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10.01.2008

Un an après...

Revoilà votre serviteur debout sur ces deux pieds après 365 jours d'inactivité! Une année sabbatique, en d'autres termes. Inutile de préciser que je ne sais pas si cette page internet, que l'usage veut qu'on affuble du nom grotesque de blog (merde quoi, on dirait un nom de meuble Ikea!), survivra bien à cette résurrection inopinée. Wait and see.

Inutile de préciser également que l'on change toujours pas mal en une année. Des petits ajustements, certes, on a beau être anarque, on en est pas moins homme! Anarque, je le reste, plus que jamais. Mais aux quelques lecteurs qui auraient survécu à cette année d'effroyable disette, je dis :1) vous êtes des putains d'acharnés! 2) je ne peux pas vous assurer que vous allez retrouver les lieux dans l'état où je les ai laissés. Bon, ok, on s'en tamponne, mais au moins c'est dit.

Comme je veux pas risquer une blessure malencontreuse lors de mon tour de chauffe (on est jamais trop prudent!), ce billet va s'arrêter là, et vous m'en voyez désolé. Mais pour consoler mon immense lectorat affamé d'art et de beauté - ne dites pas le contraire... -, j'offre une petite page de promo gratuite à mon groupe préféré du moment. Oyez donc le chant funèbre des Anges Noirs! Je vous encourage à vous saouler au rythme de leurs entêtantes compos psyché-rock, résultat garanti. Ces vidéos proviennent des deux singles du premier album et leur deuxième opus vient de sortir. Sachez enfin qu'ils seront en tournée début décembre en France (et en prime vous avez le choix dans la date, comme dirait l'autre).

Black Grease :



First Vietnamese War :

9.26.2007

Le spleen de l'astronaute (où l'auteur connaît lui aussi le vertige solitaire et nauséeux des hautes sphères)

Des nouvelles du Major Tom? Oui, chers lecteurs! Il va bien, merci. Il est même heureux, nous écrit-il! Du moins autant qu'on puisse l'être dans sa situation. The shrieking of nothing is killing, just pictures of jap girls in synthesis...

Like these?









Qu'importe. Tout le monde sait que le Major Tom est un junkie. Wanna come down? Impossible, l'ami, je te le certifie. On n'échappe pas au vide comme ça, quelle que soit l'horreur qu'on en a.



Détails sordides à suivre, là aussi. Ou pas. Qui sait où l'odyssée peut nous mener?

9.23.2007

Chanson d'automne (où l'auteur, polyvalent, se transforme en DJ d'un soir)

Pour célébrer cette première soirée d'automne, je vous offre les accords troublants de l'amer jus de citrouille concocté par Tricky avec de vrais bouts de Smashing Pumpkins et l'agréable participation vocale d'Allison Goldfrapp. Un clip étrange et froid pour un morceau lascif tiré de l'album le plus sensuel des années 90. Mixture à déguster chaud, sous la couette, en compagnie de sa moitié. Ah, l'automne, sans conteste ma saison préférée!

7.31.2007

16 chevaux sous le capot

De la musique, encore et toujours, en attendant que je trouve le temps de mettre en forme certaines contributions plus conséquentes... Cependant, le programme est royal : un splendide morceau du défunt Sixteen Horsepower, "Hutterite Mile", illustré par les dantesques gravures de Gustave Doré. Que demande le peuple?

7.30.2007

Collage (où l'auteur joue à l'artiste contemporain)

D'après la notice qu'en donne la version anglaise de Wikipédia, il paraîtrait (sur ce site, même le conditionnel est à prendre avec des pincettes) que l'une des sources potentielles d'inspiration de l'inégalable Riders on the storm des Doors pourrait être, au moins pour l'intitulé, à chercher du côté d'un poème surréaliste français, "Les chevaliers de l'ouragan", que la notice attribue de manière hasardeuse à André Breton ou Aimé Césaire (?!). Renseignements pris, la pièce en question, parue en 1924 et recueillie deux ans plus tard dans Le mouvement perpétuel est en réalité d'Aragon et fleure bon l'écriture automatique.

Et si la comparaison de ces deux oeuvres ne s'avère pas très convaincante vis-à-vis de l'hypothèse de départ, le téléscopage que produit la collision du jeu hypnotique de Manzarek avec les vers boiteux d'Aragon n'en est pas moins curieux, et presque beau. Beau comme... la rencontre fortuite sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie, bien sûr! Je vous laisse profiter sans plus tarder du phénomène.




Les Chevaliers de l'ouragan (1924) :

Les chevaliers de l’ouragan s’accrochent aux volets des boutiques

Ils renversent les boîtes à lait comme de simples mauviettes

Ils tournent autour des têtes

Ils vont nostalgiquement s’appuyer à la boule barbue des coiffeurs

Chevaliers de l’ouragan

Qu’avez-vous fait de vos gants?

Au hasard des quartiers qu’ils ébranlent

Ils montent entre les maisons

En haut en bas en haut en haut

Ils soupirent dans les soupentes

Ils soupirent aux soupiraux

Chevaliers de l’ouragan

Mais où mais où avez-vous mis vos gants?

L’un s’éloigne l’autre s’approche

Ils sont deux je le vois bien

L’un s’éloigne c’est saint Sébastien

L’autre s’approche c’est un païen

Chevaliers de l’ouragan

Comme vous êtes intrigants

Saint Sébastien arrache un peu ses flèches

Le païen les ramasse et les lèche

Saint Sébastien porte l’heure à son poignet

Trois heures dix

Chevaliers de l’ouragan

Où où où avez-vous mis vos gants?

Hou hou dans les cheminées

Trois heures onze à présent

Il n’y a plus de métro depuis longtemps

Qu’allez-vous chercher dans les caves?

Chevaliers de l’ouragan

Auriez-vous perdu vos gants?

Ici j’ai mis ma cravate

Me répond saint Sébastien

Le païen le païen ne dit rien

Il a l’air d’avoir égaré sa cravate ma parole

Chevaliers de l’ouragan

À l’égout s’en vont les gants

L’un regarde le présent

L’autre a des souvenirs dans les oreilles

L’un s’envoie et l’autre meurt

La nuit s’ouvre et montre ses jambes

Chevaliers de l’ouragan

Chevaliers extravagants

6.29.2007

And the wind cries Mary (où l'auteur facétieux fait écho à la musique des sphères)

Ce blog est, à de rares exceptions près, un endroit habituellement silencieux, et il le fut cette semaine plus que jamais. Nul doute que dans cette austérité sonique résonneront mieux encore les accords monstrueux et mutants du dieu des gauchers, du roi des marionnettistes, de ce grand bricoleur de petites ficelles, de cet inégalable pourfende(u)r de Stratocaster : Mr. Hendrix. Quand on est d'humeur maussade, voilà le genre de cordes auquel il fait bon se pendre! Tout esprit accompli ayant deux faces (au bas mot), voilà deux morceaux complémentaires du maestro.

Jimi côté Yang :



Jimi côté Yin :

6.20.2007

Mise au point (où l'auteur règle officiellement une embarrassante question)

Cher lecteur oisif, si tu n'as rien de mieux à faire que te demander d'où m'est venue l'idée saugrenue de choisir, pour cacher mon identité civile, un pseudonyme aussi ridicule que celui que j'arbore, je te le dis tout net, mais sans méchanceté aucune : ta vie sent le moisi.

Néanmoins, pour les quelques éventuels chômeurs en fin de droit psychotiques et trop curieux que la question turlupinerait les soirs d'insomnie, haut les coeurs! Votre angoisse prend fin, amis désoeuvrés, le mystère se lève! Hourrah!
(Applaudissements)

Eh non, je n'ai pas choisi mon identité internautique en référence à ça :

(encore que ce soit l'une de mes oeuvres préférées de Rembrandt)

Ni même à ça :

(bien que ce film se laisse agréablement regarder)

Pas même à ça :

(et pourtant, Dieu sait que j'aime Terry Pratchett!)

Encore moins à ça :

(je n'ai pas vu ce film fantastique russe)


Ou ça :

(je n'ai jamais lu une seule ligne de Sarah Waters)

Et ne parlons même pas de ça :

(un vieux comics de 1991)

Non, bonnes gens, rien de tout ceci n'a joué en faveur de l'adoption de cet alias aussi abscons qu'anglo-saxon! Si j'ai pris ce pseudo dont je ne serais plus foutu désormais de me défaire, c'est définitivement grâce à ça :
(Roulements de tambour)

The Night Watch de King Crimson, immense formation de rock progressif. Mais dans la mesure où King Crimson reste un groupe somme toute peu reconnu et qu'il s'agit d'un morceau de l'album Starless and Bible Black datant de 1974, vous pensez bien qu'il n'a pas de clip... Cependant, un gentil graphiste italien a pris la peine d'illustrer par son imagination cette belle ballade! Je vous fais donc partager ce déroutant hommage. Faites abstraction des images, et laissez le touché de guitare incomparable de Robert Fripp vous ravir.




Si par cet insignifiant billet, une personne au moins peut découvrir et apprécier la musique de ce groupe magnifique, alors je n'aurai pas perdu ma journée!

6.15.2007

Join the Klub! (où l'auteur tient une preuve qu'il y a encore plus geignard que lui)

Il y a les losers magnifiques, et puis il y a les autres... Pour les hypothétiques visiteurs de ces cahiers qui ne le connaîtraient pas encore, voilà donc une perfomance du seul et unique membre du Klub des loosers (sic), le MC masqué, binoclard, falot et sans flow plus connu sous le nom de Fuzati. Personnage ridicule mais fascinant, pionnier d'un hip hop hype versaillais pour petits bourgeois, mais hip hop nonetheless. Cher lecteur, oui toi, qui comme tout un chacun porte au fond de ton être, bien que tu t'en défendes, la fibre indestructible du perdant, sois le bienvenu au Klub!



Ma générosité n'ayant pas de borne, voilà un peu de rab' en audio pour ceusses qui voudraient parfaire leur apprentissage accéléré de la lose.

Pas stable :



Dead Hip Hop :

6.07.2007

Constat (où l'auteur, à qui on ne la fait pas, vous brosse dans le sens du poil)

Oui, ami lecteur, je t'ai compris, et sache que je suis parfaitement d'accord avec toi, je dois bien l'admettre : après une terrible semaine d'amer silence (sans doute la fatigue d'un début juin morose?), ce blog est undoubtedly...



Ca décrasse les tympans, hein? Enfin, entre nous quand même ce NightWatch, quelle feignasse!

5.23.2007

Une enfant de la balle (où l'auteur dévoile - encore! - une chanteuse chère à son coeur)

Lhasa de Sela a sans doute été sirène dans une autre vie. Je ne vois pas d'autre explication. C'était elle, probablement, la "lead vocal" de la bande de séductrices qui faillit venir à bout par son chant de l'épopée d'Ulysse! Comme celle de ses mythiques ancêtres, sa voix envoute, caresse et brise tout à la fois. C'est la voix d'une femme qui a passé sa vie à changer de décor, itinérante pour le plaisir : Etats-Unis, Mexique, Canada, Angleterre, France. On appelle pas un de ses albums The Living Road par hasard! C'est vrai qu'à l'inverse de l'autre tête à claques nasillarde, elle est vraiment née dans une caravane. Ou du moins y a grandi...

Après l'étonnant succès d'estime de son premier album, La Llorona, dont l'interminable tournée la laissa exsangue, elle nous trouva rien de mieux, pour se "reposer", que de rejoindre pour un temps le cirque ambulant de ses trois soeurs en France. Voilà une femme errante, pas une de ces petites icônes exotiques fabriquées pour le tourisme musical, mais bien plutôt l'image d'une âme enlaçant le monde, traînant dans les modulations de son chant une idée de l'éternité et offrant à tous sa lassitude pas tout à fait désespérée. Car c'est le paradoxe de cette voix-là : sa mélancolie résonne d'espérance et ses joies débordent de larmes.

Une vidéo d'un de ses concerts, qui se font trop rares.

De cara a la pared (La Llorona) :

4.27.2007

Madeleine proustienne (où l'auteur admet malgré lui que oui, hélas, la chair est faible)

Oui, j'imagine qu'il y a bien des sujets plus sérieux sur lesquels jaser : notre élection présidentielle, la déliquescence de la littérature française, que sais-je encore... Mais aujourd'hui je suis d'humeur mélancolique et fleur bleue, à mon grand dam! Donc pour renouer le contact avec la "blogosphère", je fais dans la régression la plus honteuse : j'entreprends de vous parler de mon goût pour une chanteuse gothique! Voilà où j'en suis, certes ça n'est pas bien brillant. Mais ce sera l'occasion pour toi, lecteur mâle et coquin, de te rincer l'oeil à peu de frais! Ne proteste pas, hypocrite faquin! je le sais bien qu'il n'y a pas meilleure méthode pour augmenter la fréquentation de son blog... *soupir*

Je me jette à l'eau sans plus tarder, affrontant la tête haute le ridicule qui m'attend comme le samouraï se lance sans frissoner sur la lame adverse : je crois que je suis amoureux de Cristina Scabbia, la chanteuse du groupe de métal gothique italien Lacuna Coil. Certains d'entre vous connaissaient peut-être déjà cette merveille milanaise, Lacuna Coil étant parait-il assez célèbre "dans les milieux autorisés", mais pour ma part, je ne l'ai découverte qu'il y a quelques jours, après l'avoir entendue chanter en duo avec l'excellente Anneke de The gathering. Il faut dire que depuis que j'ai cessé d'être un ado metalleux (bigre, c'était il y a 10 ans déjà! une loitaine époque où les gothiques acnéiques n'étaient encore qu'une espèce rare, et non l'inévitable faune éburnéenne - merci Beth - et alcoolisée squattant désormais tous les pubs de France et de Navarre), depuis que j'ai cessé d'être un ado boutonneux, donc, disais-je avant d'être brutalement interrompue par une parenthèse discourtoise, je me tiens assez loin de l'actualité du petit monde du métal. Bien sûr, cet engouement pour Cristina n'aurait pas été aussi misérable si d'aventure Lacuna Coil avait été un excellent groupe, mais je dois bien admettre, même si ça m'arrache la gueule, qu'il ne s'agit là que d'une sorte d'Evanescence transalpine. Autant dire quelque chose d'assez pitoyable. Objectivement pourtant, les capacités vocales de la demoiselle ne sont pas en cause, elle est plutôt douée, mais le chanteur masculin, Andrea Ferro, sous-James Hetfield à la sauce bolognaise, est une intolérable souffrance auditive! La composition musicale n'est qu'une soupe de métal convenue à l'extrême et il ne se dégage pas une once d'originalité de leurs morceaux. Oui mais voilà, Cristina est d'une beauté vénéneuse! Une beauté que je brûle d'ailleurs de vous faire partager sans plus attendre avant de continuer mes piteuses confidences. Lorsque Dame Nature façonne pareil chef d'oeuvre, il est de notre devoir de le célébrer!

Tout commentaire n'est-il pas vain?


Un rien lui sied...


Merci à toi, Jeremy, merci.


Même son psychanalyste n'en revient pas!


Cristina et sa bande de guignolos (guignolis?)


Petit cadeau pour les fétichistes du mollet (si, il y en a)

Ami lecteur, si tu n'as pas toi aussi succombé à ce regard de braise et cette moue tour à tour ironique et taquine, cette luxuriante crinière de jais (je préfère ne pas m'étendre sur le reste), je crois que nous n'avons plus rien à nous dire. Donc oui, il y a de quoi être obsédé, mais tout de même depuis que je l'ai vue une foule d'interrogations me pressent de toutes parts : est-il bien normal, à mon âge avancé, de partager les mêmes goûts qu'une bande de puceaux métalleux en rut? Doù provient cette irrésistible attraction face à laquelle toute vergogne paraît vaine? Pourquoi, ô mon Dieu! régressé-je, à la vue de cette troublante femelle, au stade pathétique de simple fanboy? Alors même que je pensais m'être débarassé de ce genre de troubles déviants il y a de ça quelques lustres! Mes bien chers frères, toutes ces questions font le carroussel dans ma boîte crânienne depuis des jours, et bien des hypothèses furent échaffaudées en vain par mon égo vacillant pour tenter d'enrayer le mal! Serait-ce du, autre régréssion, à nos communes racines italiennes? Une sorte d'atavique réflexe reproducteur? Certes, je reste rarement de marbre face au charme latin, mais là la mesure est nettement dépassée. Cela s'expliquerait-il par la stature "rock n roll star" de Cristina? Loin s'en faut, puisque comme je le disais plus haut la pathologie infériorisante du fan ne fait plus partie de mes maux. Fallait-il que je sois irrémédiablement atteint pour me mettre à écouter du Lacuna Coil, alors même que je suis capable de dire (pour combien de temps encore?) que le chant de mademoiselle Scabbia, pour honnête qu'il soit, est très loin de valoir celui de la divine Anneke van Giersbergen, dont la seule tare serait donc d'être moins belle?! Cruelle injustice...

Je cherchais donc, occupation bien futile, une explication à ce glam (intraduisible concept anglo-saxon qui ne peut être rendu, à l'extrême rigueur, que par le "ravissement" pris dans son sens étymologique) quand soudain, un cliché pas plus spécial qu'aucun autre à la vérité, me mit face à la réponse :

La photo par où survint la fulgurante révélation

Aussi impitoyablement véloce et chargée d'images que la madeleine détrempée de thé du regretté Marcel, la réponse me frappa, directement dans le secteur spongieux de la mémoire enfantine. "Bon sang mais c'est bien sûr!" m'écriais-je tout à trac. Cette tranquille audace, cette sensualité sombre et captieuse, ces lèvres délicatement ourlées, cette majestueuse arête nasale! C'était elle! "L'amoureuse" de mes dix ans! Celle qui fit naître en moi, avant toutes les autres, le trouble à l'égard du beau sexe. La première fille avec qui, en ces obscurs temps prépubères, je pus jouer au docteur! Autant dire il y a des éons, autant dire au temps des dinosaures... C'était donc ça : Cristina ressemble à s'y méprendre à mon premier amour. Il y a là de quoi cogiter encore un moment, sur le thème de l'oeuf et la poule : était-ce le même instinct inchangé m'ayant d'abord attaché à ma Prima Dona qui me ligotait désormais à Cristina? Ou bien inconsciemment prenais-je du plaisir à la vue de Cristina parce qu'elle appelait en moi des souvenirs heureux, d'enchanteurs échos, ceux des éblouissants jours perdus de mon enfance? De cette époque bénie où il suffisait, pour emballer une donzelle encore imprudente, de jouer bêtement à "trappe-trappe" avec elle et de lui offrir un poème moisi où "amour" rimait avec "toujours" (oui, j'ai toujours été un grand poète)? Alors ce ne serait que ça, de la pure nostalgie? Régression encore... Sont-ce donc mes instincts ou bien mes constructions mentales qui me rendent Cristina si chère, et moi plus vulnérable qu'un autre à son charme? Mes viscères ou mon cerveau? Mystère insoluble! Mais la question valait le coup d'être posée, non? Non? d'accord... Puisque tu te tamponnes royalement (et légitimement) le coquillard de mes états d'âme, cher lecteur, je m'en vais de ce pas récompenser ta persévérance et ta cordiale attention par une vidéo bonux : la reprise en live par Lacuna Coil d'Enjoy the silence.

Enjoy Cristina!

4.14.2007

Et pour finir...

Un peu de zizique, avec cet extrait d'un concert de A Silver Mount Zion, une des nombreuses formations québecoises (oui, guard, je sais...) liées à Godspeed You! Black Emperor. Le morceau, "Take these hands and throw them in the river", vient de l'excellent album Born into trouble as the sparks fly upward (oui, ils aiment les titres à rallonge...). Tout comme pour GYBE, les premiers albums sont à mon goût plus recommandables que les derniers, beaucoup moins puissants. Allez, fermez les yeux et laissez-vous un peu porter par le violon et le violoncelle...

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