMIM-6I/AAAAAAAAALs/kyArLLC0U9Q/s1600-h/Balzac.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RlQ9hMIM-6I/AAAAAAAAALs/kyArLLC0U9Q/s320/Balzac.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5067743121099258786" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi de plus juste? Je ne sais si le mot prêté à Blutcher est exact, mais ce que Balzac fait dire à son personnage est d'une implacable lucidité. De nos jours, certes, tous les pays sont dotés de leur propre presse, et dans bien des cas elles sont plus abjectes encore que la nôtre. Mais la presse française restera toujours une des plus maléfiques, par ce simple fait qu'elle se gargarisera toujours, quelle que soit sa nature, d'être la voix officielle de la liberté d'expression, l'étendard fièrement brandi des droits de l'homme et du citoyen, la tradition républicaine incarnée. Or qu'est devenue la presse française? Qu'a-t-elle fait, ces dernières décennies, cette insolente fille de la Révolution? En dehors de quelques salutaires fanzines ou éphémères journaux et magazines alternatifs, vite étouffés ou vite rachetés, la presse française est morte avec la 3ème république. Bien sûr, elle n'était ni plus libre ni plus innocente à cette époque, mais du moins lui restait-il encore une once de vergogne, qui permît quelques fois de laisser s'exprimer dignement l'intelligence et la liberté. Mais depuis Vichy, elle n'est plus qu'un pitoyable commensale, mangeant à tous les râteliers et criant d'autant plus fort sa nature de phare de la civilisation qu'elle se sait déshumanisée, enchaînée, souillée et vendue à toutes les bassesses. Qu'a réalisé la presse de ce pays depuis plus de soixante ans? Qui a-t-elle servi?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord ce fut ceci :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RlQ1osIM-2I/AAAAAAAAALM/iGvbCzRI-VU/s1600-h/JSP.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RlQ1osIM-2I/AAAAAAAAALM/iGvbCzRI-VU/s320/JSP.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5067734453855255394" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis, dans un autre registre, pas moins collabo, ce fut ça :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RlQ1o8IM-3I/AAAAAAAAALU/bClJOVYjShs/s1600-h/SLC.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RlQ1o8IM-3I/AAAAAAAAALU/bClJOVYjShs/s320/SLC.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5067734458150222706" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et enfin, grâce lui soit rendue, elle nous a offert ceci :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RlQ1pMIM-4I/AAAAAAAAALc/Oz5vwMH6sWc/s1600-h/photosarkozy.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RlQ1pMIM-4I/AAAAAAAAALc/Oz5vwMH6sWc/s320/photosarkozy.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5067734462445190018" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a beaucoup servi, comme on dit aussi de certaines filles de joie, mais certainement pas les citoyens qu'elle prétendait instruire. Dans ce désastre, tous les organes historiques de presse sont peu ou prou impliqués, mais il n'y a guère d'exemple aussi frappant, édifiant et pathétique de la nature corruptrice de la presse que celui de &lt;i&gt;Libération&lt;/i&gt;, quotidien fondé courageusement sur les bases les plus utopistes, mais ayant perdu au fil des ans toujours plus de lecteurs à chaque retournement de veste, s'étant caricaturé jusqu'au ridicule et ne survivant désormais que sous perfusion du Grand Capital pour mieux cracher dans la soupe libérale, en bon rebelle subventionné, au lieu de crever de la sale mort qu'il mérite pour s'être ainsi vendu en se moquant du peuple qu'il devait informer! Triste symbole d'une corporation imbue de sa propre grandeur mais toujours moins honorable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RlQ1pcIM-5I/AAAAAAAAALk/dr0htcQ_sFM/s1600-h/Val.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RlQ1pcIM-5I/AAAAAAAAALk/dr0htcQ_sFM/s320/Val.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5067734466740157330" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;La girouette germano-pratine, une espèce en voie d'extinction protégée par la WWF&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le roman de Balzac, un des plumitifs de la tablée conclut de cette manière après d'âpres échanges le débat engagé par le diplomate :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Le Journal au lieu d'être un sacerdoce est devenu un moyen pour tous les partis; de moyen, il s'est fait commerce; et comme tous les commerces, il est sans foi ni loi. (...) Un journal n'est plus fait pour éclairer, mais pour flatter les opinions. Ainsi, tous les journaux seront dans un temps donné, lâches, hypocrites, infâmes, menteurs, assassins; ils tueront les idées, les systèmes, les hommes, et fleuriront par cela même. (...) le mal sera fait sans que personne en soit coupable (...). Napoléon a donné la raison de ce phénomène moral ou immoral, comme il vous plaira, dans un mot sublime, que lui ont dicté ses études sur la Convention :&lt;/i&gt; Les crimes collectifs n'engagent personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sentence d'autant plus horrible qu'elle est vraie, non seulement de la presse, mais aussi de ce que celle-ci a fait du suffrage universel... Quand donc ce cauchemar prendra-t-il fin? Assez vite, il faut l'espérer, tant se multiplient partout les signes avant-coureurs du grand chambardement. Les hommes n'auront bientôt plus besoin de cette caste de sycophantes qui se nomment journalistes: une autre structure va naître, qui entraînera pour toujours cette engeance turpide dans les oubliettes de l'Histoire. Entre-temps, le Journal aura amené au bord du gouffre l'une des nations parmi les plus spirituelles et les plus libres qui furent jamais. Balzac avait tapé dans le mille : chapeau l'artiste!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-3354664833900162547?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/3354664833900162547/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=3354664833900162547&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/3354664833900162547'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/3354664833900162547'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/05/dans-le-mille-o-lauteur-rend-hommage-un.html' title='Dans le mille! (où l&apos;auteur rend hommage à un vrai visionnaire)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RlQ9hMIM-6I/AAAAAAAAALs/kyArLLC0U9Q/s72-c/Balzac.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-931971992017023305</id><published>2007-05-23T12:45:00.000+02:00</published><updated>2007-05-23T11:48:43.187+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique'/><title type='text'>Une enfant de la balle (où l'auteur dévoile - encore! - une chanteuse chère à son coeur)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lhasa de Sela a sans doute été sirène dans une autre vie. Je ne vois pas d'autre explication. C'était elle, probablement, la "lead vocal" de la bande de séductrices qui faillit venir à bout par son chant de l'épopée d'Ulysse! Comme celle de ses mythiques ancêtres, sa voix envoute, caresse et brise tout à la fois. C'est la voix d'une femme qui a passé sa vie à changer de décor, itinérante pour le plaisir : Etats-Unis, Mexique, Canada, Angleterre, France. On appelle pas un de ses albums &lt;font style="font-style: italic;"&gt;The Living Road&lt;/font&gt; par hasard! C'est vrai qu'à l'inverse de l'autre tête à claques nasillarde, elle est &lt;font style="font-style: italic;"&gt;vraiment&lt;/font&gt; née dans une caravane. Ou du moins y a grandi...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après l'étonnant succès d'estime de son premier album, &lt;font style="font-style: italic;"&gt;La Llorona&lt;/font&gt;, dont l'interminable tournée la laissa exsangue, elle nous trouva rien de mieux, pour se "reposer", que de rejoindre pour un temps le cirque ambulant de ses trois soeurs en France. Voilà une femme errante, pas une de ces petites icônes exotiques fabriquées pour le tourisme musical, mais bien plutôt l'image d'une âme enlaçant le monde, traînant dans les modulations de son chant une idée de l'éternité et offrant à tous sa lassitude pas tout à fait désespérée. Car c'est le paradoxe de cette voix-là : sa mélancolie résonne d'espérance et ses joies débordent de larmes.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Une vidéo d'un de ses concerts, qui se font trop rares.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De cara a la pared (&lt;font style="font-style: italic;"&gt;La Llorona&lt;/font&gt;) :&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="350"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/AOLg_XY2cWA"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/AOLg_XY2cWA" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="350"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-931971992017023305?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/931971992017023305/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=931971992017023305&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/931971992017023305'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/931971992017023305'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/05/une-enfant-de-la-balle-o-lauteur-dvoile.html' title='Une enfant de la balle (où l&apos;auteur dévoile - encore! - une chanteuse chère à son coeur)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-6513673697983475455</id><published>2007-05-10T17:30:00.000+02:00</published><updated>2007-05-10T16:31:27.456+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettres françaises'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='In extenso'/><title type='text'>De la critique (où l'auteur cite encore sans vergogne)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour rebondir &lt;a href="https://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=7376253124097244648&amp;amp;isPopup=true"&gt;sur le trop sympathique commentaire de Guard of Headlight&lt;/a&gt;, voilà un magnifique extrait du tordant &lt;i&gt;Traité du style&lt;/i&gt; d'Aragon, écrit en 1928, à l'époque de sa fougueuse jeunesse, lorsqu'il n'avait pas encore cédé au sectarisme stalinien et au sentimentalisme trioletien (sic?). Eblouissant d'insolente facilité! A faire lire de force à tous les plumitifs mollassons et parvenus de la presse littéraire contemporaine...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;"On sait que nous n'avons guère de raisons, la critique et moi, d'être extrêmement tendres l'un envers l'autre, ou réciproquement. Ceci me met à l'abri des soupçons prêts à fondre du sourcil du lecteur comme les milans, à l'heure où le pâtre étonné par le soir relâche un peu sa surveillance et songe aux caresses de l'ombre, sur les troupeaux - sur moi. Je ne m'abaisserai pas jusqu'à discuter avec le voyou qui, sans égard pour les nuits de scrupules, les transes du jugement, les sanglots, les alternatives, les dilemnes, les déchirements cornéliens du critique, prétendit dans une phrase insolemment balancée que si d'une part le travail de cet honorable magistrat de la renommée était facile, d'autre part et par contre l'art, que dans sa simplicité ce faiseur de proverbes croit pouvoir opposer à la critique, alors qu'elle est comme vous et moi un art, et que partant le syllogisme ainsi amorcé, quelle qu'en soit la conclusion, est faux, car le sujet de la seconde prémisse est un genre de l'espèce sujet de la première, et tout se révolte en nous si l'on nous présente d'une façon logique dans la conclusion un prédicat lié par la négative au sujet de la seconde prémisse qui l'est par l'affirmative avec celui de la première - était difficile. Prononcez à brûle-pourpoint la proposition: l'art est difficile, au moment où vous passez devant un miroir. D'abord vous hocherez la tête, ensuite vous rirez. C'était fatal. Il y a dans les phrases qui présentent un vice de construction je ne sais quel élément qui agit sur la rate humaine, car pour la rate des chiens il ne semble pas qu'elle ait le sens de l'humour verbal. Dire que l'art est difficile, suppose chez l'auteur de la phrase l'ignorance totale des mots dont il se sert. Qu'est-ce qui est difficile? Un chemin, un client, un problème. Puis-je m'exprimer ainsi: le ciel est difficile...? Oui, si je consens à mettre une majuscule au firmament, ce qui est un moyen de le personnaliser. Car difficile est une épithète qui ne peut se joindre qu'au défini. C'est pourquoi l'art n'est pas difficile. Il n'est pas facile non plus. Mais difficile et art ne peuvent être réduits au commun diviseur du verbe être. On voit par l'exemple qui précère quel labeur surhumain est celui de l'homme qui armé d'une lanterne s'avance au milieu des livres pour y dépister les baraliptons. La critique, c'est le bagne à perpétuité. Pas de repos pour un critique. Et un nom comme un cri de perroquet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       Cependant il faut reconnaître que ces pauvres gens alourdis par le poids des chaînes de montres, ne font pas toujours le nécessaire pour maintenir leur rang d'archanges foudroyés. Le mal que ces Maudits ont pour mission de répandre dans les coeurs sans méfiance loin d'être assis comme il devrait sur leurs fronts ténébreux, splendide, déployant ses grandes ailes noires, se dissimule parfois dans un petit ruban violet à leur boutonnière. Ils manquent d'allure, ils n'ont plus confiance en leur autorité. Ils ont écouté ce que les apôtres malintentionnés de l'Art, ce christ des temps modernes, vont partout déclamant contre eux. Ils rougissent d'être pris pour des pions. Ils n'osent plus dire ce qu'ils pensent, prêtres démoralisés d'un culte agonisant. Eh bien, qu'ils m'en croient, il est temps, il est grand temps de ressaisir les rênes flottantes de l'ascendant moral. Et c'est faisable. Mais il faut bannir toute honte. Reprenez l'habitude ancienne, quittez ce ton trop général. Etudiez la loupe à la main les textes qui vous sont soumis. Pesez les mots. Analysez les phrases. Développez séparément les images. N'hésitez pas à ricaner métaphoriquement. Revenez à la tradition scientifique des annotateurs d'autrefois. Marquez les vulgarités à l'encre rouge, et si vous en trouvez par chance, expliquez longuement, lourdement les beautés. Avec les marteaux de l'insistance laminez, laminez sans fin les propositions écrites de vos incompréhensibles contemporains. Ainsi vous retrouverez dans l'univers votre rôle grandiose, agents superbes de la destinée, qui toute sentimentalité pendue au vestiaire éternel travaillerez inlassablement à la mort et à l'usure de toute chose orgueilleuse et disproportionnée. (...)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;       Croyez-moi, abandonnez un procédé, poétique à coup sûr mais qui vous fait mal juger. Il est temps d'en revenir à l'étude approfondie des textes, à l'examen sérieux et appliqué des moyens de l'auteur, de son style. Ne craignez pas les maux de tête. D'abord ce serait montrer bien peu de courage. Ensuite les migraines, les douleurs lancinantes, les brusques éclairs aux tempes que vous ressentez parfois sont plutôt l'effet de la syphilis que du travail. Outre que vous ne soupçonnez pas les plaisirs, sans parler de la satisfaction de la tâche accomplie, qui vous attendent au fond de la coquille où se cache ahuri le pagure du solécisme à côté de la naine Equivoque. Je demande à ce que mes livres soient critiqués avec la dernière rigueur, par des gens qui s'y connaissent, et qui sachant la grammaire et la logique, chercheront sous le pas de mes virgules les poux de ma pensée dans la tête de mon style. Parfaitement. Chaque ligne peut servir de prétexte à une infinie quantité de notes en petits caractères. Chaque arrêt dans la phrase, et l'absence d'arrêt, les mots, les murmures, les soubresauts, les retours, l'exprimé comme l'inexprimable. Tout est matière à discussion. Qu'attend-on pour publier une bonne édition critique d'Anicet? Je rougis quand je songe qu'il n'existe aucun travail sérieux concernant mon Télémaque. A quoi pense donc l'éxégèse moderne? Petite paresseuse, va. Donnez lui du vin rouge. Elle ira désormais, brandissant une fourche, dépouillée des vains ornements d'Ophélie, le feu à ses larges narines, remuer à grands cris la paille merdeuse des métaphores." &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-6513673697983475455?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/6513673697983475455/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=6513673697983475455&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/6513673697983475455'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/6513673697983475455'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/05/de-la-critique-o-lauteur-cite-encore.html' title='De la critique (où l&apos;auteur cite encore sans vergogne)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-8877909712076039814</id><published>2007-05-10T16:22:00.000+02:00</published><updated>2007-05-10T15:23:15.384+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nombrilisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Poesie'/><title type='text'>La glace sans tain (où l'auteur, dans un moment d'égarement, oublie de prendre son vermifuge)</title><content type='html'>Poussiéreuse petite pièce poétique de ma jeunesse, période "désabusé". Spéciale dédicace à tous les nihilistes!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Tu te traques sans relâche&lt;br /&gt;Tu épies ton moindre faux pas&lt;br /&gt;Il faut sans cesse que tu te caches&lt;br /&gt;Pour échapper à tes "Pourquoi"&lt;br /&gt;Tu t'observes comme un animal&lt;br /&gt;Et rit de toi, douloureusement&lt;br /&gt;Tu ne connais ni bien ni mal&lt;br /&gt;Mais que l'absurde infiniment&lt;br /&gt;Que l'absurde de toutes ces poses&lt;br /&gt;Que tu esquisses devant ta glace&lt;br /&gt;Et tu fuis ta propre névrose&lt;br /&gt;Cette agitation qui te lasse&lt;br /&gt;Par cet éternel "A quoi bon"&lt;br /&gt;Que tu radotes comme un credo&lt;br /&gt;Et ta pensée fait de lents ronds&lt;br /&gt;Et le courage te fait défaut.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-8877909712076039814?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/8877909712076039814/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=8877909712076039814&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/8877909712076039814'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/8877909712076039814'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/05/la-glace-sans-tain-o-lauteur-dans-un.html' title='La glace sans tain (où l&apos;auteur, dans un moment d&apos;égarement, oublie de prendre son vermifuge)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-4540912915202755354</id><published>2007-05-10T16:10:00.000+02:00</published><updated>2007-05-10T15:11:40.592+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettres françaises'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='In extenso'/><title type='text'>Empathie (où l'auteur découvre qu'il n'est pas seul)</title><content type='html'>Passage à la fois pathétique, éclairant et ô combien &lt;b&gt;rassurant&lt;/b&gt; du &lt;i&gt;Journal&lt;/i&gt; de Jules Renard :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RkMZKdUcW1I/AAAAAAAAALE/wdznlBjVIAE/s1600-h/renard.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RkMZKdUcW1I/AAAAAAAAALE/wdznlBjVIAE/s320/renard.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5062918073554328402" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;"Tu ne seras rien. Tu auras beau faire, tu ne seras rien. Tu comprends les meilleurs poètes, les prosateurs les plus profonds, mais quoiqu'ils disent que comprendre est égaler, tu ne leur seras comparable qu'en tant qu'un infime nain peut se comparer à des géants (...). Tu ne seras rien. Pleure, crie, prends ta tête à deux mains, espère, désespère, reprends la tâche, pousse la roche. Tu ne seras rien."&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trouvé dans &lt;i&gt;Bartleby et compagnie&lt;/i&gt;, l'excellent essai d'Enrique Vila-Matas sur le découragement et le renoncement chez les écrivains.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-4540912915202755354?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/4540912915202755354/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=4540912915202755354&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/4540912915202755354'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/4540912915202755354'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/05/empathie-o-lauteur-dcouvre-quil-nest.html' title='Empathie (où l&apos;auteur découvre qu&apos;il n&apos;est pas seul)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RkMZKdUcW1I/AAAAAAAAALE/wdznlBjVIAE/s72-c/renard.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-8904898544540634926</id><published>2007-05-10T16:01:00.000+02:00</published><updated>2007-05-10T15:00:43.347+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Polis'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Reflexions'/><title type='text'>Aphorismes bis (où l'auteur, au mépris des menaces sarkozystes, fait dans la récidive)</title><content type='html'>L'amour : moyen de se faire confiance mutuellement pour pouvoir mieux échouer à deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est vrai pour un homme est horriblement plus vrai pour un peuple. Pour l'un comme pour l'autre, la liberté ne peut pas se prendre, de gré ou de force; elle ne peut que &lt;i&gt;s'apprendre&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les idéaux bafouent souvent les règles élémentaires de la nature; ainsi de l'utopie politique, qui consiste à dire : "La déperdition d'énergie n'existe pas! Les morts restent chauds pour l'éternité!" C'est bien sûr faire fi de tout équilibre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'heure du bilan a sonné : bon gré mal gré nous sommes la génération des Balances où seront pesées les âmes inconséquentes de nos pères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fond, le syndicaliste moderne est bien pire que le Bourgeois qu'il brocarde : il n'est qu'un &lt;i&gt;wannabe&lt;/i&gt; bourgeois, donc le Bourgeois Aigri, ultime fusion horrifiante de la mesquinerie et du ressentiment!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-8904898544540634926?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/8904898544540634926/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=8904898544540634926&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/8904898544540634926'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/8904898544540634926'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/05/aphorismes-bis-o-lauteur-au-mpris-des.html' title='Aphorismes bis (où l&apos;auteur, au mépris des menaces sarkozystes, fait dans la récidive)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-7376253124097244648</id><published>2007-05-10T02:45:00.000+02:00</published><updated>2007-05-12T18:45:01.031+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettres françaises'/><title type='text'>Oui, il bouge encore! (où l'auteur trouve une lueur au fond du caniveau)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quoi donc? Le cadavre de la littérature française, bien sûr! (non, je vous rassure, je ne vais pas me la jouer Stalker, lequel aurait d'ailleurs plutôt du intituler son blog &lt;i&gt;Enculage des mouches du cadavre de la littérature&lt;/i&gt;). En effet, mes biens chers frères, l’espoir est permis, car j'ai cru remarquer sur ledit macchabée quelques convulsions post-mortem assez fascinantes. Dans le genre, mes deux dernières lectures de romans français contemporains m'ont un peu remonté le moral quant à l'avenir des lettres dans notre bô pays. Deux romans drôles, intelligents et faciles à lire, ce qui nous change pas mal du tout venant diarrhéique dont les dames patronnesses et les damoiseaux evanescents de Saint-Germain-des-Prés encombrent nos étals!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RkJtpdUcW0I/AAAAAAAAAK8/jLGJyXxEinw/s1600-h/legiste.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RkJtpdUcW0I/AAAAAAAAAK8/jLGJyXxEinw/s320/legiste.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5062729490130295618" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;center&gt;&lt;i&gt;La littérature française tire la gueule.&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RkJtcNUcWzI/AAAAAAAAAK0/A6O113UmRVY/s1600-h/givree1.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RkJtcNUcWzI/AAAAAAAAAK0/A6O113UmRVY/s320/givree1.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5062729262497028914" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Commençons tout d’abord par &lt;i&gt;Givrée&lt;/i&gt;, d'Alain Monnier (Flammarion, 2006). A priori (et Dieu sait que j'ai beaucoup d'a prioris), voilà un roman dont je me serais méfié comme d'une guigne. Edité chez Flammarion (mauvais signe), à peine épais d'une grosse centaine de pages, traitant des mésaventures d'une gentille trentenaire célibataire un peu paumée, pas franchement ma cup of tea, en somme. Seulement voilà, il se trouve qu'Alain Monnier, déjà auteur de sept romans, n'est pas un débutant (feu Philippe Muray avait admiré son &lt;i&gt;Survivance&lt;/i&gt;) et c'est un ami d'Alain Martin, fondateur des excellentes éditions Climats (éditeur français de Slavoj Zizek, entre autres) à qui est dédié le roman, et de Jean-Claude Michéa, philosophe d’ascendance orwellienne qu’on ne présente plus. Avec de tels références, autant dire que j'ai foncé à l'aveugle (faut dire aussi que je l’ai trouvé à 2 euros dans un bac d’occases…) et je ne l'ai pas regretté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Givrée&lt;/i&gt; nous raconte les aventures de Marie, jeune et belle toulousaine esseulée qui va se retrouver embarquée dans une drôle d'histoire de frigos surnuméraires, prétexte à une peinture cocasse de la société de consommation et des maux absurdes de la mondialisation. Peu à peu, ce premier récit bien mené cède la place à des sujets plus intimes, comme la vie sentimentale de Marie, revenue de tout et désireuse de ne jamais s'établir avec un homme. Cette petite femme blasée et cynique constitue donc l'étonnant centre de gravité d'une galerie de personnages grotesques ou attachants, d'une histoire proprement sans queue ni tête mais narrée avec un tel talent qu'on ne peut s'empêcher de la faire se dérouler jusqu'au bout. Il n'y a rien de bien sérieux dans tout ça : &lt;i&gt;Givrée&lt;/i&gt; n'est pas un chef d'oeuvre, mais ce n'était sans doute pas le but de Monnier que d'en faire un. Ce roman anecdotique n'est qu'un support offert à son style, une écriture qui ressemble à du free jazz écrit, libre de toutes contraintes (même diégétiques) mais toujours posée juste et malicieuse. Avec l'air de ne pas y toucher sérieusement, Monnier appuie gentiment là où ça gratte, démontrant au passage les conséquences irréversibles des métamorphoses de la vie sociale (macrocosme) sur la vie intime des êtres (microcosme). L'élégance de l'auteur est toute entière dans la désinvolture et la goguenardise de cette charge politique en sourdine qui ne parasite jamais l'humour et la légèreté du récit. Ne serait-ce que pour cette leçon de style et de vie, la lecture du roman vaut le détour.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RkJonNUcWxI/AAAAAAAAAKk/R3iSKD9lmmE/s1600-h/Pliskin.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RkJonNUcWxI/AAAAAAAAAKk/R3iSKD9lmmE/s320/Pliskin.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5062723953917451026" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Moins récent mais plus connu car salué par une partie de la critique (qui ce jour-là, étonnamment, faisait son boulot)au moment de sa sortie et désormais réédité en poche, &lt;i&gt;L'agent dormant&lt;/i&gt;, de Fabrice Pliskin (Flammarion, 2004 / J'ai Lu, 2006) fait partie de ce genre de romans autour desquels on ne fait jamais assez bruit. Encore une fois, on ne tient pas là un chef d’œuvre, mais un brillant coup d'essai en forme de satire. Le narrateur, Mohammed Bendjebbour est un minable chauffeur de bus brimé et paumé dont la morne existence de célibataire endurci se partage entre humiliations professionnelles, coucheries sordides, beuveries solitaires et achats compulsifs de disques. Mais c’est précisément cette dernière pratique qui va radicalement changer sa vie lorsque qu’à la caisse de la Fnac des Halles il fera la rencontre d’un homme à part, à mille lieux de son quotidien déprimant et de son milieu social : Jean-René Bridau, professeur de philo à Jussieu spécialisé dans la pensée de l’Altérité, sexagénaire décontracté et portant beau, en bref mai 68 fait homme ! Le philosophe, enthousiaste devant le symbole désirable de subversion et de différence que représente à ces yeux ce franco-algérien en déroute identitaire, va adopter Mohammed et faire de lui son disciple préféré, allant jusqu’à lui confier la rédaction de sa biographie. Une relation improbable et parasitaire se noue entre ces deux êtres qu'un monde sépare. Mais qui parasite qui?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le modèle classique mais toujours imparable des &lt;i&gt;Lettres persanes&lt;/i&gt;, Pliskin se glisse habilement dans la peau de son anti-héros pour faire passer sa critique en règle de la société contemporaine : une France coupée en deux, où les humbles souffrent en silence ou se font instrumentalisés tandis que les nantis jouent aux rebelles à l’abri de la réalité. La confrontation orchestrée entre Mohammed, candide loser autoproclamé aux accents houellebecquiens et son maître à penser Bridau, caricature impitoyable de l’intellectuel gauche caviar inspirée par les modèles (hélas) réels de Bourdieu, Sollers et Derrida permet à l’auteur de jouer sur l’ironie de la situation sans jamais avoir besoin de recourir à l’indignation ou l’accusation directe. C’est le naïf Mohammed qui démonte tout seul, par ses amères désillusions, le discours idéologique savamment confus mais jamais remis en cause de ce Tartuffe &lt;i&gt;modern style&lt;/i&gt; en le côtoyant dans ses moments d’intimité. Quand la plume de Pliskin mord bien, on pense à Jules Renard et notamment à &lt;i&gt;L’écornifleur&lt;/i&gt;, référence évidente lors des vacances de nos protagonistes à l’île d’Yeu. C’est drôle, libre, étonnant et pour la peine on passe assez volontiers sur les quelques défauts qui gâchent un peu ce récit : un style en dents de scie qui peut glisser vers la facilité et certaines embardées narratives peu crédibles qui si elles ne déparent jamais vraiment dans une satire dynamitent malgré tout l’impression de réalisme construite en amont par l’auteur. Mais &lt;i&gt;L'agent dormant&lt;/i&gt; est déjà un très bon travail : encore un effort et si Fabrice Pliskin ne se dégonfle pas comme bon nombre de baudruches hexagonales on pourrait tenir là un Palahniuk français! A lire pour rire, un méchant rictus aux lèvres !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour donner le ton, et comme je suis pas chien je vous en livre un extrait :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Après le déjeuner, Bridau, comme d’habitude, disparaît dans la chambre d’ami, avec un volume en allemand de Hegel ou de Heidegger. Il a besoin de s’enfermer quelques heures pour renouer le dialogue avec ses vieux maîtres – « dialogue orageux, sans répit et sans complaisance ». &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Il est interdit de déranger mon professeur dans ces moments d’étude et de méditation. &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Je viens coller mon œil contre la serrure de la porte de la chambre d’ami. J’aperçois le philosophe. En réalité, il ne lit pas Hegel. Il regarde, le son très bas, le Tour de France à la télévision, tout en mâchant des caramels.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-7376253124097244648?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/7376253124097244648/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=7376253124097244648&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/7376253124097244648'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/7376253124097244648'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/05/oui-il-bouge-encore-o-lauteur-trouve.html' title='Oui, il bouge encore! (où l&apos;auteur trouve une lueur au fond du caniveau)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RkJtpdUcW0I/AAAAAAAAAK8/jLGJyXxEinw/s72-c/legiste.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-5984796778456822077</id><published>2007-04-27T20:29:00.000+02:00</published><updated>2007-04-27T19:38:24.277+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Polis'/><title type='text'>Aphorisme (où l'auteur s'essaie à un genre casse-gueule)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour en finir avec la ridicule pantomime démocratique qui nous les brise depuis quelques semaines et couper court à tout débat, je vous livre cette humble pensée :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque les dirigeants d'un peuple abandonnent toute volonté politique,  la politique envahit irrémédiablement ce peuple délaissé. Principe des vases communicants et prémisse des grands cataclysmes.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-5984796778456822077?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/5984796778456822077/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=5984796778456822077&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/5984796778456822077'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/5984796778456822077'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/04/aphorisme-o-lauteur-sessaie-un-genre.html' title='Aphorisme (où l&apos;auteur s&apos;essaie à un genre casse-gueule)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-580321098930678827</id><published>2007-04-27T20:01:00.000+02:00</published><updated>2007-05-02T20:29:24.754+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nombrilisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique'/><title type='text'>Madeleine proustienne (où l'auteur admet malgré lui que oui, hélas, la chair est faible)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Oui, j'imagine qu'il y a bien des sujets plus sérieux sur lesquels jaser : notre élection présidentielle, la déliquescence de la littérature française, que sais-je encore... Mais aujourd'hui je suis d'humeur mélancolique et fleur bleue, à mon grand dam! Donc pour renouer le contact avec la "blogosphère", je fais dans la régression la plus honteuse : j'entreprends de vous parler de mon goût pour une chanteuse gothique! Voilà où j'en suis, certes ça n'est pas bien brillant. Mais ce sera l'occasion pour toi, lecteur mâle et coquin, de te rincer l'oeil à peu de frais! Ne proteste pas, hypocrite faquin! je le sais bien qu'il n'y a pas meilleure méthode pour augmenter la fréquentation de son blog... *soupir*&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me jette à l'eau sans plus tarder, affrontant la tête haute le ridicule qui m'attend comme le samouraï se lance sans frissoner sur la lame adverse : je crois que je suis amoureux de Cristina Scabbia, la chanteuse du groupe de métal gothique italien Lacuna Coil. Certains d'entre vous connaissaient peut-être déjà cette merveille milanaise, Lacuna Coil étant parait-il assez célèbre "dans les milieux autorisés", mais pour ma part, je ne l'ai découverte qu'il y a quelques jours, après l'avoir entendue chanter en duo avec l'excellente Anneke de The gathering. Il faut dire que depuis que j'ai cessé d'être un ado metalleux (bigre, c'était il y a 10 ans déjà! une loitaine époque où les gothiques acnéiques n'étaient encore qu'une espèce rare, et non l'inévitable faune éburnéenne - &lt;a href="http://culturalgangbang.blogspot.com/2006/12/ces-mots-tranges.html"&gt;merci Beth&lt;/a&gt; - et alcoolisée squattant désormais tous les pubs de France et de Navarre), depuis que j'ai cessé d'être un ado boutonneux, donc, disais-je avant d'être brutalement interrompue par une parenthèse discourtoise, je me tiens assez loin de l'actualité du petit monde du métal. Bien sûr, cet engouement pour Cristina n'aurait pas été aussi misérable si d'aventure Lacuna Coil avait été un excellent groupe, mais je dois bien admettre, même si ça m'arrache la gueule, qu'il ne s'agit là que d'une sorte d'Evanescence transalpine. Autant dire quelque chose d'assez pitoyable. Objectivement pourtant, les capacités vocales de la demoiselle ne sont pas en cause, elle est plutôt douée, mais le chanteur masculin, Andrea Ferro, sous-James Hetfield à la sauce bolognaise, est une intolérable souffrance auditive! La composition musicale n'est qu'une soupe de métal convenue à l'extrême et il ne se dégage pas une once d'originalité de leurs morceaux. Oui mais voilà, Cristina est d'une beauté vénéneuse! Une beauté que je brûle d'ailleurs de vous faire partager sans plus attendre avant de continuer mes piteuses confidences. Lorsque Dame Nature façonne pareil chef d'oeuvre, il est de notre devoir de le célébrer!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RjISzNUcWcI/AAAAAAAAAH8/Pd45AZPIMU4/s1600-h/257941.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RjISzNUcWcI/AAAAAAAAAH8/Pd45AZPIMU4/s320/257941.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5058126002448521666" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tout commentaire n'est-il pas vain?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RjIbCtUcWkI/AAAAAAAAAI8/r8VPmEmenbU/s1600-h/Alanguie.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RjIbCtUcWkI/AAAAAAAAAI8/r8VPmEmenbU/s320/Alanguie.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5058135064829516354" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un rien lui sied...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RjIbDNUcWnI/AAAAAAAAAJU/09dOXdQ3cxQ/s1600-h/Merci.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RjIbDNUcWnI/AAAAAAAAAJU/09dOXdQ3cxQ/s320/Merci.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5058135073419450994" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Merci à toi, Jeremy, merci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RjIbC9UcWlI/AAAAAAAAAJE/PkTRY27Hsks/s1600-h/Canape.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RjIbC9UcWlI/AAAAAAAAAJE/PkTRY27Hsks/s320/Canape.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5058135069124483666" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Même son psychanalyste n'en revient pas!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RjISzdUcWeI/AAAAAAAAAIM/XIcfOHME81Q/s1600-h/lacuna-band.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RjISzdUcWeI/AAAAAAAAAIM/XIcfOHME81Q/s320/lacuna-band.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5058126006743488994" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cristina et sa bande de guignolos (guignolis?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RjIU1NUcWjI/AAAAAAAAAI0/yknfV8clJsM/s1600-h/cris_lacunacoil.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RjIU1NUcWjI/AAAAAAAAAI0/yknfV8clJsM/s320/cris_lacunacoil.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5058128235831515698" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Petit cadeau pour les fétichistes du mollet (si, il y en a)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ami lecteur, si tu n'as pas toi aussi succombé à ce regard de braise et cette moue tour à tour ironique et taquine, cette luxuriante crinière de jais (je préfère ne pas m'étendre sur le reste), je crois que nous n'avons plus rien à nous dire. Donc oui, il y a de quoi être obsédé, mais tout de même depuis que je l'ai vue une foule d'interrogations me pressent de toutes parts : est-il bien normal, à mon âge avancé, de partager les mêmes goûts qu'une bande de puceaux métalleux en rut? Doù provient cette irrésistible attraction face à laquelle toute vergogne paraît vaine? Pourquoi, ô mon Dieu! régressé-je,  à la vue de cette troublante femelle, au stade pathétique de simple fanboy? Alors même que je pensais m'être débarassé de ce genre de troubles déviants il y a de ça quelques lustres! Mes bien chers frères, toutes ces questions font le carroussel dans ma boîte crânienne depuis des jours, et bien des hypothèses furent échaffaudées en vain par mon égo vacillant pour tenter d'enrayer le mal! Serait-ce du, autre régréssion, à nos communes racines italiennes? Une sorte d'atavique réflexe reproducteur? Certes, je reste rarement de marbre face au charme latin, mais là la mesure  est nettement dépassée. Cela s'expliquerait-il par la stature "rock n roll star" de Cristina? Loin s'en faut, puisque comme je le disais plus haut la pathologie infériorisante du fan ne fait plus partie de mes maux.  Fallait-il que je sois irrémédiablement atteint pour me mettre à écouter du Lacuna Coil, alors même que je suis capable de dire (pour combien de temps encore?) que le chant de mademoiselle Scabbia, pour honnête qu'il soit, est très loin de valoir celui de la divine Anneke van Giersbergen, dont la seule tare serait donc d'être moins belle?! Cruelle injustice...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je cherchais donc, occupation bien futile, une explication à ce &lt;span style="font-style: italic;"&gt;glam&lt;/span&gt; (intraduisible concept anglo-saxon qui ne peut être rendu, à l'extrême rigueur, que par le "ravissement" pris dans son sens étymologique) quand soudain, un cliché pas plus spécial qu'aucun autre à la vérité, me mit face à la réponse :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RjIbDNUcWoI/AAAAAAAAAJc/TjAWr0zNhBc/s1600-h/Cristina_Scabbia.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RjIbDNUcWoI/AAAAAAAAAJc/TjAWr0zNhBc/s320/Cristina_Scabbia.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5058135073419451010" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La photo par où survint la fulgurante révélation&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aussi impitoyablement véloce et chargée d'images que la madeleine détrempée de thé du regretté Marcel, la réponse me frappa, directement dans le secteur spongieux de la mémoire enfantine. "Bon sang mais c'est bien sûr!" m'écriais-je tout à trac. Cette tranquille audace, cette sensualité sombre et captieuse, ces lèvres délicatement ourlées, cette majestueuse arête nasale! C'était elle! "L'amoureuse" de mes dix ans!  Celle qui fit naître en moi, avant toutes les autres, le trouble à l'égard du beau sexe. La première fille avec qui, en ces obscurs temps prépubères, je pus jouer au docteur! Autant dire il y a des éons, autant dire au temps des dinosaures... C'était donc ça : Cristina ressemble à s'y méprendre à mon premier amour. Il y a là de quoi cogiter encore un moment, sur le thème de l'oeuf et la poule : était-ce le même instinct inchangé m'ayant d'abord attaché à ma Prima Dona qui me ligotait désormais à Cristina? Ou bien inconsciemment prenais-je du plaisir à la vue de Cristina parce qu'elle appelait en moi des souvenirs heureux, d'enchanteurs échos, ceux des éblouissants jours perdus de mon enfance? De cette époque bénie où il suffisait, pour emballer une donzelle encore imprudente, de jouer bêtement à "trappe-trappe" avec elle et de lui offrir un poème moisi où "amour" rimait avec "toujours" (oui, j'ai toujours été un grand poète)? Alors ce ne serait que ça, de la pure nostalgie? Régression encore... Sont-ce donc mes instincts ou bien mes constructions mentales qui me rendent Cristina si chère, et moi plus vulnérable qu'un autre à son charme? Mes viscères ou mon cerveau? Mystère insoluble! Mais la question valait le coup d'être posée, non? Non? d'accord... Puisque tu te tamponnes royalement (et légitimement) le coquillard de mes états d'âme, cher lecteur, je m'en vais de ce pas récompenser ta persévérance et ta cordiale attention par une vidéo bonux : la  reprise en live par Lacuna Coil d'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Enjoy the silence&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Enjoy Cristina!&lt;br /&gt;&lt;object height="350" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Se7BeZdC7RU"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/Se7BeZdC7RU" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" height="350" width="425"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-580321098930678827?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/580321098930678827/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=580321098930678827&amp;isPopup=true' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/580321098930678827'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/580321098930678827'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/04/madeleine-proustienne-o-lauteur-admet.html' title='Madeleine proustienne (où l&apos;auteur admet malgré lui que oui, hélas, la chair est faible)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RjISzNUcWcI/AAAAAAAAAH8/Pd45AZPIMU4/s72-c/257941.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-7902899896023742740</id><published>2007-04-14T13:43:00.000+02:00</published><updated>2007-04-14T12:43:38.108+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Musique'/><title type='text'>Et pour finir...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un peu de zizique, avec cet extrait d'un concert de A Silver Mount Zion, une des nombreuses formations québecoises (oui, guard, je sais...) liées à Godspeed You! Black Emperor. Le morceau, "Take these hands and throw them in the river", vient de l'excellent album &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Born into trouble as the sparks fly upward&lt;/span&gt; (oui, ils aiment les titres à rallonge...). Tout comme pour GYBE, les premiers albums sont à mon goût plus recommandables que les derniers, beaucoup moins puissants. Allez, fermez les yeux et laissez-vous un peu porter par le violon et le violoncelle...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="350" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/F-MMWDx7o6k"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/F-MMWDx7o6k" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" height="350" width="425"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-7902899896023742740?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/7902899896023742740/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=7902899896023742740&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/7902899896023742740'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/7902899896023742740'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/04/et-pour-finir.html' title='Et pour finir...'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-8141650616720914949</id><published>2007-04-14T13:35:00.000+02:00</published><updated>2007-04-14T12:35:17.180+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Panthéon personnel'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='In extenso'/><title type='text'>Héros et tombes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans ma grande bonté, j'ai décrété que j'allais sans attendre vous gratifer d'extraits conséquents d'une autre oeuvre qui m'est chère, celle d'Ernesto Sabato (et d'Ernst à Ernesto, il n'y a pas grand-chose). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RiCtojWMXXI/AAAAAAAAAHk/3GpnRrR5VM0/s1600-h/ernesto-sabato-2-sized.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RiCtojWMXXI/AAAAAAAAAHk/3GpnRrR5VM0/s320/ernesto-sabato-2-sized.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5053229694104395122" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et plus particulièrement du roman le plus abouti et le plus ample de l'&lt;span style="font-style:italic;"&gt;autre&lt;/span&gt; vieil aveugle argentin, à savoir &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Héros et tombes&lt;/span&gt;. Pour ceux qui ne connaitraient pas, il s'agit de l'histoire de Martin del Castillo, garçon un peu rêveur et perdu qui va voir sa vie bouleversée par sa rencontre avec l'étrange Alejandra, une jeune fille dont le destin semble être marqué par la folie de son père, Fernando Vidal, paranoïaque auteur d'un halluciné &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rapport sur les aveugles&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Héros et tombes&lt;/span&gt; forme le panneau central d'un incroyable triptyque romanesque dédié à Buenos Aires, commencé avec &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le tunnel&lt;/span&gt; et achevé avec &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'ange des ténèbres. &lt;/span&gt; Bref, j'arrête de faire mon Assouline, les phrases qui vont suivre seront sans doute plus convaincantes que tout mon blabla...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Et il se dit aussi : est-il possible que tous les espoirs des hommes soient aussi grotesques? En effet, la nature humaine étant ce qu'elle est, nous plaçons tous nos espoirs dans des événements qui, s'ils avaient lieu, ne nous apporteraient que frustration et amertume; motif pour lequel les pessimistes se recrutent parmi les ex-optimistes, puisque, pour avoir une vision noire du monde, il faut d'abord avoir cru en lui et en ses possibilités. Finalement, il est encore plus curieux que les pessimistes, une fois déçus, ne sombrent pas dans un désespoir constant et systématique, mais semblent disposés, d'une certaine façon, à faire renaître à chaque instant leur espérance, même s'ils la dissimulent, par une sorte de pudeur métaphysique, sous leur masque noir d'ames universels."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Et il se souvint que Bruno disait qu'il est terrible de voir un homme qui se croit complètement seul, qui en est sûr, car il y a alors en lui quelque chose de tragique, peut-être même de sacré, et en même temps d'horrible et de honteux. En effet nous portons toujours un masque, disait-il, un masque chaque fois différent, qui change à chaque rôle que nous assigne la vie, le masque du professeur, de l'amant, de l'intellectuel, du mari trompé, du héros, du frère affectueux. Mais quel masque mettons-nous ou gardons-nous quand nous sommes seuls, quand nous croyons que personne, absolument personne, ne nous observe, ne nous surveille, ne nous écoute, ne nous presse, ne nous implore, ne nous commande, ne nous attaque? Il se peut que le caractère sacré de cet instant soit dû à ce que l'homme se trouve face à face avec la Divinité, ou du moins avec son implacable conscience. Peut-être que personne ne pardonne jamais à celui qui a ainsi surpris l'essentielle nudité de son visage, la plus terrible et la plus essentielle des nudités car elle révèle l'âme toute entière."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Il en va de même avec les mythes nationaux, qui sont également fabriqués pour décrire avec précision l'âme d'un pays. C'est ainsi que j'en arrivais à penser que la légende de Guillaume Tell décrivait fidèlement l'âme suisse : quand l'archer toucha la pomme de sa flèche, probablement le coeur même de la pomme, les Suisses perdirent leur seule chance historique de connaître une grande tragédie nationale. Mais que peut-on attendre de ce pays?Une race d'horlogers, dans le meilleur des cas."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Si on alignait tous les salauds de la planète, quelle formidable armée on verrait et quels échantillons inattendus! (...) Quel armée, bon Dieu! Avancez, fils de putes! Pas question de s'arrêter en route pour pleurnicher, maintenant que vous allez voir ce que je vous ai préparé!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Salauds, à droite, droite!&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Quel merveilleux spectacle, ô combien édifiant!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Chaque soldat sera nourri de sa propre saloperie, convertie en excrément réel (non métaphorique), sans aucune considération, sans piston. Pas question que le fiston de Monsieur le Ministre mange son pain dur au lieu de son caca personnel. Oui, monsieur, ou on fait les choses comme il faut, ou on ne les fait pas. Qu'il bouffe sa merde. Encore mieux, qu'il bouffe &lt;/span&gt;&lt;span&gt;toute&lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; sa merde. Il ferait beau voir que nous admettions qu'il en prenne seulement une quantité symbolique. Pas de symboles! Chacun doit bouffer toute sa saloperie, ni plus ni moins. C'est juste et ça se comprend (...). A chacun sa part de merde ou rien du tout. Inutile de compter sur moi, du moins pour des petites combines de ce genre."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-8141650616720914949?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/8141650616720914949/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=8141650616720914949&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/8141650616720914949'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/8141650616720914949'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/04/hros-et-tombes.html' title='Héros et tombes'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RiCtojWMXXI/AAAAAAAAAHk/3GpnRrR5VM0/s72-c/ernesto-sabato-2-sized.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-81479659821898462</id><published>2007-04-14T12:43:00.000+02:00</published><updated>2007-07-28T14:31:57.802+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nécro'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettres étrangères'/><title type='text'>Requiescat In Pace</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;I'm back in black! Back après 3 jours privé d'internet, mais in black parce qu'un deuil m'est tombé sur le coin de la gueule entre-temps. Un vieil athée têtu (comme tous les athées) vient d'avoir la chance de découvrir s'il avait raison de l'être : Kurt Vonnegut, romancier et satiriste américain, est mort le 11 avril dernier à 84 ans des suites d'un trauma crânien. L'occasion ou jamais pour moi de recommander ici la leture de ces classiques de la fiction américaine que sont &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Abattoir 5&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le berceau du chat&lt;/span&gt;.  Le modèle littéraire de Vonnegut était Mark Twain, et il partageait avec lui des idées qui, si elles ne sont pas les miennes, ont toujours été des idées dures à défendre sur le sol américain, où l'athéisme et le pacifisme forcenés ne vont pas très bien avec la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;star spangled banner&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RiCiLTWMXWI/AAAAAAAAAHc/XDXRHWRSUqQ/s1600-h/03kurt.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RiCiLTWMXWI/AAAAAAAAAHc/XDXRHWRSUqQ/s320/03kurt.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5053217096965315938" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il est vrai que les expériences personnelles de Vonnegut ne durent pas l'aider beaucoup à changer ses convictions : quand on vit de l'intérieur l'ignoble bombardement que les Alliés infligèrent à Dresde le 13 février 1945 (sujet de départ d'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Abattoir 5&lt;/span&gt;), on en sort sans doute pas grandi sur le plan du patriotisme... Fidèle à ses postures et constant dans son combat, le vieux Vonnegut publia il y a quelques années un pamphlet à charge contre l'administration Bush en particulier et les gouvernements américains récents en général, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un homme sans patrie&lt;/span&gt;, livre engagé mais tout de même loin des couillonneries accablantes d'un Michael Moore. Bref, pour ceux qui n'ont encore jamais goûté à  son humour noir, c'est le moment de s'y mettre, et ce d'autant plus que Kurt est parti sur une dernière note d'ironie : Indianapolis, sa ville natale, venait de proclamer 2007 année Vonnegut. C'est réussi!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-81479659821898462?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/81479659821898462/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=81479659821898462&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/81479659821898462'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/81479659821898462'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/04/requiescat-in-pace.html' title='Requiescat In Pace'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RiCiLTWMXWI/AAAAAAAAAHc/XDXRHWRSUqQ/s72-c/03kurt.gif' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-7782023589101911444</id><published>2007-04-03T18:39:00.000+02:00</published><updated>2007-04-03T17:38:16.785+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Nombrilisme'/><title type='text'>Merci la Poste! (où l'auteur trouve une collection non philatélique)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La fonction publique sait aussi parfois réserver de bonnes surprises à ses usagers. Pourtant, je la connais, ma guichetière, l'oeil un peu fatigué mais rieur, un brin de malice qui brille par dessus ses vieilles lunettes usées. Elle est gentille, même si comme toutes les guichetières, elle prend souvent son temps... Mais là, cet après-midi, il n'a fallu qu'une petite question pour percer sa carapace et qu'un monde inconnu, celui de sa vie privée, s'ouvre comme ça en un éclair sous mes yeux! La dame de la Poste est devenu un être humain à part entière! Phénomène étrange, bouleversant même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut dire que ça faisait un moment que ça me tracassait, à chaque fois que j'entrais dans ce petit bureau de quartier (le genre même de bureaux que l'administration centrale se propose de fermer à tour de bras), la présence de cette petite bibliothèque située sur la gauche près du guichet. Je me demandais bien ce que de vieux livres de poche poussiéreux pouvaient foutre ici. Boutade de ma guichetière, afin d'aider les gens à patienter dans la bonne humeur? Trousse de secours pour ses heures creuses? Alors aujourd'hui, après avoir expédié mon colis en recommandé (14 euros, j'ai encore mal aux fesses), j'ai craqué, et profitant du fait d'être le dernier client, ai hasardé une question juste avant de partir : "Excusez mon indiscrétion, mais les livres, là, c'est à vous?".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est comme si j'avais prononcé un mot magique; j'avais trouvé le sésame de ma guichetière! Son visage s'est illuminé comme jamais, juste avant qu'elle ne m'enjoigne avec une impatience non feinte de me servir. Je tente un "Mais?" avant de réaliser qu'elle n'est plus là: elle lâche de loin un "Attendez" et passe en coulisses, pour en revenir quelques secondes plus tard avec encore une poignée de livres en plus et un sac plastique, réitérant son invite à piller la bibliothèque. Et moi qui me proposais à la base de lui en emprunter un ou deux... Elle m'explique alors qu'elle ne sait plus quoi faire de ses livres, qu'elle en a trop chez elle et qu'elle a peur de les perdre, beaucoup ayant péris récemment dans une inondation, et plus de 6000 autres dans un incendie! 6000! Je me sens tout ridicule avec mes quelques 700 bouquins... Elle doit voir que je tire une drôle de tête car elle rajoute, comme pour s'expliquer : j'ai fait Lettres classiques, comme mon mari, et il aime encore beaucoup lire le soir, alors... Ah oui, alors tout s'explique... contre deux fous, effectivement je ne fais pas le poids! Inutile de dire que dans la bibliothèque, il y a à boire et à manger : quelques reader's digest et même l'inévitable Linda de Souza (les chineurs savent de quoi je parle...) mais à côté, mazette! J'avais bien repéré quelques titres intéressants, mais là je me gave parce qu'il y a des raretés : Julien Green, Montherlant, Carco, Blondin, Simenon, Pauwels, Morand. Hm hm, quelque chose me dit que monsieur le mari de la guichetière était un jeune hussard de province... Quel régal inattendu!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malheureusement, je n'aurais pas le temps d'en apprendre beaucoup plus sur les lectures de ce vieux couple de fonctionnaires lettrés, car ayant oublié de fermer la porte, madame se retrouve assaillie par deux nouveaux clients peu à cheval sur la ponctualité. Chose inouïe, elle est tellement contente qu'elle les reçoit avec le sourire! Pendant ce temps, ça s'empile dans mes bras... Je me sens bien un peu coupable de partir comme un voleur, alors qu'elle est encore dans ses emmerdes d'employée de la Poste, mais tanpis. Je lâche de francs remerciements, elle me répond en souriant. Dehors, je réalise que je sors de la Poste avec une dizaine de livres de poche. Je réalise aussi que j'ai égayé sa journée, comme elle a apporté à la mienne. A croire que Mauss, avec sa théorie du don, a bel et bien raison. Ah, les charmes discrets de la fonction publique... Oui, je n'aurais jamais pensé le dire, mais merci la Poste! Maintenant, le premier qui propose de privatiser tout ça, je lui fous mon pied au cul!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-7782023589101911444?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/7782023589101911444/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=7782023589101911444&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/7782023589101911444'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/7782023589101911444'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/04/merci-la-poste-o-lauteur-trouve-une.html' title='Merci la Poste! (où l&apos;auteur trouve une collection non philatélique)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-4417071720019682731</id><published>2007-03-27T18:58:00.000+02:00</published><updated>2007-03-28T18:40:35.231+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Panthéon personnel'/><title type='text'>Gott der Untermenschen (où l'auteur, soudainement, tombe le masque)</title><content type='html'>Rendons à César ce qui est à César, ou plutôt à Gottfried ce qui appartient à Helnwein. Eh oui, le magnifique avatar derrière lequel je cache comme un pleutre ma face veule et fallote de bloggeur anonyme n'est autre qu'un auto-portrait du délirant artiste austro-irlandais Gottfried Helnwein intutilé &lt;i&gt;Night in Shangri-La I&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RgqYBLmMpdI/AAAAAAAAAGE/nGX-q7vFdyg/s1600-h/Le+Maitre+-+2004.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RgqYBLmMpdI/AAAAAAAAAGE/nGX-q7vFdyg/s320/Le+Maitre+-+2004.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5047013478482355666" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;Le Maître en 2004&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Vous me direz sans doute : "ton Gottfried Helnwein a l'air d'un vieux soixante-huitard désabusé et froissé". Et je vous répondrai : normal, puisque c'en est un! Il naquit en 1948 à Vienne, capitale culturelle s'il en est, ce qui faisait de lui une proie particulièrement facile, 20 ans plus tard, pour les idées progressistes, la révolution sexuelle et toutes ces insouciantes conneries au patchouli. D'autant plus que le jeune homme suivit à la fin des anneés 60 une formation à l'université d'Art Visuel de Vienne, d'où il ressortit tout de même avec un prestigieux prix. La pente était fatale : il &lt;i&gt;devait&lt;/i&gt; devenir un artiste azimuté. Fidèle au précepte socratique d'un fameux philosophe teuton à moustaches, il devint donc ce qu'il était, ce qui est toujours plus facile à dire qu'à faire. Mais Gottfried n'était pas du genre à faire du macramé ou à peindre des grosses fleurs dégueus sur des vans Volkswagen! Non, lui son trip du moment, c'était plutôt les peintures hyper-réalistes représentant des enfants mutilés. Chacun son truc, hein...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RgqYX7mMpeI/AAAAAAAAAGM/DcSVUi6M170/s1600-h/Little+Correction+-+1971.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RgqYX7mMpeI/AAAAAAAAAGM/DcSVUi6M170/s320/Little+Correction+-+1971.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5047013869324379618" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;Toile sobrement intitulée "Petite correction" (1971)&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors bien sûr, en voyant ce genre d'oeuvre, on ne peut pas s'empêcher de penser que Herr Helnwein a sans doute passé sa vie d'adulte à engraisser toute la psychiatrie autrichienne (la vraie, quoi). Que nenni, petits naïfs que vous êtes, car celui qui s'auto-proclama &lt;i&gt;Gott der Untermenschen&lt;/i&gt; (dieu des sous-hommes, pour nos lecteurs germanophobes primaires) a trouvé bien mieux pour atteindre la quiétude spirituelle! Depuis 1978, il fait partie de l'Eglise de Scientologie (nul n'est parfait) et a même participé activement au programme Narconon et aux "services spéciaux" de la secte... Ce qui ne l'a pas empêché, depuis une trentaine d'années, de s'épanouir artistiquement, au contact de grands noms comme William S. Burroughs ou Tomi Ungerer, admirateurs de son oeuvre. Et le sous-homme est aussi insaisissable dans son art que dans ses curieux auto-portraits, où il apparaît toujours peinturluré (nostalgie pour le body art hippie?), mutilé, bandé, masqué, grimaçant, ricanant, hurlant, bref, méconnaissable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RgqYX7mMpfI/AAAAAAAAAGU/ysr9TC6UoEU/s1600-h/Black+Mirror+V+-+1987.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RgqYX7mMpfI/AAAAAAAAAGU/ysr9TC6UoEU/s320/Black+Mirror+V+-+1987.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5047013869324379634" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;"Black mirror V", tiré de la série d'auto-portraits du même nom (1987)&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Ses oeuvres vont du classicisme le plus pur (de grands paysages panoramiques hyper-réalistes) aux installations et performances post-modernes les plus douteuses, de la peinture à la photo en passant par la vidéo et le numérique, mais elles travaillent toujours les mêmes matériaux de base : art sacré, pop art, et culture européenne, avec adjonction d'obsessions personnelles comme la difformité, Disney ou le IIIème Reich. Aujourd'hui, après avoir vécu à Vienne, puis dans un château de Cologne aux bords du Rhin et à Los Angeles, Gottfried le pince-sans-rire coule des jours heureux de citoyen irlandais dans son château de Kilsheelan avec sa femme Renate et leurs quatre enfants (dont Wolfgang Amadeus Helnwein, si si juré). Accessoirement, ils sont tous artistes, et plus accessoirement encore, je referais bien la carrosserie de sa fille Mercedes! (excusez-moi, j'ai un faible pour les rouquines et les jeux de mots)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RgqYYLmMpgI/AAAAAAAAAGc/zGA9zh_cRag/s1600-h/gh1870.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RgqYYLmMpgI/AAAAAAAAAGc/zGA9zh_cRag/s320/gh1870.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5047013873619346946" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;Dans la famille Helnwein, je demande la fille. Je demande sa main, même.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;Désormais, le châtelain organise de petites sauteries du plus grand chic, comme notamment en décembre 2005 lorsqu'il fit procédér en ses modestes pénates à l'union de son ami Marilyn Manson avec la srip-teaseuse Dita von Teese, sous l'oeil électrique d'Alejandro Jodorowsky et en compagnie de gens tout aussi siphonnés, comme l'ineffable David Lynch. Eh oui, il est comme ça, Gottfried, il a plein d'amis connus, comme Sean Penn et Arnold Schwartznegger (solidarité autrichienne?), acquéreurs réguliers de ses oeuvres! Bon, c'était ma minute Stéphane Bern, pardonnez-moi, j'ai pas pu m'en empêcher. Bref, pour conclure, on peut dire que s'il a quelques défauts, Herr Helnwein n'en est pas moins un putain de bon artiste n'usurpant pas pour un sou son statut de &lt;i&gt;rock 'n' roll star&lt;/i&gt;! Comme le dit Robert Crumb &lt;i&gt;himself&lt;/i&gt; : "Helnwein is a very fine artist and one sick motherfucker." Jugez par vous-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RgqY5rmMphI/AAAAAAAAAGk/khvljTQC0po/s1600-h/Auto-portrait+-+1984.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RgqY5rmMphI/AAAAAAAAAGk/khvljTQC0po/s320/Auto-portrait+-+1984.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5047014449144964626" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;Self-portrait (1984)&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rgk7TvRk4jI/AAAAAAAAAEY/TfkYiL0zfjU/s1600-h/Night+VI+(Man+without+a+Face)+-+1991.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5046630067739091506" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: pointer; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rgk7TvRk4jI/AAAAAAAAAEY/TfkYiL0zfjU/s320/Night+VI+%28Man+without+a+Face%29+-+1991.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;Night IV - Man Without a Face (1991)&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RgqY57mMpiI/AAAAAAAAAGs/guOP9YeSjJY/s1600-h/Expulsion+from+Paradise+-+1985.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RgqY57mMpiI/AAAAAAAAAGs/guOP9YeSjJY/s320/Expulsion+from+Paradise+-+1985.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5047014453439931938" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;Expulsion from Paradise (1985)&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RgqY6LmMpjI/AAAAAAAAAG0/n84RB4f1scI/s1600-h/Dark+Hour+-+2003.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RgqY6LmMpjI/AAAAAAAAAG0/n84RB4f1scI/s320/Dark+Hour+-+2003.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5047014457734899250" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;Dark Hour (2003)&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RgqZcLmMpkI/AAAAAAAAAG8/apq7s7kbSvA/s1600-h/Kiss+of+Judas+II+-+1985.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RgqZcLmMpkI/AAAAAAAAAG8/apq7s7kbSvA/s320/Kiss+of+Judas+II+-+1985.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5047015041850451522" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;Kiss of Judas II (1985)&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RgqZcbmMplI/AAAAAAAAAHE/uNLgscIcI80/s1600-h/Night+in+Shangri-La+II+-+1987.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RgqZcbmMplI/AAAAAAAAAHE/uNLgscIcI80/s320/Night+in+Shangri-La+II+-+1987.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5047015046145418834" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;Night in Shangri-La II (1987)&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RgqZcrmMpmI/AAAAAAAAAHM/cwCtPEuU8nk/s1600-h/Temptation+-+1985.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RgqZcrmMpmI/AAAAAAAAAHM/cwCtPEuU8nk/s320/Temptation+-+1985.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5047015050440386146" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;Temptation (1985)&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RgqZ_LmMpnI/AAAAAAAAAHU/3KF-wz4-3HU/s1600-h/Madonna+I+-+1996.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RgqZ_LmMpnI/AAAAAAAAAHU/3KF-wz4-3HU/s320/Madonna+I+-+1996.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5047015643145873010" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;Madonna I (1996)&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rgk8x_Rk4qI/AAAAAAAAAFQ/RbmLDfrShsg/s1600-h/Epiphany+I(Adoration+of+the+Magi)+-+1996.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5046631686941762210" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: pointer; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rgk8x_Rk4qI/AAAAAAAAAFQ/RbmLDfrShsg/s320/Epiphany+I%28Adoration+of+the+Magi%29+-+1996.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;Epiphany I - Adoration of the Magi (2003)&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evidemment, toutes ces images sont la propriété intellectuelle de leur auteur, copyright reserved, etc. Si vous voulez tout voir et savoir du Maître, une seul adresse, exhaustive au possible : &lt;a href="http://www.helnwein.com/"&gt;http://www.helnwein.com/&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-4417071720019682731?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/4417071720019682731/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=4417071720019682731&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/4417071720019682731'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/4417071720019682731'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/03/gott-der-untermenschen-o-lauteur.html' title='Gott der Untermenschen (où l&apos;auteur, soudainement, tombe le masque)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RgqYBLmMpdI/AAAAAAAAAGE/nGX-q7vFdyg/s72-c/Le+Maitre+-+2004.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-6958545033949580890</id><published>2007-03-26T20:00:00.000+02:00</published><updated>2007-09-21T01:57:47.578+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='In extenso'/><title type='text'>Grosse flemme (où l'auteur inaugure courageusement une nouvelle rubrique)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ah oui, vraiment là, lundi oblige j'ai pas du tout envie de faire fonctionner mes petites cellules grises pour pondre quoi que ce soit! Je vais donc me contenter de jouer les passeurs, faisant fi de toutes les lois sur le copyright (wesh, chuis un outlaw!), et ouvrir cette rubrique de citations avec quelles pensées définitives du Maître Anarque, le grand Ernst Jünger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rgf49PRk4cI/AAAAAAAAADg/ppJS2JE4-VM/s1600-h/Ernst_Junger_en_1948.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5046275638447890882" style="margin: 0px auto 10px; display: block; cursor: pointer; text-align: center;" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rgf49PRk4cI/AAAAAAAAADg/ppJS2JE4-VM/s320/Ernst_Junger_en_1948.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- sur la peur qu'inspire la lucidité : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"La vision anticipée de la catastrophe est plus effrayante que les terreurs réelles du monde en feu. Cette audace n'est donnée qu'aux esprits les plus hardis, les plus robustes, ceux qui sont à la mesure des dimensions de l'événement, sinon de son poids. Succomber de la sorte, tel fut le destin de Nietzsche, qu'il est de bon ton, aujourd'hui, de lapider. Le tremblement de terre passé, on s'en prend aux sismographes. On ne peut pourtant pas faire expier les typhons aux baromètres, si l'on tient à se distinguer des primitifs."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Jardins et routes, 1939-1940.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- sur les "artistes engagés" : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Les borgnes se présentent de prime abord en leur qualité de demi-hommes. Sont "de droite" ou "de gauche". Et sondent aussi leurs partenaires, pour savoir s'il est de la même demi-humanité qu'eux : c'est alors seulement qu'ils se sentent bien en sa compagnie. Quant à l'oeuvre d'art, ils n'en perçoivent pas l'ensemble, mais les défauts, se font connaître non en tant qu'individus, mais en tant que cliques vouées aux acclamations réciproques. Quand le système change, aiment à se recommander au nouveau maître en qualité de sycophantes ou de laquais. Faibles, quant à l'art, mais forts quant aux magouilles à prétexte esthétique." &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;L'auteur et l'écriture.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- sur les différents nihilismes : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"En voyant certains extrémistes, on a l'impression qu'ils sont étrangers aux réalités, quelles qu'elles soient - et, bien entendu, en première ligne, à celle du père. Si leurs idées avaient fait fureur trente ans plus tôt, les pères eussent déjà été liquidés, en sacrifice à ces idées, et, par conséquent, leurs fils n'existeraient pas - c'est de ce soupçon que provient le sentiment, en de telles rencontres, de parler à des zéros."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;L'auteur et l'écriture, toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- sur les censeurs moralistes et autres chercheurs de poux idéologiques* : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"On les voit chercher l'inhumain, avec des lanternes. Ce qui les éclaire, c'est la phosphorescence de leur nature caïnite."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Idem.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sera tout pour aujourd'hui, mais c'est déjà bien assez : "Food for thoughts", comme on dit là-bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;----&lt;br /&gt;* : Comme le ridicule universitaire Michel Vanoosthuyse, minable procureur d'un procès en fascisme contre le plus libre des écrivains et qui n'est au fond rien d'autre qu'un pitre de plus à n'avoir rien compris à la pensée de Jünger. A croire qu'on offre des chaires même aux plus profonds déficients mentaux, dans l'université française!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-6958545033949580890?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/6958545033949580890/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=6958545033949580890&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/6958545033949580890'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/6958545033949580890'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/03/grosse-flemme-o-lauteur-inaugure.html' title='Grosse flemme (où l&apos;auteur inaugure courageusement une nouvelle rubrique)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/Rgf49PRk4cI/AAAAAAAAADg/ppJS2JE4-VM/s72-c/Ernst_Junger_en_1948.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-8483657126285258916</id><published>2007-03-20T23:00:00.000+01:00</published><updated>2007-03-20T23:03:14.751+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Cinéma'/><title type='text'>Bataille des Thermopyles, deuxième !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Jamais le contraste n’avait été aussi cocasse. Passez devant l’entrée d’un cinéma, demain, et arrêtez-vous deux secondes pour méditer devant ces affiches… Paris et Hollywood sortent le même jour leur dernier poids lourd ! &lt;em&gt;300&lt;/em&gt; contre &lt;em&gt;Ensemble, c’est tout&lt;/em&gt;. Attention, duel au sommet, choc des Titans, suspense intégral ! Le roi Léonidas versus Amélie Poulain ! Mais qui va gagner ?! Moi je parie mes DVDs qu’Amélie est chocolat et que Guillaume va canner ! Les Spartiates ont pas seulement massacré les Perses, ils reviennent pour se payer les Français ! Ce serait drôle si ce n’était pas si honteux. Résumons-nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RgBUgvRk4ZI/AAAAAAAAADI/54EGaPDGrXs/s1600-h/Berri.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5044124504077689234" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RgBUgvRk4ZI/AAAAAAAAADI/54EGaPDGrXs/s200/Berri.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;A ma gauche, Claude Berri, dit "le Parrain IV", grand manitou du cinéma français depuis deux décennies. C’est simple, quand un film français coûte plus de trois sous et qu’il n’est pas produit par l’inénarrable Besson ou le CNC, c’est que Berri père ou Langmann fils est dans le coup. L’impuissant dépressif le plus célèbre de l’Hexagone, qui n’a pas eu la bonne idée d’en finir comme Hemingway, nous sort donc de son sac à &lt;s&gt;vomi&lt;/s&gt; malices une adaptation bien intimiste comme il faut du petit phénomène littéraire d’il y a deux automnes, &lt;em&gt;Ensemble, c’est tout&lt;/em&gt;, roman franchouille de la bonne élève Anna Gavalda. Cerise confite sur le gâteau gâteux, il convoque pour la peine les deux vieux jeunes les plus bankables de ces dernières années, nos vedettes américaines à nous : Audrey "Da Vinci" Tautou et Guillaume "La plage" Canet. Finalement, la seule vraie surprise, c’est encore que Berléand ne soit pas quelque part au générique !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RgBUsfRk4aI/AAAAAAAAADQ/ry0_tZI3Hbo/s1600-h/Snyder.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5044124705941152162" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RgBUsfRk4aI/AAAAAAAAADQ/ry0_tZI3Hbo/s320/Snyder.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;A ma droite, Zach Snyder, jeune réalisateur arrivé au culot, par la force du poignet et la justesse du coup d’œil, en rajeunissant avec talent dans &lt;em&gt;L’armée des morts&lt;/em&gt; un classique du cinéma d’horreur. Bref, un réalisateur, quoi. Mais lui n’adapte pas un beau roman français moderne, l’inculte ! Non, il se rabat sur une "bédé"* ! Ah l’infâme, préférer Frank Miller à Anna Gavalda ! En plus, il a le mauvais goût de prendre le risque d’apprendre quelque chose aux spectateurs en retraitant audacieusement un des premiers mythes historiques, vieux de 2487 ans : la furieuse bataille des Thermopyles où l’inégalable armée de Sparte se sacrifia pour faire fondre sévèrement les contingents du roi perse Xerxès. Les mauvaises langues diront sans doute que Bush a commandé ce film de propagande pour taquiner Ahmadinejad… Qu’importe, il suffit de voir une bande-annonce pour faire taire les sarcasmes : c’est du péplum, oui, et du Cecil B. Troismille, au bas mot ! D'accord, c’est m’as-tu-vu, c’est outrancier, le sang gicle au ralenti et Xerxès s'habille chez Voldo, mais voilà, c'est visuellement fantastique et ça a au moins le mérite d’oser. D'ailleurs ça ose tellement que pour jouer ses fantômes guerriers, Snyder choisit non pas Pitt ou Clooney, mais des acteurs méconnus au niveau international, comme l'excellent Gerard Butler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc tandis qu’un cinéma français débile de consanguinité n’en finit pas de crever d’entretenir son inanité, son sale vernis hypocrite de pseudo-culture , et adapte mollement des romans contemporains bien intentionnés écrits avec les pieds**, Hollywood se paie une nouvelle jeunesse, aussi putassière et caricaturale soit-elle, en osant confier des sommes monstrueuses à un jeune réalisateur imaginatif qui redonne en l’espace de deux heures une visibilité populaire et un attrait "djeuns" à une légende qui a déjà traversé les temps et toute la culture occidentale, depuis Hérodote jusqu’à Frank Miller en passant par Byron. Que le meilleur gagne !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RgBU6_Rk4bI/AAAAAAAAADY/uxZfUX-VD4w/s1600-h/culturefrancaise.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5044124955049255346" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RgBU6_Rk4bI/AAAAAAAAADY/uxZfUX-VD4w/s320/culturefrancaise.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;div align="center"&gt;Un duel haletant en perspective&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Bien sûr, on peut d’avance pronostiquer le résultat : toute la France (surtout mâle) de moins de 40 ans va se ruer, moi compris, pour aller voir le film américain, pendant que les sièges seront laissés libres pour les petits bobos et les vieux dans les salles diffusant le film national. C’est ça, la belle exception française ! Maintenant, posez-vous cette simple question : où se trouvent les gens qui devront construire le futur de la belle cultureuh françouèse : devant l’écran passant &lt;em&gt;300&lt;/em&gt; ou celui passant &lt;em&gt;Ensemble c’est tout&lt;/em&gt; ? Moi je ne demande pas mieux que de défendre le cinéma français ! Mais faudrait quand même avant ça qu’il arrête de se tirer des balles dans le pied… Et qu’il renaisse en s’appuyant sur ce qu’il fut, et non sur son cadavre empaillé. Fait révélateur : l’acteur principal de&lt;em&gt; 300&lt;/em&gt;, Gerard Butler, tourne en ce moment dans une adaptation de &lt;em&gt;Thérèse Raquin&lt;/em&gt; faite par… des anglo-saxons. Alors je demande, au cas où : il est où, notre nouveau Marcel Carné ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;---&lt;br /&gt;* Les anglo-saxons font eux la distinction entre « comics », soit le tout-venant de la bande dessinée et « graphic novel » dans le cas qui nous occupe, soit roman graphique, terme usité pour les productions plus ambitieuses artistiquement et généralement destinées à un public adulte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;** Gide avait définitivement vu juste : c’est avec de beaux sentiments qu’on fait de la mauvaise littérature. Heureusement pour lui, il est mort en 49 avant &lt;em&gt;Et si c'était vrai&lt;/em&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-8483657126285258916?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/8483657126285258916/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=8483657126285258916&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/8483657126285258916'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/8483657126285258916'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/03/bataille-des-thermopyles-deuxime.html' title='Bataille des Thermopyles, deuxième !'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_LkwFAHblyFA/RgBUgvRk4ZI/AAAAAAAAADI/54EGaPDGrXs/s72-c/Berri.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-2138580638851362172</id><published>2007-03-13T13:31:00.000+01:00</published><updated>2007-06-22T18:57:39.601+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Polis'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Manuels de survie'/><title type='text'>Manuels de survie II (où l'auteur tente de vous sauver les miches)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Y a des jours comme ça où il suffit d'ouvrir une petite page web pour voir sa journée foutue en l'air. Oui, ça m'est arrivé, braves gens, et je vous prie de croire que c'est tout à fait le genre d'expérience sympathique que je crève d'envie de partager avec vous! Allez, allez, laisse-toi tenter, &lt;a href="http://www.salutpublic.fr/spip.php?article235"&gt;clique donc ici&lt;/a&gt;, lecteur chéri! En lisant ça on se dit d'abord, en rigolant l'air goguenard, que Michel Drac nous la joue Cassandre mâtiné de Dantec. Mais j'ai beau être un gars bouffi d'espérance, quelque chose me dit que ses visions ne sont pas si catastrophistes qu'elles en ont l'air. Faites silence et tendez l'oreille, attentivement : n'entendez-vous pas monter une musique inquiétante, puant la poudre et le sang? Une mélodie familière, rouge et noire, quelque part entre la carmagnolle et les tambours de guerre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="350"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/HNhMxxUKZ4I"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/HNhMxxUKZ4I" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="350"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'entraînant prélude au sale siècle qui nous attend avait déjà des timbres lugubres lorsque CNN nous repassait en boucle les images de ces deux chandelles de fer, soufflées pour fêter en fanfare l'adieu au deuxième millénaire... Et ce n'était &lt;span style="font-style: italic;"&gt;rien&lt;/span&gt;, absolument &lt;span style="font-style: italic;"&gt;rien&lt;/span&gt;, en comparaison de ce qui nous attend d'ici quelques années! Non pas une "guerre de civilisations", là n'est pas le problème. Ce qui s'annonce, c'est la guerre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;absolue&lt;/span&gt;, la vraie guerre de tous contre tous, et avec toutes les armes possibles. Clausewitz, avec sa guerre totale, peut bien se brosser, ou aller prendre des cours de rattrapage en Tchétchénie ou au Darfour!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'heure du chacun-pour-sa-gueule final arrive, et vous serez étonnés par ce que votre voisin pourrait être capable de faire pour vous survivre. On vous prépare un joli Koh Lanta urbain grandeur nature, où le beau mythe du "vivre ensemble" va en prendre un petit coup. Alors soyez prêts! Serrez les miches, creusez votre bunker et stockez des pois chiches! Enfin, éventuellement, mettez-vous à bouquiner tranquille, grenades et masque à gaz à portée de mains, quelques ouvrages qui risquent d'être en rupture de stock un de ces quatre matins : ceux de &lt;a href="http://www.amazon.fr/Strat%C3%A9gies-gu%C3%A9rilla-G%C3%A9rard-Chaliand/dp/222888779X/ref=sr_1_31/171-1470333-1929009?ie=UTF8&amp;s=books&amp;amp;qid=1173788231&amp;sr=1-31"&gt;Chaliand&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.amazon.fr/Survivre-comment-vaincre-milieu-hostile/dp/222603255X/ref=pd_sim_b_3/171-1470333-1929009?ie=UTF8&amp;amp;qid=1173787872&amp;sr=1-1"&gt;Maniquet&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.amazon.fr/How-Survive-Anywhere-Wilderness-Environments/dp/0811733041/ref=sr_1_1/171-1470333-1929009?ie=UTF8&amp;amp;s=english-books&amp;qid=1173788828&amp;amp;sr=8-1"&gt;Nyerges&lt;/a&gt; seront sans doute dans le lot. Bien sûr, il y a aussi &lt;a href="http://www.amazon.fr/Lart-guerre-Sun-Tzu/dp/2012790879/ref=sr_1_4/171-1470333-1929009?ie=UTF8&amp;s=books&amp;amp;qid=1173788949&amp;sr=1-4"&gt;certains classiques&lt;/a&gt; qu'on ne présente plus!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne me dites pas merci, c'est tout naturel. Faites de beaux rêves, promis la prochaine fois j'arrête de vous faire peur et je parle de littérature. Mais n'oubliez pas une chose : les paranoïaques ont toujours raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-2138580638851362172?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/2138580638851362172/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=2138580638851362172&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/2138580638851362172'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/2138580638851362172'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/03/manuels-de-survie-ii-o-lauteur-tente-de.html' title='Manuels de survie II (où l&apos;auteur tente de vous sauver les miches)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-2637542093861524677</id><published>2007-03-08T16:13:00.000+01:00</published><updated>2007-06-22T18:57:16.315+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Polis'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Manuels de survie'/><title type='text'>Manuels de survie (où l'auteur oeuvre pour les néo-luddites)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Jean Baudrillard n'est plus. Juste un an après la mort de Philippe Muray, la noble troupe des dissidents se clairesème encore... On dirait bien que le printemps ne leur réussit pas, aux "mécontemporains"! Heureusement, il reste quelques vivants dans le rang des libre-penseurs mal-pensants. Même s'il a fait voeu de silence et définitivement rangé sa plume, Jean-Claude Michéa n'est pas l'un des moindres!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce très humble professeur de philosophie de Montpellier resté dans l'ombre par choix, est un fervent disciple de George Orwell (bon romancier mais surtout essayiste de génie) et Christopher Lasch (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le seul et vrai Paradis&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La culture du narcissisme&lt;/span&gt;) . C'est dire si sa philosophie politique radicale va à contre-courant de la doxa! Comme ses deux maîtres, Michéa prône le retour à un socialisme véritable ayant réhabilité le populisme et analyse avec une acuité sans merci toutes les conséquences malsaines de notre régime a-politique : l'économie libérale. Il n'est pas un auteur prolixe, loin s'en faut, mais chacun des opuscules qu'il a laissé échapper de son silence méditatif est une merveille de densité et de véhémence! Son credo : relayer la pensée de ses maîtres en l'éclairant de son style simple et concis et d'exemples concrets. Rien à dire : derrière le redoutable polémiste, on devine sans mal le pédagogue aguerri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que les Français se retrouvent démunis, en cette période électorale confuse, face aux choix politiques tous plus flous les uns que les autres qui leur sont offerts, et que nombreux sont ceux qui ne trouvant plus de repères politiques stables nulle part, ne savent pas encore à qui confier leur voix, les oeuvres de Jean-Claude Michéa s'apparentent à de véritables manuels de survie politique. Leur impitoyable grille d'analyse pourra offrir au citoyen indécis et curieux de nouvelles données pour bien comprendre et soupeser la portée de son vote dans le monde de 2007. A lire d'urgence donc :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.amazon.fr/Impasse-Adam-Smith-limpossibilit%C3%A9-capitalisme/dp/2080801600/ref=sr_1_5/171-1470333-1929009?ie=UTF8&amp;s=books&amp;amp;qid=1173373488&amp;sr=1-5"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Impasse Adam Smith, Brèves remarques sur l'impossibilité de dépasser le capitalisme sur sa gauche&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.amazon.fr/Lenseignement-lignorance-ses-conditions-modernes/dp/2082131238/ref=sr_1_3/171-1470333-1929009?ie=UTF8&amp;s=books&amp;amp;qid=1173373488&amp;sr=1-3"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L'enseignement de l'ignorance et ses conditions modernes&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.amazon.fr/Orwell-anarchiste-Tory-Jean-Claude-Mich%C3%A9a/dp/2841581616/ref=sr_1_6/171-1470333-1929009?ie=UTF8&amp;s=books&amp;amp;qid=1173373488&amp;sr=1-6"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Orwell, anarchiste tory&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P.S. : pour vous faire une juste idée des opinions de Michéa, jetez un coup d'oeil à &lt;a href="http://attaceducidf.gardiendutemps.org/docshtm/entretienmichea99.htm"&gt;l'entretien qu'il donna en 1999 à la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Gazette de Montpellier&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-2637542093861524677?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/2637542093861524677/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=2637542093861524677&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/2637542093861524677'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/2637542093861524677'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/03/manuels-de-survie-o-lauteur-oeuvre-pour.html' title='Manuels de survie (où l&apos;auteur oeuvre pour les néo-luddites)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-265459361738132648</id><published>2007-03-06T16:39:00.000+01:00</published><updated>2007-03-14T09:48:10.256+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Lettres françaises'/><title type='text'>Typologie sommaire des lecteurs (où l’auteur révèle au monde ses penchants SM)</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 204);"&gt;Commençons par une lapalissade, les choses les plus évidentes étant toujours bonnes à rappeler : une littérature ne vit que dans la mesure où elle possède des lecteurs et même, dans l’absolu, qu’en proportion de ce lectorat. C’est pourquoi, dans ma quête sacrée visant à tâter le pouls de la littérature française, vais-je prendre le problème à l’envers. Nan, parce que c’est bien joli de s’intéresser aux auteurs, mais au final, la littérature n’est faite que de lecteurs, l’écrivain n’étant qu'une catégorie minoritaire et particulièrement perverse du lectorat global.&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 204);"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 204);"&gt;Donc, pour savoir où en est la littérature française, posons-nous innocemment si vous le voulez bien (si vous voulez pas c’est pareil!) cette simple question : qui sont les lecteurs français ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 204);"&gt;Si j’étais sociologue au CNRS ou &lt;s&gt;menteur&lt;/s&gt; sondeur chez BVA, je vous dirais simplement que le Français est cet âne qui ne met chaque année pas plus d’argent dans l’achat de livres que dans celui de casseroles. Alors à moins que le Français statistique ne s’achète chaque année une batterie neuve de casseroles à plasma avec Dolby 5.1 de chez Bang &amp; Olufsen, on dirait bien à vue de nez que le Français est un planqué qui n’est même pas foutu de se payer plus d’un livre grand format par an, dans le meilleur des cas (moi je n’achète que des casseroles Leader Price, la question est réglée). Mais je crois que je vais arrêter là avec les statistiques à deux centimes, les sondeurs n’ayant manifestement jamais appris à l’école cette règle élémentaire des mathématiques qui veut qu’on ne peut pas multiplier des carottes avec des patates (si si, souvenez-vous…). Contentons-nous alors de brosser un rapide panorama en divisant la masse globale des lecteurs en quelques types précis : &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 204);"&gt;- le Français illettré : évidemment, il ne peut pas faire partie de la catégorie des lecteurs, mais il pèse dans la balance statistique, en répondant invariablement "zéro" au fumiste qui l’a dérangé par téléphone alors qu’il était tranquillement en train de regarder &lt;i&gt;Attention à la marche&lt;/i&gt; ! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 204);"&gt;- le lecteur des statistiques : oui, il existe bien ! Il n’achète qu’un livre ou deux par an, qu’il ou elle va lire en dormant l’été sur la plage après s’être mollement laissé convaincre par Guillaume Durand, PPDA ou Ruquier (rayez les mentions inutiles) - qu’elle ne pouvait pas continuer à vivre sans avoir lu &lt;i&gt;Un grand cri d’amour&lt;/i&gt; de Marc Bidule (pour mesdames) ou - parce qu’il a eu un surprenant début de gaule (la fameuse "demi-molle") en tombant sur une interview de Bénédicte Martin, Lolita Pille, Claire Castillon ou Eliette Abécassis (dans le dernier cas, on recommandera amicalement au monsieur une consultation chez un sexologue). Parfois, le lecteur des statistiques est tellement rapiat qu’il n’achète même pas un livre par an et préfère attendre Noël, ce moment magique de l’année où Tata Yvette lui offrira le dernier prix Goncourt. On notera au passage qu’à l’automne dernier l’académie Goncourt a sciemment conspiré pour mettre Tata Yvette dans la merde, primo parce que &lt;i&gt;Les bienveillantes&lt;/i&gt; se vendaient très bien avant le prix, et que Tata ne peut décemment pas prendre le risque d’offrir un doublon à son neveu chéri et secundo parce que le pavé de 900 pages écrit en chiures de mouche, ça fait quand même un peu encombrant dans le sac de plage! Heureusement pour Tata, il lui reste les recommandations de bon goût des autres &lt;s&gt;corrompus&lt;/s&gt; jurys littéraires (avec une préférence pour le Flore, qui ne pèse jamais bien lourd, dans tous les sens du terme). Reste cette question inquiétante : que deviendrait le lecteur des statistiques si on mettait fin aux promo-copinages médiatiques et si Tata se mettait à lui offrir enfin des casseroles, hm ? Son auteur préféré : Cherchez dans les listes des meilleures ventes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- le lecteur en quête de crédibilité : attention là on attaque le lourd! Celui-ci, bien sûr, achète plusieurs livres par an, et même plutôt en grand format (parce qu'il a de l'argent à dépenser), et quelque chose me dit que cette catégorie est majoritairement constituée de femmes actives (moi, misogyne?), de fils à papa mal peignés qui sirotent au Café de Flore ou de &lt;s&gt;tapettes&lt;/s&gt; gentils homosexuels du Marais. Par commodité, et parce que je suis une feignasse, je n'en continuerai pas moins à l'appeler "il". Non mais. Il se force souvent à veiller tard pour ne pas rater l'émission de Durand (PPDA, c'est TF1, donc trop "populo", même si on y présente les mêmes livres...), voire fera l'effort de se lever tôt un dimanche matin pour regarder la 5ème ("aaaah, Isabelle Motro..."). De manière générale, il ne manquera pas non plus de feuilleter ostensiblement &lt;i&gt;Le Monde des Livres&lt;/i&gt; à la cafèt' chaque vendredi que Dieu fait. Bref, on a compris, le lecteur en quête de crédibilité, abonné aux &lt;i&gt;Inrocks&lt;/i&gt; quand ce n'est pas à &lt;i&gt;Télérama&lt;/i&gt;, pense que Josyane Savigneau, Arnaud Viviant ou Sylvain Bourmeau ont toujours raison et ne cherche par la lecture qu'à redorer un peu son blason culturel et se payer du prestige à peu de frais afin d'avoir de quoi causer dans les dîners en ville. A noter au passage qu'on peut diviser géographiquement cette catégorie en deux : - les Parisiens, qu'on qualifiera de modèle &lt;i&gt;hardcore&lt;/i&gt; du lecteur en quête de crédibilité, mais qu'on pardonne un peu, parce que bon, dans une grande ville toute pleine de belle culture comme ça, on s'intègre comme on peut, hein? - et les autres, provinciaux pathétiques qui ne rêvent que de devenir parisiens et n'ont quant à eux aucune excuse. D'où qu'il soit, ce lecteur n'est finalement qu'un toutou bien consciencieux qui lit là où on lui dit de lire, jamais ailleurs, et sa foi dans les prescriptions culturelles des critiques est sans borne. Malheureusement pour lui, ce qu'on lui vend comme de la littérature n'est généralement que de la merde, mais va-t-on vraiment le plaindre? Après tout, si on n'avait plus droit de traiter les cons comme ils le méritent, où irait le monde? Son auteur préféré : Christine Angot, bien sûr!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- le lecteur en quête de sensations : voilà la catégorie de lecteurs la plus sympathique qui soit! Tout l'opposée de la précédente, qui ne marche que sur l'apparence. Le lecteur en quête de sensations est généralement un gros acheteur, mais parce qu'il n'est ni riche ni prétentieux, il se borne souvent aux livres de poche, qui lui permettent, grâce aux économies faites sur les grands formats, d'acheter &lt;i&gt;encore&lt;/i&gt; plus de livres. Il lui arrive même régulièrement de chiner dans les bacs d'occasion histoire de dégoter l'affaire du jour et de se faire une réserve de lectures hebdomadaire (au moins 3 romans) pour moins de 10 euros. On le retrouve beaucoup dans les rayons de ce que les critiques péteux d'avant appelaient "sous-littérature" : romans policiers, fantastiques, de science-fiction, d'aventure, à l'eau de rose... Oui, la mémé qui vient acheter ses deux Harlequins à Monoprix tous les matins en fait bien partie! Pour ce lecteur, la littérature n'est avant tout qu'une formidable machine à fictions, un grand puits à sensations, la question du style ou du "message" n'étant que très secondaire. Il recherche donc surtout le dépaysement dans la lecture (peut-on vraiment lui donner tort?) et c'est précisément pour cette raison qu'on le croisera souvent le nez dans son bouquin sur le quai de la gare, dans le bus ou le métro. Cette utilisation ingénieuse du livre lui permet alors de passer agréablement le temps en évitant d'avoir à regarder les sales gueules de ses congénères qui rentrent du travail, eux aussi, mais les mains vides (oh l'erreur!) ou avec &lt;i&gt;Les Echos&lt;/i&gt; sous le bras (ah l'horreur!). Attention néanmoins de ne pas s'emmêler les pinceaux : dans les transports en commun, on trouve aussi parfois le lecteur de la catégorie précédente, mais tandis que celui-ci tient toujours son gros livre de sorte que l'on remarque bien qu'il lit des choses exigeantes avec un air pénétré, il est par contre impossible de réussir à voir la couverture du livre de poche trituré de notre lecteur boulimique (expérience personnelle) et c'est bien dommage! Son auteur préféré : il en a beaucoup, mais en général il ne fait jamais la couverture des &lt;i&gt;Inrocks&lt;/i&gt;! N.B. : avec le temps, un peu de curiosité, et pas mal de persévérance, il est fort possible que le lecteur de cette catégorie glisse imperceptiblement dans la suivante, j'ai nommé...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- le lecteur en quête de Beau et de Vrai : Comme dit juste au-dessus, il est rare de nos jours que le lecteur de ce genre apparaisse par génération spontanée, à moins d'avoir eu lui-même de grands lecteurs dans sa proche famille (ou un prof passionnant) et d'avoir été privé de télé et de jeux vidéo toute son enfance. A l'exception de ce genre d'extra-terrestres provenant habituellement de la bourgeoisie à l'ancienne, il est donc un lecteur de la catégorie précédente ayant muté lentement. A un certain point de ses lectures, sans le vouloir et par le biais de "classiques" ou d'olnis (objets littéraires non-identifiés), il va se forger un goût critique autonome et commencer à faire sérieusement le tri avant d'ouvrir son porte-monnaie à la FNAC. Sa quête, c'est LE livre, celui qui va à la fois l'intéresser, le bouleverser et l'obliger à remettre en cause une partie de ce qu'il croyait jusqu'alors. Trouvant parfois la pitance un peu trop maigre dans le rayon des nouveautés, il est bien obligé de se rabattre sur les classiques, de quelque époque qu'ils soient. Il est curieux, et une lecture en entraînant une autre, il succombera à terme à une terrible maladie, incurable même par maraboutage : l'Insatisfactionnite Perpétuelle! Car plus il verra croître sa culture livresque, plus il réalisera combien elle est insignifiante... Lors de crises aiguës (souvent provoquées par la lecture vertigineuse d'une conférence de Borges ou d'un essai de George Steiner), il en viendra à calculer, en se basant sur son espérance de vie supposée, combien de livres il va pouvoir encore lire avant sa mort, et le résultat le désespèrera toujours, lui qui a pris conscience que ce ne sera jamais assez pour pouvoir lire ne serait-ce que le dixième des livres qui l'intéressent. Ce qu'il trouve dans le plaisir de la lecture est divers : une histoire, un univers et des personnages intéressants, bien sûr, mais aussi un style unique, une "voix", et pourquoi pas une vision du monde différente de la sienne, une perception, une esthétique ou une éthique nouvelle. Ayant généralement commencé, comme tout le monde, par le roman ou encore la poésie, il en vient à diversifier ses lectures et se jette alors sur tout et n'importe quoi : essais littéraires, philosophiques, religieux, historiques, critiques, et j'en passe. Malgré ça il ne sera jamais satisfait, sa curiosité étant toujours plus attisée, sa contagion se propageant de livre en livre! Au fond, son mode de lecture est une forme subtile de sado-masochisme où le plaisir de la lecture et la découverte de nouvelles références est aussi l'occasion de se mortifier sur le nombre de bibliothèques qu'il lui reste à abattre! Chaque savoureuse ligne d'un chef d'oeuvre lui fouette l'âme et le renvoie à son inculture crasse, à l'abysse insondable de tout ce qu'il ne sait pas encore! Ce lecteur est le martyr de la névrose littéraire, un condamné monomaniaque dont on ne commuera jamais la peine et qui mourra, un livre à son chevet, en regrettant de ne pouvoir jamais le finir. Croyez-moi, ce piteux Sisyphe est bien à plaindre! Son auteur préféré : cet article n'en finissant décidément pas, je préfère épargner à mon éventuel lecteur le recopiage de l'encyclopédie de la littérature mondiale!&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 204);"&gt;Conclusion en forme de morale :&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(204, 204, 204);"&gt;A la réflexion, et en observant le sort désastreux qui attend un lecteur imprudent, on en vient à mieux comprendre le lecteur des statistiques, ce malin bien conscient des dangers qu'il encourt et qui ne goûte au poison de la littérature qu'au compte-gouttes, n'embrasse ce vice que du bout des lèvres! Ah!  de tous n'est-il pas finalement le plus sage des lecteurs, celui qui a tout compris, anticipe et agit avec raison? C'est bien possible.&lt;/span&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-265459361738132648?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/265459361738132648/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=265459361738132648&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/265459361738132648'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/265459361738132648'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/03/typologie-sommaire-des-lecteurs-o.html' title='Typologie sommaire des lecteurs (où l’auteur révèle au monde ses penchants SM)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-17885447685166425.post-3511265157355715885</id><published>2007-03-03T15:13:00.000+01:00</published><updated>2007-03-03T21:01:46.634+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Intro'/><title type='text'>Pourquoi blogger? (où l'auteur s'en prend encore plus aux autres qu'à lui-même)</title><content type='html'>Oui, pourquoi?&lt;br /&gt;Question stupide, en vérité. La vraie question, celle qui résume à elle seule les temps post-modernes, celle qui court-circuite en un éclair la réflexion dans chaque cerveau qu'elle traverse, avant tout achat compulsif, toute inutile baise d'un soir, toute lâche procrastination, est exactement l'inverse :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;POURQUOI PAS ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Eh oui, après tout, pourquoi pas? Pourquoi ne serais-je pas l'énième mouton à polluer de son verbe immature la toile engluée? Hein? Qui va me l'interdire? Et peu importe, après tout, que personne ne tombe jamais sur cette pauvre bouteille de fiel jetée à la gueule de tous les requins de cet océan... On fait un blog d'abord parce que l'on aime pas ceux des autres, voilà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vrai, ça manque violemment de bons blogs, le web francophone... C'est à faire pleurer! Les amoureux de littérature, par exemple, doivent se taper jour après jour les frénétiques méta-branlettes d'un Stalker, les copieuses digressions germano-pratines d'un Pierre Assouline, les lénifiantes aventures ego-diaristiques d'un Raphaël Juldé ou les discussions chiff(r)ons de bobo-pipelettes comme la Muselivre. En vérité, mes frères, je vous le dis : c'est pas une vie!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors voilà, ça vaut ce que ça vaut, mais ici, MOI, JE, TheNightWatch, &lt;a href="http://www.lerecoursauxforets.org/article.php3?id_article=10"&gt;Anarque&lt;/a&gt; de mon état, ne prétend à rien d'autre qu'intéresser un peu les lecteurs aventureux arrivés jusqu'en cet antre, en partageant avec eux mes goûts (variés &amp;amp; nombreux), mes dégoûts (beaucoup moins variés mais bien trop nombreux) et tout ce qui, sur l'actuel ou l'intemporel, pourra bien encombrer mes petits neurones musclés. Demandez le programme!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez, mes agneaux, ce sera tout pour aujourd'hui. Rompez!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/17885447685166425-3511265157355715885?l=anarque.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://anarque.blogspot.com/feeds/3511265157355715885/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=17885447685166425&amp;postID=3511265157355715885&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/3511265157355715885'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/17885447685166425/posts/default/3511265157355715885'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://anarque.blogspot.com/2007/03/pourquoi-blogger-o-lauteur-sen-prend.html' title='Pourquoi blogger? (où l&apos;auteur s&apos;en prend encore plus aux autres qu&apos;à lui-même)'/><author><name>TheNightWatch</name><uri>http://www.blogger.com/profile/15065929659311382024</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='22' height='32' src='http://3.bp.blogspot.com/_LkwFAHblyFA/SOLSLaLxZvI/AAAAAAAAAXY/9A86hSPEM9U/S220/Hellblazer_The_Fear_Machine-02.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry></feed>
