Revoilà votre serviteur debout sur ces deux pieds après 365 jours d'inactivité! Une année sabbatique, en d'autres termes. Inutile de préciser que je ne sais pas si cette page internet, que l'usage veut qu'on affuble du nom grotesque de blog (merde quoi, on dirait un nom de meuble Ikea!), survivra bien à cette résurrection inopinée. Wait and see.
Inutile de préciser également que l'on change toujours pas mal en une année. Des petits ajustements, certes, on a beau être anarque, on en est pas moins homme! Anarque, je le reste, plus que jamais. Mais aux quelques lecteurs qui auraient survécu à cette année d'effroyable disette, je dis :1) vous êtes des putains d'acharnés! 2) je ne peux pas vous assurer que vous allez retrouver les lieux dans l'état où je les ai laissés. Bon, ok, on s'en tamponne, mais au moins c'est dit.
Comme je veux pas risquer une blessure malencontreuse lors de mon tour de chauffe (on est jamais trop prudent!), ce billet va s'arrêter là, et vous m'en voyez désolé. Mais pour consoler mon immense lectorat affamé d'art et de beauté - ne dites pas le contraire... -, j'offre une petite page de promo gratuite à mon groupe préféré du moment. Oyez donc le chant funèbre des Anges Noirs! Je vous encourage à vous saouler au rythme de leurs entêtantes compos psyché-rock, résultat garanti. Ces vidéos proviennent des deux singles du premier album et leur deuxième opus vient de sortir. Sachez enfin qu'ils seront en tournée début décembre en France (et en prime vous avez le choix dans la date, comme dirait l'autre).
Black Grease :
First Vietnamese War :
10.01.2008
Un an après...
Publié par TheNightWatch à 02:31:00 2 commentaires
9.26.2007
Le spleen de l'astronaute (où l'auteur connaît lui aussi le vertige solitaire et nauséeux des hautes sphères)
Des nouvelles du Major Tom? Oui, chers lecteurs! Il va bien, merci. Il est même heureux, nous écrit-il! Du moins autant qu'on puisse l'être dans sa situation. The shrieking of nothing is killing, just pictures of jap girls in synthesis...
Like these?






Qu'importe. Tout le monde sait que le Major Tom est un junkie. Wanna come down? Impossible, l'ami, je te le certifie. On n'échappe pas au vide comme ça, quelle que soit l'horreur qu'on en a.
Détails sordides à suivre, là aussi. Ou pas. Qui sait où l'odyssée peut nous mener?
Publié par TheNightWatch à 20:51:00 1 Comment
Libellés : Idoles païennes, Musique, Nombrilisme
9.23.2007
Chanson d'automne (où l'auteur, polyvalent, se transforme en DJ d'un soir)
Publié par TheNightWatch à 23:15:00 0 commentaires
Libellés : Musique, Panthéon personnel
7.31.2007
16 chevaux sous le capot
De la musique, encore et toujours, en attendant que je trouve le temps de mettre en forme certaines contributions plus conséquentes... Cependant, le programme est royal : un splendide morceau du défunt Sixteen Horsepower, "Hutterite Mile", illustré par les dantesques gravures de Gustave Doré. Que demande le peuple?
Publié par TheNightWatch à 22:05:00 4 commentaires
Libellés : Musique
7.30.2007
Collage (où l'auteur joue à l'artiste contemporain)
Et si la comparaison de ces deux oeuvres ne s'avère pas très convaincante vis-à-vis de l'hypothèse de départ, le téléscopage que produit la collision du jeu hypnotique de Manzarek avec les vers boiteux d'Aragon n'en est pas moins curieux, et presque beau. Beau comme... la rencontre fortuite sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie, bien sûr! Je vous laisse profiter sans plus tarder du phénomène.
Les Chevaliers de l'ouragan (1924) :
Les chevaliers de l’ouragan s’accrochent aux volets des boutiques
Ils renversent les boîtes à lait comme de simples mauviettes
Ils tournent autour des têtes
Ils vont nostalgiquement s’appuyer à la boule barbue des coiffeurs
Chevaliers de l’ouragan
Qu’avez-vous fait de vos gants?
Au hasard des quartiers qu’ils ébranlent
Ils montent entre les maisons
En haut en bas en haut en haut
Ils soupirent dans les soupentes
Ils soupirent aux soupiraux
Chevaliers de l’ouragan
Mais où mais où avez-vous mis vos gants?
L’un s’éloigne l’autre s’approche
Ils sont deux je le vois bien
L’un s’éloigne c’est saint Sébastien
L’autre s’approche c’est un païen
Chevaliers de l’ouragan
Comme vous êtes intrigants
Saint Sébastien arrache un peu ses flèches
Le païen les ramasse et les lèche
Saint Sébastien porte l’heure à son poignet
Trois heures dix
Chevaliers de l’ouragan
Où où où avez-vous mis vos gants?
Hou hou dans les cheminées
Trois heures onze à présent
Il n’y a plus de métro depuis longtemps
Qu’allez-vous chercher dans les caves?
Chevaliers de l’ouragan
Auriez-vous perdu vos gants?
Ici j’ai mis ma cravate
Me répond saint Sébastien
Le païen le païen ne dit rien
Il a l’air d’avoir égaré sa cravate ma parole
Chevaliers de l’ouragan
À l’égout s’en vont les gants
L’un regarde le présent
L’autre a des souvenirs dans les oreilles
L’un s’envoie et l’autre meurt
La nuit s’ouvre et montre ses jambes
Chevaliers de l’ouragan
Chevaliers extravagants
Publié par TheNightWatch à 20:44:00 5 commentaires
6.29.2007
And the wind cries Mary (où l'auteur facétieux fait écho à la musique des sphères)
Ce blog est, à de rares exceptions près, un endroit habituellement silencieux, et il le fut cette semaine plus que jamais. Nul doute que dans cette austérité sonique résonneront mieux encore les accords monstrueux et mutants du dieu des gauchers, du roi des marionnettistes, de ce grand bricoleur de petites ficelles, de cet inégalable pourfende(u)r de Stratocaster : Mr. Hendrix. Quand on est d'humeur maussade, voilà le genre de cordes auquel il fait bon se pendre! Tout esprit accompli ayant deux faces (au bas mot), voilà deux morceaux complémentaires du maestro.
Jimi côté Yang :
Jimi côté Yin :
Publié par TheNightWatch à 16:28:00 0 commentaires
Libellés : Musique, Panthéon personnel
6.20.2007
Mise au point (où l'auteur règle officiellement une embarrassante question)
Néanmoins, pour les quelques éventuels chômeurs en fin de droit psychotiques et trop curieux que la question turlupinerait les soirs d'insomnie, haut les coeurs! Votre angoisse prend fin, amis désoeuvrés, le mystère se lève! Hourrah!
(Applaudissements)
Eh non, je n'ai pas choisi mon identité internautique en référence à ça :
Ni même à ça :
Pas même à ça :
Encore moins à ça :
Ou ça :
Et ne parlons même pas de ça :
(Roulements de tambour)
The Night Watch de King Crimson, immense formation de rock progressif. Mais dans la mesure où King Crimson reste un groupe somme toute peu reconnu et qu'il s'agit d'un morceau de l'album Starless and Bible Black datant de 1974, vous pensez bien qu'il n'a pas de clip... Cependant, un gentil graphiste italien a pris la peine d'illustrer par son imagination cette belle ballade! Je vous fais donc partager ce déroutant hommage. Faites abstraction des images, et laissez le touché de guitare incomparable de Robert Fripp vous ravir.
Si par cet insignifiant billet, une personne au moins peut découvrir et apprécier la musique de ce groupe magnifique, alors je n'aurai pas perdu ma journée!
Publié par TheNightWatch à 01:30:00 1 Comment
Libellés : Musique, Nombrilisme
6.15.2007
Join the Klub! (où l'auteur tient une preuve qu'il y a encore plus geignard que lui)
Il y a les losers magnifiques, et puis il y a les autres... Pour les hypothétiques visiteurs de ces cahiers qui ne le connaîtraient pas encore, voilà donc une perfomance du seul et unique membre du Klub des loosers (sic), le MC masqué, binoclard, falot et sans flow plus connu sous le nom de Fuzati. Personnage ridicule mais fascinant, pionnier d'un hip hop hype versaillais pour petits bourgeois, mais hip hop nonetheless. Cher lecteur, oui toi, qui comme tout un chacun porte au fond de ton être, bien que tu t'en défendes, la fibre indestructible du perdant, sois le bienvenu au Klub!
Ma générosité n'ayant pas de borne, voilà un peu de rab' en audio pour ceusses qui voudraient parfaire leur apprentissage accéléré de la lose.
Pas stable :
Dead Hip Hop :
Publié par TheNightWatch à 23:42:00 0 commentaires
Libellés : Musique
6.07.2007
Constat (où l'auteur, à qui on ne la fait pas, vous brosse dans le sens du poil)
Oui, ami lecteur, je t'ai compris, et sache que je suis parfaitement d'accord avec toi, je dois bien l'admettre : après une terrible semaine d'amer silence (sans doute la fatigue d'un début juin morose?), ce blog est undoubtedly...
Ca décrasse les tympans, hein? Enfin, entre nous quand même ce NightWatch, quelle feignasse!
Publié par TheNightWatch à 22:35:00 0 commentaires
Libellés : Musique, Nombrilisme
5.23.2007
Une enfant de la balle (où l'auteur dévoile - encore! - une chanteuse chère à son coeur)
Après l'étonnant succès d'estime de son premier album, La Llorona, dont l'interminable tournée la laissa exsangue, elle nous trouva rien de mieux, pour se "reposer", que de rejoindre pour un temps le cirque ambulant de ses trois soeurs en France. Voilà une femme errante, pas une de ces petites icônes exotiques fabriquées pour le tourisme musical, mais bien plutôt l'image d'une âme enlaçant le monde, traînant dans les modulations de son chant une idée de l'éternité et offrant à tous sa lassitude pas tout à fait désespérée. Car c'est le paradoxe de cette voix-là : sa mélancolie résonne d'espérance et ses joies débordent de larmes.
Une vidéo d'un de ses concerts, qui se font trop rares.
De cara a la pared (La Llorona) :
Publié par TheNightWatch à 12:45:00 0 commentaires
Libellés : Musique
4.27.2007
Madeleine proustienne (où l'auteur admet malgré lui que oui, hélas, la chair est faible)
Je me jette à l'eau sans plus tarder, affrontant la tête haute le ridicule qui m'attend comme le samouraï se lance sans frissoner sur la lame adverse : je crois que je suis amoureux de Cristina Scabbia, la chanteuse du groupe de métal gothique italien Lacuna Coil. Certains d'entre vous connaissaient peut-être déjà cette merveille milanaise, Lacuna Coil étant parait-il assez célèbre "dans les milieux autorisés", mais pour ma part, je ne l'ai découverte qu'il y a quelques jours, après l'avoir entendue chanter en duo avec l'excellente Anneke de The gathering. Il faut dire que depuis que j'ai cessé d'être un ado metalleux (bigre, c'était il y a 10 ans déjà! une loitaine époque où les gothiques acnéiques n'étaient encore qu'une espèce rare, et non l'inévitable faune éburnéenne - merci Beth - et alcoolisée squattant désormais tous les pubs de France et de Navarre), depuis que j'ai cessé d'être un ado boutonneux, donc, disais-je avant d'être brutalement interrompue par une parenthèse discourtoise, je me tiens assez loin de l'actualité du petit monde du métal. Bien sûr, cet engouement pour Cristina n'aurait pas été aussi misérable si d'aventure Lacuna Coil avait été un excellent groupe, mais je dois bien admettre, même si ça m'arrache la gueule, qu'il ne s'agit là que d'une sorte d'Evanescence transalpine. Autant dire quelque chose d'assez pitoyable. Objectivement pourtant, les capacités vocales de la demoiselle ne sont pas en cause, elle est plutôt douée, mais le chanteur masculin, Andrea Ferro, sous-James Hetfield à la sauce bolognaise, est une intolérable souffrance auditive! La composition musicale n'est qu'une soupe de métal convenue à l'extrême et il ne se dégage pas une once d'originalité de leurs morceaux. Oui mais voilà, Cristina est d'une beauté vénéneuse! Une beauté que je brûle d'ailleurs de vous faire partager sans plus attendre avant de continuer mes piteuses confidences. Lorsque Dame Nature façonne pareil chef d'oeuvre, il est de notre devoir de le célébrer!
Je cherchais donc, occupation bien futile, une explication à ce glam (intraduisible concept anglo-saxon qui ne peut être rendu, à l'extrême rigueur, que par le "ravissement" pris dans son sens étymologique) quand soudain, un cliché pas plus spécial qu'aucun autre à la vérité, me mit face à la réponse :
Enjoy Cristina!
Publié par TheNightWatch à 20:01:00 9 commentaires
Libellés : Musique, Nombrilisme
4.14.2007
Et pour finir...
Publié par TheNightWatch à 13:43:00 0 commentaires
Libellés : Musique












